Archives de catégorie : Vietnam

Eurasie 2010 : Sapa

Nous arrivons en gare de Lao Cai avec deux heures de retard, cette ville est à distance de 38 Km avec Sapa et constitue la frontière avec la Chine.
Il vas falloir se battre avec les minibus pour rejoindre Sapa, le prix demandé au départ est le double du prix correct, rien ne change. Je pense d’un seul coup à deux Anglaises croisées à Halong, un peu stupides certes car elles sont parties sans aucun guide ou renseignements et se sont fait littéralement plumées sur place (payer un petit déjeuner deux fois le prix d’une chambre d’hôtel, franchement!), rien ne sert d’être gentil ici, on ne vous le rend pas, on exploite!
Ça grimpe dur et la température baisse avec le dénivelé pour enfin devenir agréable! Arrivés en haut à environ 1600 mètres d’altitude.
Des minorités ethniques sont sur place avec leurs magnifiques habits traditionnels, elles ont vite été choqués par notre comportement pour les repousser, même si on reste toujours et en toutes circonstances corrects. 1 mois au Vietnam et on en devient tout aussi agressif, il est temps de s’ouvrir à ces gens qui n’ont pas que des intentions nobles mais sont bien plus sympathiques, moins insistants et mercantiles que le reste du pays.
Nous accédons à notre hôtel, le Cat Cat view. A 30USD la nuit, la vue sur la campagne environnante et le Fansipan culminant à 3143 Mètres (plus haut sommet d’Indochine) vaut vraiment la peine.
Sapa est une ville très agréable à tout point de vue, c’est vraiment une occasion pour se réconcilier avec le Vietnam! On ne se lasse pas de la vue et de la nourriture, juste du prix de la chambre! Nous ne passerons que 2 nuits au Cat Cat view car le rapport qualité-prix n’est vraiment pas correct en été, en hiver, avec la cheminée, cela doit être plus admissible. Nous faisons une petite recherche et tombons sur la Family GuestHouse avec une vue fabuleuse, bien plus jolie et dégagée que le Cat Cat view! Bien qu’un immeuble soit en train de se construire devant, bien que ce satané chat et la famille communiquent en hurlant dans les escaliers, le rapport qualité-prix est imbattable: entre 12 et 14 USD la nuit toutes avec vue sur le Fansipan. On peut rester des heures scotché au balcon!
Qu’avons nous fait dans le région de Sapa, RIEN! Déjà il pleuvait donc notre excursion a été annulée et nous préférions nous cailler sur le balcon en slip car il n’y a que la montagne qui nous fait face!!!!!! Quel bonheur de ressentir les frissons et avoir les pieds gelés, ne parlons même pas de la sensation en s’emmitouflant sous la couette!!!
Nous avons juste fait la toute petite boucle vers le village de Cat Cat, la campagne immédiate est magnifique, les rizières sont d’un vert incroyablement éclatant en ce moment, la complexité des structures des terrasses prouvent le génie de l’homme.
Nous repartons le cœur serré vers la ville de Lao Cai pour la Chine, le visa de Yulia expire aujourd’hui. Nous prenons le minibus de 7h30 et arrivons à Lao Cai vers 8h30. Le temps de négocier un taxi pour rejoindre la frontière et nous voici devant le douanier, frais et dispos!
Plus de 5 minutes sont nécessaires (dans un joyeux bordel) à chacun pour nous coller ce fichu tampon de sortie, mais ce n’est rien par rapport à la Chine!
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Visa Josselin (Français) : Visa de 30 Jours obtenu à l’ambassade de Phnom Penh au cambodge contre 40USD , un formulaire et une photo.
Visa Yulia (Russe) : Visa de 15 Jours obtenu à la frontiere gratuitement, elle à refait un aller retour pour pousser jusqu’a 1 mois à la frontiere de Lao-Bao.
Dates : du 26⁄05⁄2010 au 23⁄06⁄2010 soit 28 jours.
Dépenses :
Paiement hopital de Hanoi : 121,75€
Retraits : 86,98€ + 86,89€ + 343,15€ + 306,73€ + 350,16€ + 71,04€ + 86,88€ + 214,19€ = 1546,02€
Total de 1668€ soit 59,6€ ⁄ jours
Budget de 80€⁄jours soit une économie de 572€
Cumul : 13621€ avec un budget à +3171€
Comparatif du cout de la vie à ce niveau de parcours :
1 – Laos : 40€ ⁄ Jours
2 – Thaïlande : 54,46€ ⁄ Jours
3 – Cambodge : 56€ ⁄ Jours
4 – Mongolie : 59,20€ ⁄ Jours
5 – Vietnam : 59,6€ ⁄ Jours
6 – Ukraine : 61€ ⁄ Jours
7 – Chine : 65,10€ ⁄ Jours
8 – Pologne : 81,60€ ⁄ Jours
9 – Russie : 86,66€ ⁄ Jours
10 – Hongrie : 105,50€ ⁄ Jours
11 – Autriche : 137,50€ ⁄ Jours
12 – République Tchèque : 142,50€ ⁄ Jours
Notes :
Intérêt des monuments : 2⁄5
Vie culturelle : 4⁄5
Beautée des paysages : 5⁄5
Performance des transports : 4⁄5
Ambiance : 2⁄5
Activités ou sorties diverses : 3⁄5
Rapport qualité-prix : 4⁄5
Facilités touristiques : 4⁄5
Contacts avec la population : 1⁄5
Sentiment de sécurité : 4⁄5
Beautée des femmes (selon Josselin!) : 4⁄5
Beauté des hommes (selon Yulia!) : 3⁄5
Total de 40⁄60

Eurasie 2010 : Tam Coc

Nous voici revenus à Hanoï après 3 jours de sérénité totale sur la baie d’Halong! Nous sommes si cool que l’on répond avec humour aux moto-taxis insistants!
