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Eurasie 2010 : Irkutsk

Il est 4h50 heure de Moscou (9h50 heure locale), le train entre en gare d’Irkutsk dans 8 minutes, fabuleux moment ou on ne pense que a galoper dehors après 4 jours de train et 4692Km parcourus jours après nuits! Cela fait une heure que Yulia est toute blanche et je dois également dire que je ne suis pas dans mon assiettes après tant de temps passé dans ce shaker géant!!!!! Ce qui devait arriver arriva! Au moment même ou le wagon s’immobilise, Yulia vomit tout son petit déjeuner dans un sac plastique!!! Charmante arrivée!!!! Nous sortons donc du train avec nos sacs et un joli petit sac plastique à la main!!
Le temps est magnifique et relativement chaud pour la Sibérie en plein cœur de l’hiver. Nous nous mettons en marche immédiatement vers le Consulat de Mongolie. C’est à ce moment précis que les ennuis ont commencés!!!! Nous déboulons avec nos sacs dans ce si petit consulat, sortons fièrement nos passeports et chipons un formulaire. Tout d’abord la fiche de renseignement indique en Mongol que les prix et délais ont doublés (Oui Mongol Troisième langue monsieur!!!!).
Je dépose mon passeport avec le formulaire et ma jolie tronche sur la photo agrafée dessus, aucun soucis, le tapis rouge, « votre visa seras prêt dans 7jours ». Viens le tour de Yulia, tout de suite le ton change, il faut une invitation! Bon sang de nationalité! OK, ca doit être comme la Russie, Internet-30euros-4heures-fax et hop une vraie⁄fausse invitation, bienvenue en Russie! Non le système Mongol est un peu plus élaboré, l’invitation doit être envoyée a Ulaan Bataar puis le bureau central met a jour chaque matin une liste via Internet des personnes autorisés a entrer sur le territoire. Une personne du Consulat nous indique très gentiment sans finalement attendre un quelconque retour (On attendait qu’il nous demande un billet!) une petite agence de voyage locale pouvant nous aider a obtenir une invitation, il appelle même pour nous! RDV lundi pour régler ce soucis.
Nous nous mettons en marche vers une auberge de jeunesse ou nous négocions sans aucune difficultés une chambre a 1000roubles (25) au lieu de 1500, il faut souligner que nous étions les seuls dans l’auberge, le propriétaire nous donnait les clés le soirs!!!!! Comment? Personne en Sibérie en plein hiver, bizarre!!!
Le temps est particulièrement agréable, il ne fait que -20degres et un soleil splendide, la Sibérie et notamment les contours du lac Baïkal sont surnommes la petite cote d’azur avec ses 300jours de plein soleil par an! Nous nous rendons le soir même sur la place centrale que surplombait jadis une magnifique cathédrale, remplacée depuis, sur un geste d’humeur de Staline, par un hideux bâtiment administratif. Certaines jolies églises ont survécus en retrait de cette cathédrale. La place est parsemés de sculptures de glace et d’une grande rampe ou les grands et les petits s’amusent a glisser dessus par tout moyens! Irkutsk est une ville agréable avec ses parcs et arbres pétrifies par la glace.
Nous profitons du week-end pour nous empresser de découvrir le fameux lac Baïkal. Nous prenons une marshroutka (mini bus privé) pour Lystvianka où nous cassons la tirelire pour faire 4 heures de moto-neige dans la taïga et sur le lac Baïkal gêlé (quoique courte la balade sur le Baïkal car les glaces étant en formation, notre guide était un peu frileux de couler!!). Les conditions sont extrêmes’ dit il, ‘à -27degrés nous ne sortons normalement pas les motos, le max étant -20 voir -25’. Les paysages sont splendides (est-ce la raison pour laquelle Yulia a retourné la moto en passant dans une ornière?!), l’arrêt à la cabane pour manger est une très bonne chose et surtout le poêle est très attendu car je suis vraiment TRÈS gelé des doigts de pieds! Le passage sur le Baïkal est sensationnel, difficile à croire que ce désert de glace à perte de vue cache sous à peine 50cm de glace 20% de l’eau douce non gelée sur terre! Le lac « chante », la glace qui se tend, craque et se détend produit des sons à la fois fascinants et inquiétants! Chaque 10secondes, c’est comme si une fissure de centaines de kilomètres se créait en une fraction de seconde dans un tonnerre assourdissant! Au retour, notre guide se fait attraper sur les chemins par les gardes forestiers car la zone est une réserve naturelle strictement protégée!! Nous attendons notre bus devant un coucher de soleil fabuleux qui se reflète sur la glace et laisse entrevoir l’ombre des montagnes situées sur l’autre rive, à 60kilomètres de là.
