Archives de catégorie : Thaïlande

Eurasie 2010 : Chiang Rai

De nouveau un bus pour nous rendre au Nord du pays. Nous choisissons Chiang Rai plutôt que Chiang Mai car il semble y avoir davantage de visites à proximité et bénéficie d’un accès rapide au Laos, chose importante lorsque le visa expire bientôt! Nous taillons la route avec un jeune couple de Français vivant en Australie, Audrey et Antoine.
Chiang Rai n’est pas spécialement une ville plaisante et les activités demeurent limitées lorsque l’on opte pas pour un trek d’immersion ethnique sur les hauteurs de la jungle. Nous louons de nouveau un scooter pour atteindre (difficilement car 150KM A+R!) le lieu-dit «Triangle d’or» et surtout pour visiter le musée «Hall of Opium». Le triangle d’or désigne en réalité une vaste région englobant la Birmanie, la Thaïlande et le Laos pour la culture illégale d’Opium. Pourquoi Or? Tout simplement parce que déjà à l’antiquité, l’Opium s’échangeait contre son poids en Or! Le musée retrace merveilleusement bien l’histoire de l’Opium, depuis les égyptiens jusqu’aux différentes guerres d’Opium opposants notamment les Britanniques avec les Chinois. Nous avons tous ce cliché du Chinois allongé fumant sa pipe d’Opium, ils peuvent haïr les Britanniques! En effet, les Britanniques étant dans une situation économique délicate mais ayant acquis la suprématie maritime dans le monde après la défaite de Napoléon, ont agressivement développé leur réseau commercial. L’opium produit en Inde servait à payer le Thé produit en Chine qui sera consommé en Grande Bretagne (premier triangle d’échanges), de l’autre côté un commerce de textile et d’escale alimentait le second triangle entre la Grande Bretagne, l’Afrique et le nouveau monde.
Les Chinois, ayant assez de voir leur population dépérir affreusement, ont décidé de s’opposer à la force Britannique en détruisant plusieurs dépôts d’Opium. La Grande Bretagne tardât pas à réagir en écrasant la résistance qui sera la première guerre d’Opium. Pour pénalités, la Grande Bretagne exigeât plusieurs possessions en territoire Chinois, dont le port aux parfums, Hong Kong! Les concessions étrangères ont de nouveau augmentés après la seconde guerre d’Opium, où les Français ont notamment récupéré Shanghai…
L’Opium n’est rien d’autre que la sève récoltée au lendemain d’une légère entaille sur la hauteur d’une fleur non éclose de pavot. La résine est bouillie et filtrée pour la débarrasser de ses impuretés. Il suffit ensuite de la raffiner pour obtenir de l’Opium, la raffiner de nouveau pour obtenir de l’héroïne et la raffiner une nouvelle fois pour obtenir de la Morphine. Ceux qui prétendent qu’il n’y a pas de risque de dépendance avec de la Morphine me font bien marrer! Le musée est donc admirablement bien fait et retrace l’histoire complète de cette drogue ainsi que ses méfaits (nombreux!) et bienfaits (médecine). Une visite à ne pas manquer quoique prohibitif et difficile d’accès.
En ce qui concerne le lieu-dit «Triangle d’Or», aucun intérêt mis à part le fait de voir les 3 pays, peu intéressants!
Le lendemain nous allons vers le Sud pour visiter le temple blanc, encore en construction. L’extérieur est magnifique et bondé de symboles, telle la passerelle au dessus de l’enfer avant d’entrer. L’intérieur est stupéfiant, l’artiste décore les murs de ce temple purement bouddhique avec des fresques mettant en scène Léo de Matrix, les vaisseaux de la guerre des étoiles, la montre laser de James Bond, la station spatiale Mir, et les twins towers de New York au 11 Septembre, curieuse façon de symboliser le bien et le mal! J’aime particulièrement les représentations de Bush avec Ben Laden!!!!!!!!!!
Demain, nous nous levons à 5H pour prendre le bus de 6H au centre de la ville, puis après 2H30 de trajet, nous atteindrons la ville frontière de Chiang Khong afin de pénétrer au Laos en traversant le Mékong.
Visa Josselin (Français) : Visa de 30 Jours obtenu à l’arrivé directement à l’aéroport, gratuit.
Visa Yulia (Russe) : Visa de 30 Jours obtenu à l’arrivé directement à l’aéroport, gratuit.
Dates : du 07⁄04⁄2010 au 02⁄05⁄2010 soit 26 jours.
Dépenses :
Retraits : 116,09€ + 372,54€ + 228,02€ + 230,77€ + 233,74€ + 234,67€ = 1416€
Total de 1416€ soit 54,46€ ⁄ jour
Budget de 80€⁄jours soit une économie de 664€
Cumul : 10736€ avec un budget à +1735€
Notes :
Intérêt des monuments : 5⁄5
Vie culturelle : 4⁄5
Beautée des paysages : 4⁄5
Performance des transports : 4,5⁄5
Ambiance : 5⁄5
Activités ou sorties diverses : 5⁄5
Rapport qualité-prix : 4⁄5
Facilités touristiques : 5⁄5
Contacts avec la population : 3⁄5
Sentiment de sécurité : 5⁄5
Beautée des femmes (selon Josselin!) : 4⁄5
Beauté des hommes (selon Yulia!) : 4⁄5
Total de 52,5⁄60