C’est une nouvelle ère de tourisme, nous ne voyageons plus du tout comme il y a 50 ans. Auparavant, les infrastructures transformaient les voyages en aventure, mais la rencontre était continuelle, les locaux étaient farouches! Désormais, il est toujours possible de trouver certains endroits préservés, mais la plupart des zones sont désormais développées et l’appât facile du gain transforme le voyage en méfiance et de techniques pour repousser les locaux les plus insistants!
Pour autant, ce fut notre seule après-midi sympathique à Hanoï, nous sommes très perméables au chaos de ces villes.
Le lendemain, nous avons réservé une excursion (on manquait de temps pour y aller par nous-même) à la «Baie d’Halong terrestre» de Tam Coc dans le district de Ninh Binh auprès du Sinh Cafe qui a des centaines de fausses copies partout dans la ville et même pour voisins directs. Tout se falsifie sans complexes au Vietnam et le gouvernement ne fait rien (contrairement à la Chine); il existe ainsi de petites usines de conditionnement de bouteille d’eau pour les touristes mais remplies avec de l’eau du robinet, je vous laisse imaginer les risques. Une part non négligeable de taxis (déjà qu’ils ne rendent que rarement le compte exact au premier coup) circulent avec des compteurs grossièrement trafiqués et qui tournent 4 fois plus vite à la demande, nous en avons même vu un le trafiquer en plein jour et centre ville… Comment peut-on avoir confiance, comment être détendu alors qu’il faut être constamment sur ces gardes pour tout et n’importe quoi. On en vient à ce que même si une personne honnête vous aborde, on se met à chercher où est l’arnaque et à être presque agressif…
Bref ce n’est pas cela le voyage, il faut que cela soit plaisant et il faut s’ouvrir aux autres. Au Vietnam nous faisons quasiment tout par agence et lorsqu’on est en dehors des circuits, on ressent vraiment l’envie de partir au plus vite tellement c’est pénible d’être si sauvagement sollicités… C’est très dommage de souhaiter cela en un si beau pays qui a tant souffert… On prend cela comme une entrevue de l’Inde!
3 heures de routes séparent Hanoï de Tam Coc, nous ferons l’aller-retour dans la journée. Nous rencontrons deux amis Brésiliens Ciro et Sergio, l’un de Rio de Janeiro et l’autre qui alterne entre Paris et Brésil…pour la bonne saison! Nous parlerons tellement que certains dans le bus se plaignent de ne pas pouvoir dormir, ben il y a l’hôtel pour ça, mon garçon!
Après avoir visité deux jolis temples presque identiques pour tuer le temps, on nous embarque par deux sur des petites embarcations afin de filer en deux heures au milieu des pics karstiques et des rizières et en se faufilant dans les grottes. Nous devons avoir des bonnes têtes de dépensiers car une seconde femme embarque avec nous avec une grosse caisse avec des broderies, on ne pourra même pas être tranquille ici…
Les paysages sont magnifiques, en changeant de vallées via les grottes, l’eau est si claire que l’on a envie de la boire, les plantes aquatiques sont celles de mon ancien aquarium!
Les femmes rament, il fait chaud, nous leurs donnons deux de nos bouteilles d’eau qu’elles descendent d’un trait tout en essayant d’établir une conversation qui n’est pas innocente, cela aboutira sur du commercial. C’est, malgré tout, sympa, on essaye de ne pas y penser et de faire le touriste idiot. Au bout de 1 heure de navigation, nous arrivons à la dernière grotte, c’est le point de retour où attendent une multitude de commerçants ambulants sur embarcations vendant de tout et n’importe quoi mais surtout des boissons.
La technique est bien rodé, on refuse une première fois mais la vendeuse nous fait signe que nos rameuses ont soif, allez, pour ce que cela nous coûte, on peut bien leur offrir deux canettes…
Environ à la moitié du chemin du retour, la seconde femme s’arrête de ramer et commence à ouvrir la grosse malle, c’est parti, il va falloir se battre pour qu’elle nous lâche…
Elle nous montre tout d’abord un carnet photo où l’on voit son domicile avec ses enfants moyennement convaincus eux-même de faire croire que cette nappe made in China étalée devant eux est brodée par leurs soins. Peu importe, elle déballe tout et essaye de nous vendre n’importe quoi: napperons, tee-shirt, nappes, etc…ON A PAS DE MAISON tu arrives à comprendre?!!!!!!
Arrivés au quai, on ralentit et toutes deux nous réclament «pourboire, pourboire pour mes enfants», ben voyons, malgré tout cela nous étions effectivement prêts à en donner un, mais seulement si elles ne le réclamaient pas, ben c’est toujours cela d’économisé pour nous… Si je devais réclamer un pourboire à chaque chantier de mon ancien job, je me serais vite fait rembarrer, c’est ton travail et tu es payé pour cela, apparemment assez pour ne pas trimer dans les rizières…
Au débarquement du groupe, on voit les mêmes caisses retirées de chaque embarcation («fait par mes enfants», mon œil, toutes sont assez malhonnêtes pour le faire croire) pour y être réunies dans un local, c’est du commerce organisé, très loin de l’artisanat…
Nous retournons (malheureusement!) à Hanoï pour y dénicher deux tickets de trains vers Sapa située au Nord du pays. Tout est plein, heureusement que Pumpkin Travel garde jalousement quelques places dans leur wagon privé pour le revendre un peu plus cher (55USD à deux…).
Au moment de partir, nous nous rendons à l’agence pour y retirer nos tickets qui ne sont que des papiers internes et nous fait croire qu’une navette vient nous chercher, il s’agit ni plus ni moins d’un taxi, on aurait été capable de le prendre nous-même!
Vu que l’agent nous avait dit que la navette coûtait environ 40000 Dongs, le taxiste une fois arrivé à la gare, a essayer de nous faire payer cette somme au lieu de celle affichée sur le compteur afin de garder la différence, ben alors là, tu peux te gratter!