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Comme prévu, nous sommes de retour Lundi pour demander à la charmante agente de voyage de nous faire l’invitation contre 600roubles (16euros), nous pourrons demander le visa de Yulia demain si tout roule. Seconde fois au consulat, avec le nombre de touristes chaque jour qui se pointe (une dizaine tout au plus), les filles commencent a nous reconnaître. Le consulat est un vrai moulin, les filles sont adorables mais tellement cool!!!!!!!!!! L’Asie arrive, ca se sent! Nous présentons le formulaire et le passeport de Yulia et bien évidemment, après maintes recherches, l’invitation n’est pas arrivée!!!! Bien évidemment, quand il y a un pépin, il faut que ce soit jusqu’au bout, le consulat est ferme demain!!!!! Irina nous indique que c’est rare ce genre de retard mais ne peut intervenir sachant que c’est directement le ministère en Mongolie qui gère la fin du processus, autant essayer de communiquer ou presser un employé de préfecture, perdu d’avance! Tant pis, nous allons passer la nuit au bord du lac Baïkal, a l’hôstel Derevenka ou nous sommes logés dans de véritables logis en bois chauffés par un poêle a bois que nous alimenterons (surement un peu trop a la vue de la gorge assoiffe de Josselin au réveil! ) en fin de soirée oscillant entre plaisir et fumée! Comme d’habitude nous sommes les seuls dans l’hôstel, et pour compléter le tout, le propriétaire est porté sur la tétine, est malhonnête et fait vraiment peur! Nous nous sommes fait plaisir avec un très bon restaurant (nous étions les seuls clients évidemment!!!!) ou nous dégustons un fantastique Omul grillé devant nous (poisson endémique du Baïkal). Nous repartons de Lystvianka après avoir joués sur la glace translucide du lac, on croirait que nous marchons sur l’eau!
Arrive a Irkutsk, nous attendons l’arrivée de Anton pour dormir en son hostel, chez les voisins Arméniens (qui nous ont invites spontanément a un apéritif) adorables dont nous avons eu un mal fou a prendre une photo de la maîtresse de maison qui semble un peu trop soumise a notre gout. Nous y avons goûté des spécialités Arméniennes sublimes, bien évidemment arroses d’un bon cognac (Charles Aznavour est Arménien paraît il (?!), le monde entier le connait et souvent on nous raconte qu’ils le connaisse personnellement(!), c’est presque plus le symbole de la France que la tour Eiffel! Il est pas mort depuis longtemps???!!!!!!!!!!!!!!!!!)
Retour chez Anton, personnage emblématique de la Sibérie selon moi (yeux bleus, grand et fort, gentil et genre survivor!!!). Beaucoup de photos du film ‘L’odyssée sibérienne’ de Nicolas Vanier sont placardes sur le mur et Anton ne tarde pas a me dévoiler avec beaucoup de fierté qu’il a participe a cette aventure! Anton était pisteur sur moto-neige durant toute l’épopée de 3mois, en d’autres termes il ouvrait la voie pour que Nicolas et ses chiens puissent passer. Les conditions étaient très difficiles, -56degres, pas d’équipement fourni et aucune considération. Ses mots me laissent de marbre, comment une effigie comme Nicolas Vanier peut il se permettre de se conduire comme cela! Anton me raconte la partie cache de l’Iceberg tout en répétant que cette aventure était fantastique et qu’il ne la regrette en aucun cas. Tout d’abord le salaire promis a été divisé par deux a l’arrivée, aucun équipement n’as été fourni, chaque pisteur devait se débrouiller par lui même. L’équipe étrangère était toujours davantage mis a l’avant (On n’entrevois qu’une seule fois Anton dans le film et son nom n’est même pas dans le générique de fin alors qu’il était toujours devant a ouvrir les pistes et prendre tous les risques avec un Canadien, véritable maître et héros du film pour lui dont il a grandement appris, il ouvrait les routes de glaces pour les mines du grand nord Américain, homme invincible, ultra expérimenté qui peut survivre seul dans les conditions les plus extrêmes avec un sac de riz!!).Rendez-vous compte, qu’il a fini parmi les 10 plus proches de Nicolas Vanier durant son aventure et qu’il n’as jamais reçu de nouvelles depuis la fin de l’aventure, le film lui a offert par des touristes Français! Il paraît même que certaine choses sont totalement fausses dans le film tel qu’un passage ou il prétend avoir construit une cabane en bois alors qu’elle existait de longue date, Nicolas Vanier serait en réalité un one-man-show relativement peureux car il a refuse de passer par certain secteur pourtant préalablement traces par les pisteurs et prend l’hélicoptère pour tricher des que nécessaire, bien évidemment rien n’est dans le film! En ce qui me concerne je suis vraiment tombé de haut!!!!! Vraiment Mr Vanier, si ne serait qu’une once de tout ceci est vrai, il n’y a vraiment pas de quoi être fier, ca me dégoûte!!!!!