Eurasie 2010 : Sukhothai

Nous partons d’Ayuthaya pour passer la journée dans le bus qui nous mènera à Sukhothai. On ne demande pas notre avis en nous collant un supplément de 2€ pour des sièges en premium, et bien tant mieux!!!!! Le confort est bien mieux qu’un bus privé VIP. Arrivés à New Sukhothai, il nous faut rejoindre Old Sukhothai via un étrange moto-taxi. Imaginez une moto avec une remorque devant et nous dedans! Nous arrivons à notre pension très confortable où je trafique la boîte électrique pour obtenir la climatisation initialement plus chère! Nous allons vite fait assister au coucher de soleil sur les temples et faisons (à notre goût!) de magnifiques photos!
C’est cette fois à pied que nous décidons d’explorer la petite Sukhothaï, citée ayant été tout bonnement abandonnée devant la fulgurante montée en puissance artistique et économique d’Ayuthaya. Nombre de guides préfèrent Sukhothai à Ayuthaya, pour nous, pas de doute, Ayuthaya est légèrement plus jolie, même si la splendeur du grand bouddha de Sukhothai pèse lourdement dans la balance et rentabilise le déplacement. Nulle n’est plus splendide que l’autre en définitive, les deux anciennes cités se complètent à merveille. L’art Khmer est de plus en plus présent, bien que nous allons vers le nord, nous sommes sur la route d’Angkor!
Le grand bouddha est pour nous une merveille, sa main droite, légèrement dorée par les pèlerins, est dans une posture superbe.
Nous repartons déjà demain pour le nord du pays et Chiang Rai, nous avons trop traîné dans le sud du pays, l’expiration du visa approche à grands pas!
« 1 de 3 »