Devant le Chaos de la gare, un homme se jette sur nous pour nous arracher nos tickets et nous en donner les originaux, curieuse organisation et méthode, on a failli appeler les flics! Le quai Numéro 6 n’existe pas sur les panneaux et l’intérieur de la gare ressemble à une zone de triage ferroviaire en France, les quais n’existent pas vraiment et on marche sur les rails pour circuler, c’est vraiment en retard! Tout ceci réunis depuis des jours et Yulia craque en plein milieu de la gare, il faut dire que c’est difficile de rester calmes, gentils et honnêtes nous-mêmes avec tout cela! Heureusement, le wagon est confortable pour se reposer un peu. Demain c’est Sapa…
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Eurasie 2010 : La baie d’Halong

Départ tôt ce matin pour parcourir les 4 heures de route séparant Hanoi de Halong, nous comptions rattraper notre sommeil dans ce confortable van climatisé, c’était sans compter la rencontre d’un sympathique couple Hollandais Myriam et Sylvestre.
Après une pause à une boutique touristique commissionnée et quelques temps d’attente, nous embarquons sur la petite jonque pour rejoindre la grande.
Le bateau, soit disant «inaugurée» en Janvier 2010 a plutôt été racheté et retapé, même si l’aspect extérieur choque de ce point de vu, l’équipement intérieur est satisfaisant. L’Heritage Cruise est un bateau de taille normale, seulement 10 toutes petites cabines doubles ou twin climatisées avec très belles salles de bains et vue sur l’extérieur dont les meilleures sont la N°1 et la N°2. Seul regret, le pont supérieur ne couvre pas toute la surface du bateau, en contrepartie, la zone du restaurant est très agréable.
Au niveau rapport qualité⁄prix, c’est imbattable, et cette jonque est l’une des rares à se placer dans le milieu de gamme. Pour plus de confort et 2 fois plus cher, optez pour la jonque prestige. En tout état de cause, ne passez pas via une agence et encore moins via un hôtel où les commissions se succèdent, toutes les compagnies ont un bureau établi dans le quartier touristique de Hanoi. Une petite recherche sur Internet et vous trouverez votre bonheur.
Pour la durée, c’est selon nous incontestablement 3 jours et 2 nuits à bord (et non une nuit à bord + une nuit dans un hôtel à Cat Ba) qu’il faut choisir, c’est le strict minimum pour s’imprégner correctement de la magique atmosphère de la baie. A savoir qu’une croisière de 3 jours n’existe pas en réalité, il s’agit toujours d’itinéraires bricolés sur un itinéraire classique 2 jours. Tous les bateaux font le même itinéraires, pour plus de liberté, rendez-vous au port de Halong où des jonques privatives sont à louer à prix contrôlés par l’état. Malgré que ce soit l’autoroute, cela n’a en rien gâché notre voyage, il faut pas rêver, la baie d’Halong est de loin le site le plus visité du Vietnam!
Par contre ce qui a gâché la magie des lieux, c’est l’incroyable nombre de déchets en tout genre, flottants à la surface, c’est difficile à admettre quand on sait que la zone classée au patrimoine de l’Unesco est généreuse, mais les déchets, eux, ignorent ces limites!
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Nous appareillons vers midi pour la baie pendant que le repas est servi, notre avons à notre table les Hollandais, nous ne sommes que 14 sur le bateau. Le paysage somptueux défile lentement, dommage que nous naviguons la plupart du temps durant les repas! Nous lançons l’ancre en fin d’après midi dans une baie pour aller visiter la plus grande grotte de la zone, les Vietnamiens, en l’ouvrant au tourisme, l’ont tellement nettoyé de fond en comble qu’il ne reste plus aucune stalagmite ou stalactite et que les parois semblent avoir été refaites! Par ailleurs, des graffitis ont été laissés ou ajoutés (pour rajouter du piment à la visite) mais je doute qu’un équipage Français ait été débarqué ici en 1421! Rien d’exceptionnel mis à part sa taille et sa fraîcheur!! Nous sommes déjà trempés mais une petite virée en Kayak nous fera du bien! Cette petite sortie supplémentaire fut un véritable bonheur, comme dans les films, nous atteignons en Kayak, après un tunnel sous la montagne, une baie fermée ou seuls les chants des oiseaux brisent la quiétude des lieux, très agréable!
Après tout cela, notre seule envie est de nous rafraîchir, celaa fait plus de 5 heures que nous transpirons à grande eau, un plongeon depuis le bateau est un véritable bonheur. Le coucher de soleil clos cette journée qui est un véritable décompresseur après la sauvage Hanoi. Le repas est servi avec du crabe au menu, l’ensemble est toujours très correct.
Nous finissons la soirée à pêcher sur la proue de la jonque à la lumière, canne en bambou et énorme leurre à gigoter dans tout les sens espérant attraper un calamar, pari réussi pour Yulia! J’ai toujours autant de bol à la pêche moi!
Le lendemain, le bateau navigue pendant le petit déjeuner, dépêchez-vous et faites vos valises avant car les paysages sont superbes, surtout au petit matin!
Nous débarquons sur Cat Ba, la plus grande île de l’archipel où la complexe organisation des passagers de 2 jours côtoient les passagers de 3 jours sur le même bateau (sans compter ceux qui dorment à Cat ba et ceux qui restent sur le bateau)! Les personnes ayant réservé 3 jours sont débarqués sur l’île tandis que les autres continuent la navigation pour revenir à Halong où ils seront débarqués et transportés à Hanoi.
Nous allons faire un «trek» d’une petite heure pour atteindre la tour d’observation du point culminant de l’île. Tout ceci serait simple sans la boue et la chaleur, mais arrivons finalement à ne pas trop avoir peur à 10 personnes sur la tour qui semble dater de la dernière guerre, pas plus de 5 est-il écrit! Le panorama est magnifique mais l’île est tellement grande que l’on ne voit pas l’eau, cela aurait été tellement mieux sur l’une des autres petites îles…
Sur le retour, nous faisons la rencontre des Français et notamment de Julien, en plein tour d’Asie entre deux jobs, mais frustré par le manque de temps et d’argent pour atteindre Tahiti.