Bref, le lendemain matin, le timing est très serre, nous nous rendons pour l’ouverture du consulat Mongol tandis que Anton récupère un troisième participant Suisse pour notre ‘expédition’ sibérienne. Nous partons tous ensemble immédiatement après vers les montagnes du sud du lac Baïkal. Troisième fois au consulat, autant dire que nous sommes désormais chez nous!!!!! je récupère sans encombre mon visa mais figurez vous que l’invitation pour Yulia n’est toujours pas présente dans les fichiers!!!!!!! Il a de quoi péter un câble!!!! L’attente est impossible, je dois quitter la Russie car mon visa expire et Yulia ne peut rentrer en Mongolie!! De plus nous partons 4 jours en expédition et en autonomie avec les skis en plein milieu de la Taïga! Nous appelons Irina qui arrive très rapidement au consulat, elle presse les filles de regarder une troisième fois la liste mais rien n’y fait, pas de Yulia!!!! Irina appelle donc directement en Mongolie, la fonctionnaire mongol a simplement omise d’insérer le nom de Yulia sur les listes!! Cela seras fait dans 1 heure et le dépôt du dossier pourra suivre, mais nous ne pouvons en aucun cas attendre, nous partons! Irina nous propose donc de se charger du dépôt tandis que la femme d’Anton récupérera le visa le surlendemain! Nous confions donc a Irina les documents nécessaires ainsi que l’argent pour obtention du visa en Urgence. Trop simple et trop facile! Une tierce personne peut déposer et reprendre un passeport mais en aucun cas payer pour elle, la seule solution, faire une virement bancaire!!!!!!!! Nous voilà donc embarqués dans la voiture d’Irina vers la banque tenant le compte du consulat Mongol a Irkutsk. Yulia est obligée d’ouvrir un compte dans cette banque afin de le transférer vers le consulat. Imaginez déjà l’attente!!! En plus, c’est le sac de nœud incommensurable!!!! Tout se déroule enfin bien et Yulia récupère son visa le jour même de notre départ vers la Mongolie! Les formalités administratives représentent a elles seules de véritables aventures, l’adrénaline est au rendez vous lorsque l’on prend en compte vos impératifs, les délais et surtout leurs horaires d’ouvertures!
Anton nous récupère avec son 4×4 pour 4heures de route vers le sud du Baïkal, la route est mauvaise et s’avère être la seule nationale reliant l’est et l’ouest du pays, nombre de camion style américain soulevant des nuages de glaces font penser aux films dans le grand nord Canadien! Nous arrivons dans un petit complexe touristique estival et découvrons la bouteille de vodka complètement gelée car restée dans le coffre de toit, maintenant je sais que la vodka gèle par -30degres!!!! Pour finir notre premier jour, nous essayons nos skis qui s’avèrent être extrêmement casse-gueule!!!!!!!!! Au petit matin du troisième jour, nous remplissons nos sacs de vêtements, d’assez de nourriture pour une autonomie complète de 3jours et de nos sacs de couchages -30° qui prennent la moitié de la place a eux seuls! C’est parti! Le rythme est soutenue et malgré les -25°, je ne suis habillé par moment de ma seule polaire et de mon coupe vent! Pour Yulia, c’est tout le contraire, elle a froid! Bizarre!! Les skis sont munis en dessous d’une sorte de tapis de fils de nylons recourbés vers l’arrière du ski afin de ne pas glisser en arrière, ceux de Anton sont fait en peau de cheval, les nôtres sont, lorsque le terrain devient accidenté, équipés de cordes pour ne plus du tout glisser, ca devient de la raquette! Nous tombons souvent, c’est drôle sauf lorsque les gants mouillent et gèlent ensuite!!!! Nous skions tantôt sur la rivière gèle, tantôt dans la magnifique poudreuse (on dirait du sucre!) de la taïga. Aucune trace nous précèdent, nous sommes absolument seuls au milieu de ces montagnes de plus de 2000metres et ces magnifiques panoramas sous un soleil et ciel bleu superbe! Quel bonheur, enfin en ce qui me concerne!!!! La neige recouvre tout, sur près d’un mètre, nos bonnets, polaires et barbes sont recouverts de cristaux de glace mais c’est fantastique! Après plusieurs passages « délicats » nous voici a notre hôtel, un confort 4etoiles est promis sur la porte! Voici le genre de cabane dont j’ai toujours rêvée, le vieux poêle, une fenêtre et une « grosse étagère » en guise de lit 4 places, trop court d’ailleurs car le bord arrive aux mollets! Le lieu est magnifique, nous faisons une dernière sortie (avec ma belle chapka offerte par Serguei)pour assister au coucher de soleil