Eurasie 2010 : Ayuthaya

Après un court trajet en Taxi qui, a contrario de la veille, a essayé de nous arnaquer, nous rejoignons la petite gare ferroviaire du nord.
Petite parenthèse pour les règles d’or : ne pas rentrer dans le taxi avant de vous être mis d’accord sur le prix à payer par écrit (surtout en Chine où nous n’avons pas la même façon de compter sur nos doigts!). Mémoriser le numéro de taxi, dans le cas de l’utilisation d’un compteur, bien vous assurer qu’il est activé et que le prix de jour s’applique, suivre votre déplacement sur une carte pour pas vous faire balader! Essayer de payer le prix juste et si vous êtes deux, l’un doit récupérer les bagages dans le coffre (des suppléments s’appliquent parfois, le mieux étant de garder les bagages avec soi) et le second ne doit pas sortir avant sous risque de vol des bagages!
Devant la gare, on essaye de nous diriger vers un autre guichet bien plus cher (Plus les rabatteurs sont insistants, plus vous êtes proches du but!) mais continuons à nous fier à notre instinct et logique. Les billets en troisième classe coûtent 15 baths, soit la misérable somme de 30centimes d’euros!! Direction Ayuthaya, l’ancienne capitale royale!
Nous grimpons le train et semblons être propulsés à 3000Km plus loin, en Inde!!!! En effet, le train doit avoir mon âge, les sièges en bois sont correctement inconfortables, les portes et les fenêtres ne ferment plus, les vieux ventilateurs empoussiérés, lorsqu’ils fonctionnent, émettent un grincement rouillés, bref l’ambiance fait curieusement penser à l’Inde sans le monde!!!! Nous attendons 45 minutes dans une chaleur accablante que le train daigne bouger lorsqu’une annonce, en Thaï bien évidemment, soit faite sur les vieux hauts parleurs qui grésillent. Evacuation générale du train, celui-ci est tout bonnement annulé! Heureusement nous avons tout notre temps! On nous indique le train à coté, traverser les rails et grimper cette marche si hautes pour atteindre le wagon est une épreuve à lui tout seule sous cette chaleur! Nous attendons une heure de plus avant que le train ne parte, toujours sous cette même chaleur torride! Yulia n’as jamais autant transpirée de sa vie!
Après moins de deux heures supplémentaires d’un joli trajet ou cette fois Yulia se prenait trop de vent en pleine poire, nous arrivons en gare d’Ayuthaya ou nous attendent, bien évidemment, quelques rabatteurs. Une propriétaire fut particulièrement courageuse de nous courir après en voyant notre guide du routard dépasser de ma poche et en se targuant d’être mentionnée dessus! Après avoir résisté à la chaleur pour le passage du fleuve en pirogue et jusqu’au centre-ville, nous finissons par flancher à quelques centaines de mètres de la rue des Guesthouses en nous jetant littéralement dans la benne du Pick-Up de la précédente proprio courageuse!! La chambre fut par ailleurs extrêmement correcte, la basse saison nous permet de profiter de logements plus confortables aux mêmes tarifs. Pour une saison des pluies, nous avons jamais subis la pluie en journée, c’est parfait!
Ayuthaya fut la capitale du Siam avant d’être totalement pillée et brûlée par les Birmans. La capitale du pays fut déplacé à Bangkok avec, notamment, les restes de l’ancienne citée! Juste après une bonne douche bien méritée, nous finissons la journée par deux temples proches dont le Wat Mahatat. Yulia n’apprécie pas particulièrement les vieilles pierres mais l’endroit reste magique. Nous découvrons la fameuse tête de bouddha emprisonnée des racines d’un arbre ainsi que les multiples Chedis encore debout. L’influence Khmer commence à se faire ressentir dans l’art et l’architecture.
Le lendemain nous louons un scooter pour faire une grosse boucle des temples à l’intérieur de l’île et sur la proche couronne en dehors de l’ile. Nous y découvrons des trésors inestimables malgré la chaleur écrasante qui a failli évanouir Yulia! Nous n’avons sûrement jamais bu autant d’eau en une seule journée, les bouteilles défilent à un rythme impressionnant, on croirait que l’eau se déversent directement de notre bouche aux pores de notre peau! Malgré une mise à sac, les vestiges sont impressionnants et valent largement le déplacement! Nous finissons par le plus grand bouddha en brique de Thaïlande que l’on déshabillait pour lui faire une petite fraîcheur, à l’impressionnant Chedi blanc. Nous terminons notre visite en pleine nuit ou les lumières semblent dorer des monuments.
Demain nous partons à Sukhothaï par la route…
« 1 de 4 »