Nous continuons totalement trempés vers l’autre rive de l’île pour y manger et déposer les passagers à leurs hôtels pour y passer la seconde nuit. Pendant ce temps, nous faisons une superbe boucle en passant le long de l’authentique port des pécheurs et longeons la falaise sur la passerelle d’un hôtel (le resort est magnifique, on a eu l’autorisation de rentrer) pour retrouver la route. Le rivage ressemble furieusement à la cote Bretonne (comment je peux savoir je n’y suis quasiment jamais allé! Bon disons la Normandie! D’ailleurs le mont Saint-Michel est Breton ou Normand??!!!!!!) avec de hautes et abrupts falaises où les îles semblent se suivre en fondant vers le large.
Nous rejoignons notre bus; qui après avoir déposé les passagers pour leur seconde nuit, récupère ceux qui ont déjà passé leur seconde nuit ici et retourner à Hanoi. Dans ce bus, nous rencontrons une genevoise tiraillée par son travail de bijoutière de luxe et son ambition de se consacrer à la cause humanitaire.
On refait la traversé de l’île pour rattraper l’itinéraire de 2 jours. On embarque sur un bateau tiers qui nous fait en sens inverse le même trajet que ce matin pour nous déposer à notre bateau stationné à la même baie qu’hier. Notre bateau avait, en attendant notre trip sur l’île de Cat Ba, déposé les passagers d’hier pour récupérer ceux fraîchement arrivés ce matin de Hanoi.
Sur ce bateau «tiers», nous avons bien plus profité du magnifique panorama que ce matin en raison du soleil couchant. Tout change en fonction de l’heure, c’est incroyable; nous sombrons dans la boulimie photographique! Sur ce bateau, nous avons rencontré la charmante Anh, désespérée que personne ne la reconnaisse comme d’origine Vietnamienne! Ses parents furent des «Boat people», ces personnes du Sud Vietnam ayant fuit le régime communisme du Nord d’après guerre de plus en plus oppressants envers ses ennemis d’hier. Durant prés de 30 ans, ces milliers de personnes prirent le larges, nombreux sur des coquilles de noix notamment en direction de Hong Kong devant une indifférence internationale (notamment les U.S.A qui ont abandonné du jour au lendemain leurs anciens alliés). Bernard Kouchner fut le premier à s’indigner contre des conditions inhumaines, qui furent de nombreuses victimes à cause des tempêtes et des pirates. Les parents de Anh sont passés au Canada (ou plutôt Québec, excusez-moi!) via Hong Kong. Leur récent retour au pays en tant que touristes a été douloureux, surtout que le pays a beaucoup changé, pas que en bien…
Anh, à son grand désespoir, partage notre point de vue sur les Vietnamiens, malgré le fait qu’elle parle parfaitement la langue, elle est et sera toujours considérée comme étrangère. Par ailleurs, elle subit les jugements (qu’elle comprends) qui sont souvent des injures (elle voyage avec des amis…blancs!) et des malhonnêtetés au même titre que nous. C’est désespérant…
Nous rejoignons donc notre bateau après avoir quitté Anh et rencontrons les nouveaux passagers dont l’Anglaise Lihn et son amie Néo-Zélandaise.
Nous avons notamment accrochés avec Lihn car son Anglais était bien plus compréhensible (elle est prof!) que son amie, l’accent de la Nouvelle-Zélande est extrêmement prononcé et difficile!
Lihn a la particularité de ressembler incroyablement à la mère de Josselin !!!!!!!!!!!!!! Que ce soit au niveau caractériel ou physique, tout me fait penser à elle! Le plus flagrant a été lors de ma mise à table en face de Lhin et attendant Yulia. Elle me regardait fixement de ses yeux sans lâcher un mot et ne laissant transparaître aucune émotion, un froid glacial!!!! Je ne tarde pas à ouvrir la conversation de mon pauvre Anglais pour casser ce froid, tout en me disant que j’allais passer une bonne soirée, moi! Il s’est avéré que Lihn est une vraie crème (crème anglaise?!!Oh!) joyeuse et hilarante, nous avons beaucoup discuté, notamment moi en Franglais (non, tous les mots Anglais ne sont pas transparents aux mots Français!) mais ce fut un véritable bonheur et espérons la rejoindre en Nouvelle-Zélande où elle vit habituellement.
Ce soir-là, après les crevettes du repas, j’ai pris ma revanche à la pêche en attrapant 2 calamars!!!!!!!!!!! Seul l’équipage m’as battu en trichant à l’épuisette une dizaine de spécimens! Attention à ne pas trop le sortir de l’eau, sinon il vous crache son encre noir dessus!
Encore une excellente nuit à bord avec la climatisation avant d’attaquer le troisième et dernier jour. Nous refaisons le même trajet une troisième fois pour déposer les passagers de 3 jours et récupérer les deux Hollandais de la première journée ravis de leur hôtel sur Cat Ba et continuons vers Halong en passant par le fameux rocher présent sur toutes images semblant voler!
Nous quittons Linh à Halong (elle fait 3 jours à bord mais n’as pas débarqué à Cat Ba pour le trek); Lihn presque la larme à l’oeil car c’est comme si nous vivions la séparation de nos mères une seconde fois (oui oui, Yulia a aussi un peu assimilé Lihn à sa mère, décidément!!!!!!!!!!).
C’est le coeur serré mais serein que nous quittons ce petit bout de paradis en direction de Hanoi en passant par le même attrape-touriste, entre-temps!