derrière la montagne, au dessus de la rivière gelée qui fait glouglou! La neige, collante et abondante s’accumule sur les troncs d’arbres coupés faisant penser à de gros champignons! On coupe le bois pour le poêle, on l’allume et faisons fondre la neige dans la casserole posée dessus. Température -25° extérieur, je suppose +35° a l’intérieur, infernal!!!!!!! On mange nos pelminis (raviolis), buvons la neige fondue (Stephane, le Suisse germanophone qui partage cette aventure avale une énorme gorgée d’un coup sec d’une bouteille dont il pensait qu’elle contenait de l’eau, erreur c’est la vodka non gelée qui a été transvasé dans cette bouteille plastique!!!) étalons nos matelas et déroulons nos sacs de couchage, nous sommes prêts! Le réveil ne donne pas vraiment envie de sortir du sac lorsque qu’une grosse fumée sort de notre respiration, cela signifie qu’il fait facilement -10° dans la cabane! Le thermomètre indique -27°, les conditions sont idéales…! Troisième jour, nous faisons une boucle vers le lac d’altitude, les paysages sont de plus en plus grandiose, nous croisons des traces d’exploitation comme le pont en bois et des pièges disséminés. Le sucre recouvre tout et Yulia affronte avec vigueur le froid et les montée, CA c’est ma femme!!!! Nous nous arrêtons pour faire du feu a même la neige et essayons de faire vivre le feu pendant que Anton est allé rencontrer deux trappeurs aperçus de l’autre coté du lac. Belle affaire de vivifier un feu qui s’enfonce dans la neige et essayer de faire tenir une casserole remplie de neige suspendue au bout d’un bout de bois qui prend lui même feu!!!!!!!!!! Anton revient avec deux fabuleux personnages, des vrais trappeurs comme des les films, le père et son fils! Je vous dresse le personnage, 55ans, 35ans de ski sans bâton (je vous met au défie de le suivre!) dans la taïga a poser des pièges, pas de sac a dos, il dort dehors par n’importe quelle condition sans sac de couchage, sa devise : « avec une hache c’est impossible de mourir en Sibérie », j’éviterais de tenter moi! Nous nous retrouverons dans la cabane le soir même a dormir a 6 pour 4 places! J’ai tout de même réussi à tomber dans un trou lors de l’aller, 4 à passer, je suis le dernier et évidemment le pont de neige s’écroule sous mes pieds, le trous n’as pas de fond, même avec les skis je ne le touche pas! Yulia me rattrape très vite mais ne peux me tirer de la, je glisse de plus en plus et plus je m’enfonce plus Yulia pleure et hurle, et plus j’éclate de rire! Anton nous diras plus tard que c’est un des pièges mortels qui existe dans cet environnement, j’ai déjà de la chance, il n’y avait pas d’ours qui hibernait dans le trou! Nous découvrons donc la zibeline congelé que le trappeur a capturé (qu’il revendras la modique somme de 25€) et l’extraordinaire gelure sur le visage de son fils (il avait mal le pauvre, heureusement Cetavlon était la (merci mam!)) et apprendrons que ce petit bonhomme possède cette cabane ainsi que 45 autres repartis sur son domaine qui couvre la ridicule surface de …. 72000 hectares!!!!!!!!!!! Le plan qu’il nous dessinait de mémoire n’indiquait pas les routes mais bien les fleuves!!!!!!
Quatrième et dernier jour, nous retournons au 4×4 en 4 heures totalement exténués et Yulia qui grogne « plus jamais ca! » (elle n’as plus le même discours aujourd’hui!). Nous passerons la nuit dans le train qui nous amène à Ulan Ude, ville située de l’autre coté de Baikal par rapport à Irkutsk. Nous quittons la Russie aujourd’hui même via cette région à majorité bouriate, ethnie mongol vivant en Russie. Le petit déjeuner se feras dans une salle de jeu en sous sol, face à la plus grande tete de Lénine au monde, ouverte 24h sur 24h, véritable coupe gorge en apparence, nous ne passons plus inaperçus, les yeux bridés nous fixent tous et dieu sait si les Mongol sont charpentés et imposants! Un des plus grand m’aborde, je n’était pas tranquille mais il voulait simplement savoir d’où nous venions et nous souhaiter la bienvenue! Nous prenons le bus a 7h00 pour atteindre dans la soirée Ulaan Bataar, capitale de la Mongolie, 800Km plus au sud (c’est pas pour ca qu’il fait plus chaud, au contraire!).

Visa Josselin (Français) : Visa demandé à Paris avant le départ pour une durée de 30jours. Papiers nécessaires : 1photo d’identité, 1 invitation détaillée achetée sur Internet, une attestation d’assurance de Mastercard. Coût : 35€
Visa Yulia (Russe) : Yulia est de nationalité Russe!