Eurasie 2010 : Bangkok

Près de 2 semaines à faire les traines-savates dans le sud du pays, il faut penser à décoller car le visa est limité à 30 jours! Nous prenons le scooter pour comparer les agences de voyages (pas de gare routière à Koh Lanta), le tarif varie du simple double à 1,5 fois plus élevé mais reste bien moins cher que si l’on prenait un bus par nous-même de la gare de Krabi vers Bangkok! Nous prenons donc un bus ‘VIP’ entre Krabi et Bangkok, transfert depuis notre hôtel de Koh Lanta compris. Nous rangeons les affaires avec un grand soupir, rendons le scooter en payant 2 fois plus cher que prévu (Nous n’avions pas vu passer les jours, la gérante si!), un dernier coconut shake et le minivan arrive. Sniff!
Nous prenons 2 ferries pour traverser les deux bras de mer et rejoindre le continent. 3 heures de routes avec un couple Français qui hurlait à chaque fois qu’ils regardait la route! Nous somnolions ou dormions paisiblement. Le fait que le chauffeur double en même temps que la voiture d’en face ne nous impressionne plus vraiment!
Nous revenons sur les sentiers touristiques qui ressemblent désormais plus à des rails à grande vitesse. Nous sommes regroupés comme du bétail (très bien organisé par ailleurs, juste la frustration de ne rien contrôler!) avec nos étiquettes rouge sur la chemise en attendant le bus VIP. Je me suis amusé à écouter la conversion entre deux familles Française enseignantes en faisant mine de ne rien comprendre. Il y à des fois ou on est content d’être loin de toute les stupidités racontées dans l’hexagone (politiques, sociales, touristiques et j’en passe, j’en ai tellement entendu!!!!). Je comprend désormais bien mieux Yulia qui me reproche quelque fois de faire mon Français supérieur mais nous avons quelquefois la fâcheuse tendance à nous mettre en avant, tout sévèrement juger et se moquer (pas tout haut bien évidemment, il faut plus de courage pour cela…) de tout ce qui est particulièrement diffèrent ou original. J’espère que ces professeurs représentent une minorité et inculquent plus intelligemment la notion de respect à nos enfants avant de la réclamer à leur tour. Règle d’or apprise par des gardiens de prison plus tard, on n’obtient le respect qu’en l’offrant nous même… à méditer…
Bref, pas besoin d’être en Chine pour se bousculer à l’entrée d’un bus, nous nous battons bien plus férocement pour les «meilleures places» entre européens! En ce qui nous concerne, nous n’avons pas détecté de meilleurs places, si ce bus est VIP, alors ils le sont tous! Nous passons une nuit affreuse immergés dans une forte odeur d’urine, les toilettes débordaient avant que le chauffeur n’ait l’idée lumineuse de les vider sur le bas coté! Cela n’a absolument pas empêché la magnifique formation d’un couple entre un tout petit bout de femme et un jeune homme qui mesurait bien 2m20 qui peinait à placer ses gigantesques jambes à sa place, le malheureux se devait d’être souple et d’user de son imagination! Je n’avait jamais imaginé à quel point être grand était si handicapant!
Nous arrivons de bonne heure en plein centre de Bangkok, nous remarquons c’est toujours après plusieurs longues heures de galères que nous dormons enfin profondément et que le bus arrive! Je vous passe le détail de nos portraits ce matin-là , en train d’essayer d’emmerger tant bien que mal! Nous trouvons un hôtel convenable à deux pas du quartier animé. Première chose à faire, prendre une douche et ne surtout pas nous allonger après! Un copieux petit déjeuner et nous voici sur la route pour visiter le grand palace. Magnifique palais que voilà, certain trouveront certainement cela kitch mais nous adorons cette décadence de peinture dorée et de mosaïques de miroirs et de verre colorés. Pour Yulia il s’agit ni plus ni moins qu’un beau temple qu’elle a admiré jusqu’ici! Le temple abrite le fameux bouddha d’émeraude qui est en fait en jade. Celui-ci a été découvert au Laos sous une couche de stuc avant que les Siamois ne le volent pendant le pillage de Vientiane. C’est encore aujourd’hui l’un des principaux conflit entre les deux pays.
Le Siam se targue d’être le seul pays d’Asie à n’avoir jamais été colonisé, grâce à ses politiques d’ouverture et d’avant-gardisme. Le roi s’était entouré de ministres à majorité britannique, d’où cette petite influence notamment dans les costumes officiels.