Prochaine étape, la «baie d’Halong terrestre» de la province de Ninh Binh à Tam Coc…

Eurasie 2010 : Hanoï

Direction plein Nord. Nous prenons en catastrophe (toutes les places sont prises) un bus couchette public dans une agence. La fille de l’agence très sympathique nous paye le taxi et nous escorte jusqu’à la gare routière où nous attend un bus sans place numérotée. C’est navrant de voir les gens, tous âges confondus, se battre à la porte d’entrée pour avoir «la meilleure place»! Plus aucun respect des anciens à ce moment, j’avoue également avoir auparavant forcé de cette façon. Nous rentrons finalement dans le bus où les couvertures et oreillers semblent avoir accueillis la dernière fois un groupe de lépreux! Comme toujours, traditionnelles gargotes sur le bord de la route pour y manger riz et tofu épicés (j’en ai marrrrreee!) entre deux longs trajets sur des routes défoncées.
C’est toujours avec des airs de zombis que l’on sort du bus au petit matin et qu’on doit réagir vite avant que le chauffeur ne balance son sac dans la marre de boue à coté et rester zen devant les dizaines de chauffeurs de taxi qui répètent toujours la même chose sans comprendre que l’on puisse marcher à piedicus!
Hanoi ne ressemble pas à l’enfer de Ho Chi Minh, je dirais plutôt que c’est le purgatoire! Rien de plus à dire, nous nous sommes encore réfugiés dans notre hostel car la moindre sortie nous tape sur le système, je sais nous sommes douillets, mais la il faut pas pousser, on voyage pour en profiter pas pour en baver! Quelques jolis monuments récents tout de même comme le quartier de l’opéra où certains bâtiments sont des copies conformes des immeubles Hausmaniens de Paris! Et dire que le quartier des 36rues est classé Unesco, autant classer le souk du Caire à ce moment-là!
Nous consacrons une journée à la recherche d’une agence pour dépenser notre cadeau d’anniversaire sur la baie d’Halong à bord d’une belle jonque durant 3 jours et 2 nuits. Nous opterons finalement pour la même agence (Heritage Cruise) que Audrey et Antoine, un des seuls contacts à être compétitif, réactif et ouvert ce samedi!! Le prix est vraiment intéressant en cette basse saison, nous arrachons la croisière tout compris durant 3 jours et 2 nuits sur le bateau à 105 USD par personnes au lieu de 175USD.
Ne vous leurrez pas, vous pouvez trouver le même type de circuit à 38USD mais ne vous attendez pas à passer un bon moment, tous les voyageurs croisés sont déçus. Ne prenez pas en dessous de 30 USD par jours, la baie d’Halong mérite tout de même quelques dollars de plus, non?…
Nous bouclons pour la millième fois nos sacs pour rejoindre demain la fabuleuse baie d’Halong.

Eurasie 2010 : Hué

Voici Hué, le véritable détonateur de notre voyage au Vietnam. Vraiment, au Sud il n’y a finalement pas grand chose à voir…
Nous avons la grande chance d’arriver le jour de la cérémonie d’ouverture du festival culturel international de Hué! Cet événement est organisé tout les deux ans et rassemble cette année des artistes de 31 pays et dont l’initiative est soutenuE par la France (nous avons rencontré l’organisateur Vietnamien parlant couramment le Français). L’ensemble se déroule dans toute la région mais surtout au sein de la citadelle. Hué fut vers le 19-ème siècle, la capitale du royaume où empereurs et cités furent calqués sur le modèle Chinois. Bien entendu, les Français tenaient ici leur plus belles marionnettes pour diriger le pays comme ils l’entendent! Cette présence a également marqué l’architecture du mur d’enceinte de la citadelle par une influence à la Vauban! La figure de proue est incontestablement la place du Tet où trône l’immense drapeau rouge à l’étoile jaune. Les Vietcong réussirent par un coup de force et de diversion mémorable à en chasser les Américains durant quelques jours, cet acte a marqué le début de la fin.
Hué a eu la mauvaise idée de se retrouver en pleine ligne de démarcation (établie à la chute des Français) entre le Nord communiste et le Sud, capitaliste, le fameux 17-ème parallèle. En conséquence, la région (nommée démilitarisée) a été la plus bombardée et la plus militarisée du monde, il ne reste malheureusement pas grand chose de la citadelle. Les mauvaises langues, comme nous, disent que les Américains ne respectent pas les monuments vu qu’il n’ont pas d’histoire! Notons tout de même au passage que la bombe atomique devait initialement être larguée au dessus de Kyoto, mais le président a refusé de détruire une telle merveille (enfin, un homme éclairé).
Nous posons nos valises dans un hôtel très sympathique avant de nous lancer vers la citadelle au risque de nos vies (avec cette circulation, j’exagère pas!). La ville est malgré tout agréable et fait penser à une petite Budapest (ne me demandez pas pourquoi, ça n’engage que moi!), les efforts de décorations sont remarquables et il y a de la création qui ne demande que plus de moyens pour s’exprimer pleinement.
Nous nous faufilons au milieu de la foule avant d’apercevoir la magnifique porte d’entrée et les tribunes de la cérémonie. Le périmètre est sérieusement bouclé par la Police, nous n’avons pas de tickets mais faisons les touristes idiots. Les policiers repoussent les gens en menaçant de leur bâton électrique mais nous laissent passer avec un grand sourire! Pour une fois qu’on a le traitement VIP parce qu’on est blanc!
La scène est magnifique et les tableaux relatent les différentes ethnies et périodes Vietnamiennes puis finit sur quelques spectacles des pays invités. Malheureusement, la pluie se met à tomber sérieusement et rentrons trempés, ce qui n’as pas empêché les artistes de continuer dans une mare devant les caméras de télévisions!