Dates : du 21⁄12⁄2009 au 18⁄01⁄2010 soit 29 jours
Dépenses :
Paiement visa Josselin : 35€
Retrait train Kiev-Moscou : 80€
Paiement train Moscou-Nijny : 29€
Paiement train Nijny-Irkutsk : 671€
Dépense diverses en liquide : 750€
Paiement visa Mongolie Yulia : 70€
Retraits : 117,85€ + 175,82€ + 116,83€ + 233,66€ + 233,66€ = 878€
Total de 2513€ soit 86,66€ ⁄ jour
Budget de 80€⁄jours soit une perte de 193€
Cumul : 4241€ avec un budget à -251€
Notes :
Intérêt des monuments : 4⁄5
Vie culturelle : 2,5⁄5
Beautée des paysages : 5⁄5
Performance des transports : 4⁄5
Ambiance : 3⁄5
Activités ou sorties diverses : 4⁄5
Rapport qualité-prix : 2,5⁄5
Facilités touristiques : 1⁄5
Contacts avec la population : 3⁄5
Sentiment de sécurité : 4⁄5
Beautée des femmes (selon Josselin!) : 5⁄5
Beauté des hommes (selon Yulia!) : 3⁄5
Total de 41⁄60

Eurasie 2010 : Transsibérien

Le Transsibérien, avec un grand T, qui n’a jamais rêvé de prendre ce train entre ceux qui ne savent pas ce que c’est et ceux qui ne le savent pas précisément!!!!!!!!! Le chemin de fer Russe compte en réalité 5 lignes ferroviaires principales, le Transsibérien entre Moscou et Vladivostok (voir la carte dans l’album photo pour les nuls en Géographie(heureusement que j’ai le lonely planet sous les yeux!)) que nous utiliserons que de Nijny Novgorod à Irkutsk sur 4692Km, l’Oural entre Moscou et Iekaterinbourg, le BAM (Baiïkal-Amour), le Transmongolien et le Transmandchourien. Anciennement surnommée « le plus beau joyau de la couronne des tsars », le Transsibérien commencée en 1860 et achevée en 1898, d’une longueur de 9288Km, s’étire sur 7 fuseaux horaires et traverse 984 gares à la vitesse moyenne de 60Km⁄heures pour un voyage de 7 jours. Les chiffres sont aux dimensions de la grande Russie! Le voyage sera t’il à la hauteur de nos rêves??
Il est 5h00 heure de Moscou en gare de Nijny Novorod encore nommé par son ancien nom « Gorkii » sur nos billets, le train arrive en provenance de Moscou pour une halte de 20minutes, nous pressons pour rejoindre notre wagon au bord du quai mal éclairé. La porte s’ouvre, la Provodnitsa (chef de wagon) sort habillée de son uniforme bleutée aux multiples insignes et de sa Chapka, il fait froid, de la fumée sort de nos bouches lorsque nous présentons nos billets et passeport. La provodnitsa déchire légèrement l’hologramme situé en haut à gauche du billet, preuve de son utilisation et nous fait signe d’entrer d’un léger geste de la main. Nous nous faufilons dans le couloir du wagon en laissant une traînée de froid et en cognant à chaque pas les cloisons avec nos sacs! La porte de notre compartiment refuse de s’ouvrir et les autres passagers poussent! Finalement l’homme mal réveillé à l’intérieur nous ouvre (faut dire que l’on avait fait un tel raffut!) et prenons place sur nos lits heureusement déjà faits! Finissons notre nuit tranquillement au rythme des « tantan-tantan » , bruit des boggies du wagon se produisant à chaque jonction de rails. Les contacts sont peu aisés compte tenue que le wagon est compartimenté, je regrette profondément le platzkart, les différents passagers rencontrés lors de nos deux premiers jours ne furent pas très captivants, le militaire allant rejoindre sa base navale à Vladivostok pour combattre la piraterie au golfe d’Aden au large de l’Ethiopie correspondait parfaitement aux préjugés du soviétique froid ne posant pas de questions et aux discussions sans issues! Le paysage est par ailleurs très monotone, alternant entre forêt de bouleaux et clairières d’une planeur déprimante, le tout avec un ciel nuageux. Nous nous contentons de nous reposer, manger les plats préparés par le wagon restaurant et faire des toilettes de chat. Bizarrement, il est agréable de perdre la notion de temps, nous nous surprenons à rêver devant le paysage pendant des heures et ne pas éprouver le besoin d’une occupation diverse tel que l’ordinateur, les livres ou lecteurs MP3. Tout devient simple dans notre bulle chaude qui circule dans un environnement vierge magnifique mais au froid hostile, le wagon nous malmène doucement mais sur la durée avec ses secousses variables en fonction de la vitesse et de la qualités de la voie. Les nuits sont ponctuées de sursauts entre les coups sourds et profonds à chaque arrêt sur les blocs de glaces formés sur les pièces mécaniques mobiles durant les quelques heures de fonctionnement, et les remplissages des réservoirs d’eau par cette petite fourmilière extérieure qui subit le froid intense haletant une épaisse fumée de leur bouche. L’éclairage du vieux poteau est faible et jaunâtre, la scène pourrait être avec une vieille vapeur en 1950 durant l’ère soviétique que je ne serais pas surpris! J’entends presque le coup de sifflet! Le train finit par repartir lors d’annonces interminables et sans intonations par hauts parleurs, les wagons tirent et s’entrechoquent dans un léger fracas, les roues semblent coller aux rails à cause du froid tellement leur crissement est aiguë! La diesel fait son travail et nous emmène à la prochaine gare.