Après un déjeuner à tendance éthiopienne (les doses!), je garde la surprise du grand bouddha du Wat Phou à Yulia. Fantastique, ainsi que le temple associé. Les temples de Bangkok valent vraiment le déplacement. Les moines sont omniprésents et anticonformistes pour notre vision chrétienne. En effet, on entre ici dans les ordres à n’importe quel âge et en ressortons quand on le souhaite. Les accessoires ‘superflus’ ne le sont pas ici, les moines font du tourisme, ont des téléphones portables et fument quelque fois!! Stupéfiant et hilarant!
« 1 de 4 »
Nous finissons notre tournée des monuments par le temple en marbre, nous avons du passer à travers une manifestation des ‘jaunes’ encadrés par des militaires rudement bien équipés pour le combat (boucliers, genouillères, gilets pare-balles etc…)! Intimidant, mais ce sont les premiers à offrir des sourires éclatants avec leurs foulards roses, mélange de jaune et de rouge signifiant qu’ils ne sont pas favorables à une opinion quelconque.
Le conflit est trop long à expliquer, discernons tout de même les rouges, favorables à une remise en place de l’ex premier-ministre destitué après un coup d’état militaire en 2006. Les rouges occupent (après l’aéroport, l’année dernière) à ce jour le Silom (quartier d’affaires) en protestation et réclament l’organisation d’élection. Contrairement à ce que l’on pense en Europe à cause de nos médias qui font du sensationnel, la ville n’est pas au bord de la guerre civile! Un touriste ne craint absolument rien, il suffit de se tenir à l’écart (cela coule de source) de tout rassemblement et tant pis pour l’abruti qui joue à l’apprenti-reporter au milieu des affrontements, c’est facile quand on sait que c’est la sécurité sociale qui va payer le retour en urgence et les dégâts en cas de pépin… N’oublions pas que la Sec c’est nous tous qui la payons, tout comme le chômage ce n’est pas parce que on a le droit que l’on doit en profiter ou prendre des risques inconsidérés. C’est mathématique, si on retire les parasites du système, tout le monde paiera moins d’impôts! Prenez l’exemple des USA, symbole d’une réussite capitaliste, pays extrêmement riche, salaires plus élevés, impôts réduits mais lorsque l’on un pépin on vous présente une joli facture ahurissante! Niveau santé c’est quasiment le tiers-monde! Nous on sait pourquoi on paye…
En tout cas pour Bangkok, si vous voulez mettre tout le monde d’accord, criez «mort au roi» au milieu d’un affrontement, soyez certain qu’il vous mettent en pièce ensemble! Le roi, dont les portraits fleurissent partout, fait l’objet de culte digne d’un dieu. Il est amusant de voir à proximité du rassemblement des vendeurs de drapeaux et divers accessoires qui étaient la veille surement en train de vendre les même drapeaux pendant la manifestation du camp adverse!
Nous cherchons un taxi à proximité qui s’avère exceptionnellement difficile à trouver. Nous en trouvons deux mais vides! Une dame s’avance vers nous en demandant où nous souhaitons aller, à l’énoncé de notre hôtel, elle nous indique le trajet à pied. Nous refusons et indiquons que nous souhaitons un taxi, celle-ci nous propose donc son taxi! C’est la première fois qu’un taxiste nous conseille de ne pas utiliser ses services! Nous grimpons à bord et au bout de quelques mètres, je demande que le compteur soit enclenché, celle-ci refuse en nous disant que c’est gratuit, nous sommes de l’autre coté du centre-ville!!! Après avoir insisté elle enclenche son compteur et nous raconte précisément le pourquoi du comment concernant le conflit actuel. C’était surement extrêmement intéressant mais nous n’avons absolument rien compris à cause de son accent. Après avoir demandé de répéter 4 fois, nous nous sommes contentés de hocher de la tête et dire yes ou nous exclamer en fonction du ton de sa phrase!!!!! Arrivé à bon port, le compteur indiquait 69bahts, je lui donne 70 mais la dame m’en rend 5, j’ai insisté une nouvelle fois pour payer le prix juste!!!! Incroyablement gentille, d’habitude nous sommes obligés de nous battre pour éviter les arnaques!!!!
En ce qui concerne la mégapole grouillante de vie et le trafic si dangereux, nous n’avons rien vu!! Mis à part le gigantesque marché du week-end, la ville semble endormie, calme, presque comme une ville de province! Pour le trafic, le routard de 2003 indiquait qu’il fallait une armure avant de monter dans un tuk-tuk, tout cela a bien changé! Le trafic est bien plus léger et cordial que Paris! Nous n’y sommes restés que quelques jours…
Pour le fameux pays du sourire, heureusement que le Nord est différent du Sud, nous pouvons enfin changer d’avis sur les Thaïlandais, ils sont incroyables!
Demain nous prenons un train pour Ayuthaya, ancienne capitale du Siam et entamons notre marche historique vers la mythique Angkor!