Hué retrouve peu à peu sa créativité culturelle qui avait été verrouillée par le communisme. Ce festival reste modeste mais est rudement bien réussi! Nous avons fait plusieurs soirées à nous déplacer de scènes en scènes en fonction de nos envies. Nous avons donc pu profiter de danses traditionnelles Vietnamiennes, Indiennes, Coréennes, Russes, de danses modernes Anglaises (spécial!), de défilés, de l’opéra de Pékin et surtout de la mise en scène ultra-communiste sur le Tet (on aurait cru les documents d’archives pendant l’URSS)! Un régal dans ce décor qui fait penser aux festivals d’été du sud de la France.
La citadelle ayant été bombardée, l’excursion principale reste les tombeaux des empereurs, plus ou moins folkloriques les uns que les autres mais demandant tous un sacré financement de restauration!
Nous tombons sur la voiture du moine s’étant immolé par le feu en plein Saïgon pour protester contre la pression du communisme sur les bonzes. Cette photo a fait le tour du monde!
Pour finir, nous sommes tombés sur la joyeuse troupe d’échassiers venus de Belgique pour le festival, un début de soirée arrosé et très convivial que nous espérons retrouver en Flandre si elle existe toujours dans 1 an!!!!!!!!!!!
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Eurasie 2010 : Hoi An

Nous rencontrons sur la plage tout à fait par hasard, Audrey et Antoine qui nous collent depuis le début!!! Je rigole, c’est plutôt nous! Nous prenons le même bus de nuit jusqu’à Hoi An, une des rares petites cités à ne pas avoir subi les ravages de la guerre. Nous avons mal dormi dans le sleeping bus car les couchettes sont trop courtes, quant à Audrey et Antoine, ils ont carrément fait les crêpes à l’arrière!
Le lendemain, après avoir trouvé un petit hostel, nous nous offrons un copieux petit déjeuner Français à la boulangerie du centre! Quel bonheur d’engloutir un véritable pain au (vrai) chocolat et un croissant gavé de beurre!! Je ne parle même pas du café que Yulia adore (à la Française) et des tartinnes avec la confiture. Si on avait cela tous les matins, on ne ferait plus de grasse-matinées!!!!
En ce qui me concerne, les bâtiments coloniaux me font plus penser aux films qui se déroulent au Mexique de part leurs couleurs de façades!
L’ensemble des visites est décevant, à la Vietnamienne quoi! Déjà, on ne peut acheter les tickets d’entrées que par 4, vous payez 4 même si vous ne voulez en voir qu’un! Par ailleurs, il y a peu à voir, hormis un temple principal et nous avons absolument détesté l’aspect commercial omniprésent.
La visite commence toujours accompagnée d’une jeune fille qui vous explique l’histoire de la maison et de sa famille puis dérive très vite vers l’arrière salle où l’on vend de tout et n’importe quoi. C’est n’est rien de plus que des magasins déguisés où l’on paye pour entrer! Incroyable!
En même temps que Audrey et Antoine, nous allons visiter le site Cham de MySon, mais eux louent une moto et nous un tour organisé. Louer une moto au Vietnam est interdit pour les étrangers et si il arrivent quoique ce soit, non seulement aucune assurance ne vous prendra en charge mais il faudra payer sur le champs tout les dommages et intérêts. Vu comment la circulation est folle au Vietnam, je préfère me dégonfler!
Nous arrivons sur le site et faisons la visite ensemble, bien que quelques bombes Américaines soient passées tout prêt, les monuments n’ont pas trop souffert, mais après Angkor, difficile de s’émerveiller devant ces ruines malgré leurs histoires!
Nous reviendrons par bateau, Yulia adore les croisières, si petites soient elles!
Le lendemain nous devons nous rendre à la frontières toute proche (140Km!) pour refaire un visa à Yulia. En effet, elle a une autorisation non extensible. Le seul moyen de rester plus longtemps est de ressortir et rentrer immédiatement pour obtenir un nouveau tampon de 15 jours.
On se rend à la gare routière où le chauffeur de bus essaye de nous vendre le ticket de bus quasiment 2 fois plus cher que normal, mais optons pour le ticket de « monsieur tout le monde » directement au guichet. Ces gens sont si malhonnêtes qu’il est même inutile de s’adresser à eux, ils faut les contraindre à ne pas nous voler.
2h30 plus tard, nous voici à la ville frontière, les taxi-motos essayent de nous faire payer 3 fois le prix pour un trajet qui dure à pied 15minutes! Je n’arrive pas à comprendre pourquoi ils ne préfèrent pas appliquer le tarif normal après négociation et ainsi gagner de l’argent plutôt que de carrément renoncer et attendre un autre voyageur improbable.
Nous voici devant les douanes, nous essayons de demander si ce que nous comptons faire est possible, le douanier est surpris de la question tellement la faisabilité est logique! Bon, ben on va tenter, un petit coup de tampon et voilà Yulia sortie du Vietnam et donc au milieu du vide international! L’angoisse gagne Yulia car si il y a le moindre pépin, elle restera bloquée au Laos alors que je dois rester au Vietnam, quelques centaines de mètres de No Man’s land séparent les deux pays!
Yulia s’en va d’un pas rapide vers la lointaine frontière du Laos tandis que je pose mes fesses à cotés des douaniers. Ceux-ci, après quelques minutes me demandent où je vais! Je leur dis de ne pas s’inquiéter, j’attends ma femme qui vient de sortir, elle va revenir dans quelques instants!!!!! OK me disent-ils, sans être plus étonnés et m’invitant à patienter à l’ombre, la pratique doit être courante!
La situation est pour moi hilarante et illogique!
Après plusieurs refus aux changeuses de devises au noir qui elles ne comprennent absolument rien à cela, Yulia revient avec un grand sourire. Tout s’est bien déroulé. Elle est arrivée, a rempli sa carte d’immigration et s’est immédiatement retournée vers le guichet de sortie après avoir reçu son tampon d’entrée! Un coup de tampon de sorti à coté de celui d’entrée encore frais et la voici revenue au Vietnam! Le Laos n’as pas changé depuis notre dernière visite me dit elle, deux fois n’est pas de trop pour visiter ce pays!!!!