C’est justement à la gare suivante que nous rencontrons Daria, gynécologue dans la région d’Irkutsk. Nous resterons ensemble quasiment jusqu’à la fin. Dania est un personnage adorable, à la fois précieux dans son comportement d’arrivée mais vite adapté aux conditions d’un voyage en train longue durée. Ne parlant pas Russe, la grande majorité du flot de discussion échangés fut avec Yulia! Ce que ça bavarde des nanas bon sang!!!! Elles s’entendent bien et leurs caractères étant faciles, cela aide énormément quand vous êtes enfermés ensemble en permanence! Nous sommes sortis ensemble deux fois, à Iekaterinbourg et Khabarovsk ou la température en pleine journée atteignait -32°C, ca pique mais honnêtement nous nous attendions au pire! Tant mieux!

Eurasie 2010 : Nijny Novgorod

Quatrième fois en Russie et troisième voyage à Nijny Novgorod ex-Gorkii!! Yulia est folle de joie à l’idée de retrouver sa famille et je la comprend après toutes une année de privation! Aprés Nijny Novgorod, nous nous rendons rapidement chez la grand mère de Yulia à Vorsma (80Km au nord de Nijny) ou un festin nous attend ainsi que la compagnie de la sœur de la grand mère de Yulia (arrière tante?????) Galina et son mari Alexandre ex-marin du réputée brise glace Krassine et fabuleux personnage humoristique pince sans rire à la bonne tête de père Noël!
Comme d’habitude la table est tellement emplie de mets d’une telle consistance calorique que même une boulimique serait découragée! Etape obligée, la vodka! Mais cette fois, la Grand mère de Yulia nous a gâté en nous offrant sa vodka distillée maison!!!!! Délice à apprécier avec modération, terme intraduisible en Russe! Cette année ma limite était 6 verres (que dis je, des bols!!!!!) avant de commencer à rigoler pour n’importe quoi, dur de tenir tellement c’est insistant mais il faut commencer à compter à rebours et prévenir à chaque versée! La vodka était plus douce que dis Yulia, oui, 35° au lieu de 40° la différence est flagrante! J’exagère, je n’ai jamais été forcé dans la famille et il est vrai que cette vodka était plus appréciable bien que le cul-sec est difficile à appréhender en goût!
Un second repas nous conduit en la datcha (Yulia me dis « n’importe quoi!!!!! C’est leur maison! » bon il est vrai que Datcha signifie résidence secondaire mais je préfère dire datcha car cela fait plus authentique et exceptionnel à raconter!!!) de Galina et Alexandre et malgré ma tête à la fin du repas et les nouvelles lunettes de Yulia, nous admirons les vieux recueils religieux en ancienne langue slavonne incompréhensible datant du 16ème siècle ainsi que le champignon dans son bocal qui produit un jus paraît il exquis! Personnellement je n’ai pas été tenté de goûter!
Le Noël Orthodoxe étant le 7 Janvier et étant plutôt familial, le principal événement Russe est le nouvel an, fêté avec la même abondance! Tout comme l’année dernière, nous restons en famille à Nijny Novgorod, faisons péter 3 fusée et finissons la soirée arrosée chez les voisins Arménien⁄Russe Arthur et Svetlana. Arthur travaillant au marché central de Nijny Novgorod et les affaires cousant des liens entre les mêmes origines, un flot incessant de joyeux jeunes Arméniens passent dire bonjour et prennent un verre avant de laisser la place à d’autres. Comme me confie Arthur, il n’y a que deux pays dans le monde, les Russes et les non-Russes!!!!!
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Eurasie 2010 : Moscou

Nous voici à la gare centrale de Kiev et attendons patiemment notre train. A l’arrivée de la locomotive diesel, nous repérons les numéros pour atteindre le dernier wagon, seul platskartny attelé après une bonne dizaine de kuppé vides. Le chef de train se tient en embuscade juste avant le dernier wagon afin de proposer « Voulez vous un Kuppé ??, voulez vous un Kuppé où vous ne serez que deux à l’intérieur????? » D’une façon très insistante mais irrésistiblement sympathique ! Yulia commence à négocier pour rigoler, ça commence à 2500 Roubles (68€) et cela finit à 1000 Roubles (25€) par un « Vous voulez aussi ma veste ? Vous savez combien coûte un Kuppé ?!!!!! ». Nous prenons tout de même notre wagon après de multiples « Spassiba » et tordus de rire tant le personnage est rigolo ! Il existe 5 classes en Russie : La 5ème classe est un wagon de train de banlieue muni de bancs en bois, la 4ème classe correspond aux Platskartny, wagon à 54 couchettes non compartimentées, la 3ème classe est le Kuppé, wagon compartimenté de 4 couchettes, la 2nd classe se nomme le SV et est identique à un Kuppé mais avec des compartiments de 2 couchettes, puis viens la classe luxe avec véritable appartement muni d’un lit et d’une douche. A noter qu’il existe, en complément des classes des trains de meilleure qualité nommés « Firm ». Avec le recul et d’après notre récente expérience, la société des chemins de fer tend à ne vendre que des Kuppé car le platskarny, de 50% à 70% moins cher n’est pas rentable bien que le plus largement usité par les voyageurs. Nous avons pu voir des trains entiers de Kuppé vides avec un seul wagon platskart plein à craquer, une personne rencontrée à Moscou travaillant dans une agence de voyage nous a confirmé cette arnaque et diverses personnes rencontrées dans le train nous ont indiqué que la veille une multitude de places en Platskarny étaient disponibles ! C’est tout de même incroyable de monter des mensonges à telle échelle ! Nous rentrons dans notre wagon, sans aucunes lumières (tradition incompréhensible que de rentrer dans un wagon sans rien voir !!) et prenons place dans cette atmosphère mystérieuse où le passager d’en face est éclairé par la veilleuse de secours d’une telle façon qu’il ressemble à un tueur à gage se terrant dans l’ombre ! Une fois le train illuminé et en partance à l’heure exacte (le personnel est payé en fonction du respect des horaires, les étapes sont donc calculés avec de larges marges et il arrive souvent que le train accélère ou ralentisse pour arriver pile à l’heure voir même stopper en pleine nature durant plusieurs heures !) le passager et la jeune passagère d’en face s’avère être des compagnons très agréables avec lesquels nous avons timidement parlé politique et où les avis ont divergé lorsque j’ai entendu : « il vaut mieux une petite dictature qu’une grande démocratie corrompue » !! Nous sommes vraiment différents de cultures et pensées, comme le disait Tutchev « Il ne faut pas essayer de comprendre la Russie par la raison, il faut simplement croire en elle » ! Il est vrai que rien n’est prévisible, tout semble impulsif, la praticité prime sur la beauté, quelque fois kitch, n’oublions pas que tout est multiplié par 33, les distances, les difficultés, les écarts thermiques qui atteignent plus de 80°C, et la légendaire chaleur humaine Russe ! Les Russes sont comme des chocolats « rochers », glacés à l’extérieur mais terriblement craquants et attachants à l’intérieur !
Encore une fois je me suis écarté de notre trajet, nous étions donc dans le train en bonne compagnie de nos voisins d’en face lorsque peu à peu les lumières s’éteignent pour ne laisser place qu’aux ronflements, il est temps de se laver les dents dans l’une des toilettes en bout de wagon. Yulia essaye d’ouvrir désespérément la porte lorsqu’un prêtre Orthodoxe lui conseille « fais donc un signe de croix sur la porte ! », Yulia s’exécute et la porte s’ouvre alors sans difficultés ! Nous passerons la fin de soirée avec Yaroslav, prêtre Orthodoxe extrêmement sympathique (femmes, enfants et pèlerinages, Internet et téléphone portable, longue barbe et chasuble noire) très ouvert sauf sur la religion où la solution pour notre mariage mixte reste une conversion des enfants à l’Orthodoxie ! Notons tout de même qu’il insiste sur le fait que le mariage n’est pas obligatoire, notre union est déjà bénie ! Sa voisine, Vera, artiste organisatrice et expert de la personnalité de Koltchak et voyageuse fut d’une curiosité dévorante concernant notre projet tout en nous conseillant multiples visites à Irkoutsk en Sibérie.