Nous présentons ensemble le passeport de Yulia et la voici repartie pour 15 nouveaux jours sans même remplir la carte d’immigration! Yulia passe le contrôle de sorti sans problème mais pour moi qui ne suis jamais sorti du Vietnam, le douanier ne comprend pas pourquoi je suis là à me présenter au guichet d’immigration, ben il n’y a pas d’autres issus!!!!
Nous revenons finalement à la gare routière avant de nous faire démarcher par un minibus en immédiate partance (inutile de dire que le prix initial était de 4 fois le prix local…).
Arrivés à la ville de transit, nous reprenons un minibus pour Hué après s’être fait engueulés comme des malpropres car nous refusions de payer encore une fois 4 fois le prix du local. L’agressivité de cette femme résume à elle seule notre immense déception de ce pays. Pas étonnant que les agences ont le maître mot du marché, il est tout bonnement pénible de se déplacer par nos propres moyens.
Bref pour moi, la magie des lieux n’opère pas, je reste bloqué sur la Chine bien plus somptueuse (pas eu de bombardements) et authentique! 10 siècles de domination Chinoise a laissé son empreinte culturelle mais les Américains sont entre temps passés avec leurs Dollars!
Néanmoins certaines petites choses attirent notre regard comme certaines maisons, les marchés des meubles incrustés de nacre (véritables???), les bateliers et les petites ruelles. Comme toujours, nous sommes constamment harcelés avec les «Achète moi quelque chose».Ici, le tourisme est rabaissé à son plus bas niveau de porte-feuille sur patte, de ce fait, on est pas mécontent de partir… C’est dommage de penser comme cela!
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Eurasie 2010 : Nha Trang

On descend de la montagne à cheval, on descend de la montagne à cheval! Le bus doit avoir quelques bourrins sous le capot mais apparemment pas assez, heureusement que ca ne fait que descendre, espérons que ses freins soient plus performants!
Juste avant d’atteindre le bord de mer, nous profitons d’une pause pipi à coté d’un superbe site Cham que nous ne pourrons malheureusement pas visiter, celui de Nha Trang fut décevant. La route côtière est superbe et ressemble à la côte d’azur: d’immenses complexes touristiques poussent comme des champignons, qu’en sera-t-il dans 10 ans?
Une fois à Nha Trang, nous trouvons une coquette chambre climatisée avant de nous rendre compte que l’électricité est coupée un jour sur deux car la Chine retient trop les fleuves en amont pour l’alimentation de ses barrages hydroélectriques! Nha Trang se révèle la première étape reposante au Vietnam, il y fait bon stagner quelques jours dans un cadre ressemblant furieusement à la baie de Marseille! On se fait un merveilleux restaurant Français et prenons une excursion d’une journée aux îles proches. Quelle idée de faire du tourisme à l’asiatique où l’on fait que survoler les sites au pas de course et on se complaît à mettre de la techno à fond alors qu’on est dans une réserve naturelle! c’était fun et heureusement pas cher!
Seul souci lorsque vous vous baignez, les Vietnamiens sont vraiment sales et jettent absolument tout autours d’eux une fois consommé, l’eau est polluée ainsi que les plages. J’ai néanmoins du mal à partir de cette petite «Grande Motte» pour Hoi An demain… Sniff!
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Eurasie 2010 : Dalat

10 degrés de moins à Dalat, situé à 1500m d’altitude. Pour la première fois depuis trop longtemps… ON RESPIRE !!!!!!!!!!!!! Il fait frisquet même quelque fois et ressortons nos petites laines!
Mais n’ayons pas peur des mots, il n’y a rien à Dalat, je me demande encore pourquoi nous y sommes allés! Bon évidemment nous n’avons pas exploré les environs mais nous avions plus envie de partir et de se faire d’excellent restaurants. Les Vietnamiens ont gardé quelques atouts Français, la poste et la bouffe!!!!Notre budget part dans les restaurants, c’est rudement bon et bon marché! Le vin coule à flot, le pain et le fromage sont présents. Quel bonheur!!!!!!!!!
Vu qu’il n’y a rien à dire ici, j’en profite pour remplir les lignes en parlant des Vietnamiens. Qu’ils le veuillent ou non, ils ont bien adopté la méthode «Dollars, Dollars», il n’ont que ça à la bouche! En voici un peuple mercantile qui n’hésite pas à vous arnaquer à chaque instant et se permettant même d’hurler sa colère lorsque vous n’êtes pas d’accord! Bref, les principaux mots qui qualifient le Vietnamien de rue sont : Dollars, arnaqueur, hautain, lunatique, et j’en passe. Bien que cela ne concerne heureusement qu’une minorité de personnes au contact des touristes, c’est le pire pays que nous traversons, et de loin! Il faut tout le temps être sur ces gardes et cela nous prive de la communication avec les locaux, ils sont insistants (buy me something!) et vraiment pas sympas. Une exception tout de même pour le personnel des hôtels et surtout des restaurants qui sont toujours agréables et serviables. C’est dommage mais heureusement le pays est magnifique malgré ses cicatrices.
Demain nous nous rendons sur la cote à Nha Trang.

Eurasie 2010 : Saïgon (Ho Chi Minh Ville)

Nous repartons de Siem Reap pour Phnom Penh au Cambodge avant d’opter pour un bus plus confortable (l’odeur de la poussière dans la climatisation me donne envie de vomir) afin de rejoindre Ho Chi Minh Ville (ex-Saïgon).
Mais tout d’abord, nous devons essayer de récupérer nos passeports à l’ambassade de Chine! En ce qui me concerne je suis terrifié! Il se sont forcément rendus compte que mon invitation était grossièrement falsifié par ordinateur. Au mieux, le visa m’est (naturellement) refusé, au pire, je suis interdit de territoire à vie avec d’éventuelles poursuites (faut pas pousser!), la honte à l’ambassade!!
Traditionnelle fouille inutile avant de présenter notre coupon au guichet (j’ai le coeur qui palpite et je suis déjà rouge!) lorsque la fonctionnaire, téléphone à la main, nous jette nos passeports sur le présentoir. Ben? Elle est où, mon engueulade?!!!!! Je m’y était tant préparé!
Nous ouvrons nos passeports et deux jolis visas sont collés dedans… Heureux. Mais c’est louche! Soit ils sont complètement à l’ouest car mes documents sentaient si fort l’arnaque, soit ils laissent passer. En tout cas, je me suis juré de ne plus recommencer, c’est trop risqué! C’est étrangement à ce moment que j’ai vraiment compris que j’aimais la Chine et voulait y retourner!
Bref, nous montons dans le bus pour HCMV (Ho Chi Minh Ville) avec Mékong Express, réputée comme offrant le meilleur service. En effet, les bus sont confortables, un petit déjeuner est servi (ou plutôt un succulent en-cas), l’hôtesse est au petits soins et l’eau est offerte. Tout aillait bien avant qu’il nous arrête à leur restaurant commissionné dont les prix sont prohibitifs (4 crevettes sans rien à 6USD !!!!!!!), nous nous contentons de nouilles à l’eau en grognant et se brûlant car ils ne nous laissent que 15minutes de pause! C’est le pire service que nous avons subi!!!
Bon l’essentiel c’est que nous soyons déposés en plein centre-ville de Ho Chi Minh. Notre première impression sera la bonne pour tout le reste du pays, horriblement bruyant et dynamique (excusez- moi du terme mais c’est un bordel monstre, il en a partout!) et extrêmement dangereux pour les piétons. Imaginez un pays de 80 millions de personnes et 45millions de … motos!!!!!!!!!!!!!! Cela se faufile de partout, cela klaxonne tout le temps, il sont partout et fantastiquement énervants! Les trottoirs, lorsqu’ils existent, sont impraticables car ils servent de parking ou de terrasse pour les restaurants de rue. Bref, voici la définition de l’enfer pour nous! Nous nous réfugions dans notre hôtel et les restaurants, seuls endroits agréables! Nous tentons tout de même une rapide excursion dans la ville connue comme étant l’une des plus belles d’Asie (j’aimerais connaître les critères rien que pour rire!), seul l’église et la poste à la structure Eiffel valent le détour. Nous croisons sur le chemin les victimes de l’agent Orange, puissant défoliant utilisé en masse par les Américains (merci Mo Santos) lors de la guerre du Vietnam et étant hautement toxique. Nous avons vu des enfants aux malformations désespérantes aussi…
Ainsi, lors de la guerre du Vietnam, les Américains ont inventés un concept ignoble en créant des «zones de tirs libres» où il était possible de tirer sur tout ce qui bouge, sans raisons… On déversait donc agent orange, bombes, mines, phosphore, Napalm et bien entendu mitraille sur cet ennemi invisible sans distinction d’âge. Oui Oui, il y a eu un «Ouradour sur Glane» local, où les Américains se sont livrés à une tuerie d’un village: toute la population (femmes, enfants, vieillards compris) y a laissé leurs vies, pour le simple plaisir du détachement…
Je passe sur les distractions des GI qui consistaient, entre autres, à exécuter les prisonniers en les traînant derrière leurs chars sur des kilomètres et à ramasser pour la photo, des restes humains VietCong. Qui était l’agresseur? Il y a quasiment eu deux fois plus de bombes tombées au Vietnam que pendant la seconde guerre mondiale en général. Au total, ce n’est même pas le quart des morts Vietnamiens qui étaient vraiment des combattants, le reste n’est que civil!!!
Je fait un peu l’impasse sur la colonisation Française qui n’as pas eu que des bienfaits mais le Routard indique que les Français, au contraire des Anglais qui ne pensaient que commerce, avait un véritable idéal de développement local. En tout état de cause, lorsque l’on lit l’histoire de Bien Den Phu, on se demande vraiment si l’état major Français n’est pas aveugle comme la ligne Maginot. Au début de la seconde guerre mondiale, nous possédions la plus puissante armée mécanisée du monde, bien au-delà de l’Allemagne Nazi. Comprenez la joie de Hitler lorsque ses chars ont pu traverser la forêt des Ardennes jugée impénétrable pour prendre en tenaille et réduire au néant notre armée en quelques jours!
En tout état de cause, il y a beaucoup à apprendre de la stratégie Vietnamienne, sans doute la plus fine de ces dernières guerres car elle avait l’avantage d’être consciente de ses faiblesses! Contre les Américains c’est le combat d’un éléphant contre une fourmi mais l’intelligence, le terrain et l’usure eurent raisons des envahisseurs Français, Américains et Chinois (qui n’ont tenu que 17 jours!).
Honnêtement, il faut vraiment être suicidaire, en prenant en compte la complexité du terrain et le caractère Vietnamien que quiconque pourra vaincre sur ce peuple. Lorsque l’on voit les tunnels de Cu Chi, où les blancs ne peuvent même pas rentrer, creusés avec des moyens dérisoires et invincibles, imaginez la piste Ho Chi Minh ravitaillant en vivres et munitions le Nord et le Sud à dos d’homme, la jungle épaisse, les grottes, et surtout la force de vaincre, oubliez tout de suite votre envie de conquérants, car en plus les Vietnamiens ne sont pas particulièrement accueillants!!! 1 Kg de riz et 1M3 pour dormir suffisent à un combattant VietCong pour tenir des mois sans dépression!
J’en ai assez dit, la conclusion c’est que c’était des guerres meurtrières perdues d’avance (Ho Chi Minh disait qu’il perdrait 10 hommes contre 1 Américains mais qu’il gagnerait quand-même!) et où les Américains n’ont pas brillé pour le respect des lois élémentaires.
Tout cela pour dire que Ho Chi Minh Ville a une atmosphère insoutenable, à notre goût, on part demain respirer pour Dalat!