Le train s’arrête tout à coup, les lumières s’allument et une armée de douaniers Ukrainiens pénètrent dans le Wagon, nous sommes à la frontière entre l’Ukraine et la Russie. Tout se déroule rapidement, en silence et sans soucis, nous voici munis de notre premier tampon de sortie ! Le train redémarre et la douane Russe est dans 2 heures, pile après minuit et heureusement, car mon visa commence demain ! Le second contrôle douanier se fit au milieu de la nuit lorsque tout le monde est dans sa couchette, même chose, une armée de douaniers montent à bord munis chacun d’un étrange grimoire et trainant derrière eux un courant d’air de froid intense. La provonitsa (chef de wagon) avait pris le soin de nous distribuer la fameuse carte de migration et de relever les différentes nationalités. J’ai eu l’immense privilège de l’exclusivité d’une superbe douanière habillée de son imposante Chapka et de sa boudinante tenue militaire couleur camouflage d’hiver. Le contrôle de mon passeport durant près de 10 minutes auquel j’étais la star sur les discussions des talkies-walkies : « Il faut le registre des étrangers pour le Français du wagon 9 ». Chaque contrôle de passeport était ponctué d’une double comparaison visuelle entre la photo et notre tête défraîchie par ce réveil brutal ainsi qu’un contrôle des listes noires sur les vieux grimoires ! En tout état de cause, le contrôle fut tout aussi rapide et sans problèmes que le premier.
Apres une nuit dans notre fabuleux Platskarny firm (nous vous le conseillons à 200%, confortable, pousse à la rencontre, bien moins cher et presque aussi agréable !) et un réveil tardif, nous voici à 01h15 de Moscou et faisons la queue devant les toilettes pour un brossage de dents (très) nécessaire ! Le Provonitsa nous ferme la porte à clef devant notre nez, prétextant que nous sommes trop près de la gare et qu’il est à présent trop tard (les toilettes des trains se déversent directement sur les voies (ne restez pas assis lorsque vous tirez la chasse, vous aurez vite les fesses congelées !) et sont naturellement fermées à chaque passage en zone urbaine), Il est gonflé, nous sommes à 01h00 de Moscou et c’est trop tard !!!!!!!!! Sauf que les abrutis c’était nous, nous avions oublié le décalage horaire ! Nos sacs étaient déballés alors que nous entrions en gare, et je peux vous jurer qu’un wagon se vide très vite de ses occupants ! Derniers peut-être mais nous sommes sortis en compagnie de Yaroslav qui nous souhaite une bonne route en nous bénissant en nous remettant une copie d’icône à chacun. A peine arrivés dans la gare que nous cherchons les toilettes et nous mettons en quête de notre légendaire billet de Transsibérien entre Gorkii (Nijny Novgorod ayant gardé son nom ferroviaire soviétique) et Irkoutsk sur les rives du lac Baïkal. Le guide Lonely Planet de 2008 ainsi que nos recherches sur Internet indiquaient un prix moyen en Plaskart de 4000 Roubles (100€) et 10000 Roubles (250€) en Kuppé. Que nenni !!! Même en consultant 3 guichets différents (c’est un sport et un art martial la queue à la Russe, croyez moi !) d’une amabilité inexistante, il s’avère que les places en Plaskart sont épuisées et qu’il ne reste que des Kuppé à 14000 Roubles (350€) !! Dégoûtés nous nous résinières à accepter ce tarif prohibitif (quoiqu’il y a quand même 4692 Km et 4 jours de train !) lorsque la guichetière nous demande si nous voulons les repas, bien évidemment nous refusons mais elle nous répond que c’est obligatoire et inclus dans le prix ! Pourquoi demander alors ?!!?
Nos billets en poches, nous allons faire un petit peu de tourisme sur la Place Rouge en attendant notre train express pour Nijny Novgorod. Bien évidemment, ça fait quatre fois que je me rends sur la place rouge en essayant d’aller voir la momie de Lénine, et ça fait quatre fois que c’est impossible, les mesures policières tombent certaines fois dans le ridicule le plus complet (la dernière fois, moultes portiques servaient sûrement à détecter le pied de biche caché dans le caleçon de celui qui tenterais sur la place la plus surveillée du monde, d’arracher un pavé comme souvenir ! Cette fois toute la place était purement et simplement close pour laisser la place à une manifestation de vieux gâteux munis de drapeaux de l’URSS et d’affiches à l’effigie de Staline et du Ché. Certains ont oublié, malgré l’anniversaire de Staline qui tombe malheureusement pour nous aujourd’hui, que ce dernier a tué bien plus de monde qu’Hitler et qu’une personne sur cinq, rien qu’en Russie est morte des différentes guerres, purges, répressions, déportations et famines lors de la dictature de ce paranoïaque aiguë. Malgré cela nous avons l’extrême déception de découvrir la rénovation de la station de métro Kievskaya mise en l’honneur de Staline.
Bref, après quelques photos de biais au bord de la fameuse place close, nous retournons à la gare afin de prendre notre second train pour Nijny, nous y rencontrons encore une fois un pope (décidément !) mais bien moins marrant que le premier !
Nous arrivons à Nijny où la mère (Tatiana) et la sœur (Macha) de Yulia nous accueillent chaleureusement pour une étape reposante et calorique de 15 jours !