Eurasie 2010 : Koh Lanta

Bon, c’est bien joli Koh Phi Phi mais ce n’est vraiment pas dans notre budget (logement à 40euros par nuit), deux jours sont amplement suffisants, nous partons vers une destination bien plus modeste et bien meilleur marché : Koh Lanta.
Oui je sais, on connaît tous cette île depuis le jeu télévisé, d’ailleurs pas tourné ici mais sur l’île voisine de Koh Rok. Koh Lanta n’est plus (Comme la plupart des autres îles connues), l’île pour les Robinsons, même si elle a gardé un certain retrait et donc une certaine catégorie de touristes. Ici, point de discothèque ou de vie nocturne élaborée, pas d’activités très variées, pas de superbes plages non plus (la marée basse laisse apparaître beaucoup de rochers) et c’est tant mieux!!! La clientèle est avant tout plus cool et plus effacée que le touriste ordinaire sur Koh Phi Phi. Ici les activités les plus agréables restent de se reposer, faire le tour de l’île en scooter, admirer les couchers de soleil d’une beauté rare, se permettre de bons restaurants agrémentés des différents shakes, et finir dans un des bars à l’ambiance lounge, calme et feutrée au bord de la mer. Pour nous c’est le paradis et y sommes depuis plus d’une semaine, c’est aussi pour rattraper le monstrueux retard du site Internet!
Nous sommes arrivés en même temps qu’un couple de futurs professeurs de sport Suisse, Sarah et Bruno. Ils vont faire leur possible pour découvrir la Thaïlande, le Laos et le Cambodge en 2 mois avec un petit budget, nous leur souhaitons tout le meilleur du monde et comptons les recroiser d’ici leur retour de Koh Lipe. Nous avons passé de merveilleuses soirées ensemble et avons bravé les pistes de terre rouge du sud de l’Ile à la recherche des meilleures plages, mission accomplie!
Entre temps nous sommes tombés en plein festival du Songkran, fête de l’eau symbolisant le nouvel an bouddhiste, le jour le plus chaud de l’année et le début de la mousson. Fête bien connu dont tout le monde s’asperge littéralement d’eau par tout les moyens possibles! Nous étions en scooter et on s’est pris pas mal de bassines sur la tête! Rangez vous affaires sous la selle!
Bref ici, tout n’est que luxe, calme et volupté, on ne va pas s’en plaindre (C’est plutôt vous que l’on va plaindre!!!!).
Oh Yes!!!!!
« 1 de 4 »

Eurasie 2010 : Koh Phi Phi

Cela n’empêche, on est là pour faire quelques îles et commençons par rejoindre la plus jolie de toutes, Koh Phi Phi. C’est sur cette île, ou plus précisément à côté que sont prises toutes les photos de la barque thaïlandaise échouée sur une plage de sable fin et aux eaux turquoises et surtout sur Maya Bay que le film «The Beach» avec Leonard DiCaprio a été tourné. Autant vous prévenir tout de suite, Koh Phi Phi est ultra touristique, bien plus que Bora Bora en Polynésie dont les prix affolent les moins téméraires. Première chose pénible, les prix des taxiboats, seul moyen de transport sur cette île sans routes, on comprend après pourquoi les mecs peuvent se permettre de rester des heures dans un hamac accroché entre deux cocotiers! Seconde et dernière chose pénible, le bruit des taxiboats, là, on aimerait qu’il fasse payer bien plus cher pour rester plus longtemps dans le hamac!!!!!!
Notre première après-midi dans un hôtel face à la plage de Long Beach fut horrible avec le bruit et les remous rendant l’eau trouble. Ceux qui ne circulent pas stationnent au beau milieu de la plage, réduisant d’autant l’espace de tranquillité. Rien de bien agréable donc, sauf le massage Thaïlandais durant plus d’une heure le soir venu pour Yulia. Elle voulait un massage puissant, elle a été servie!! La masseuse est même montée debout sur elle.
Second jour, nous plions bagage pour rejoindre sans réservation un hôtel vivement recommandé sur internet et le routard, le Relax! L’hôtel est isolé et se situe sur la cote Nord-est, dont l’accès est hors de prix. Une fois sur place, vous êtes obligé de manger dans leur restaurant et louer ou acheter la moindre bricole chez eux, mais quel plaisir de se permettre un peu de luxe!
L’hôtel est sensationnel, le bungalow est vraiment digne de ce que j’ai précédemment vécu en Polynesie, le restaurant est fantastique (90% de clients Français, on comprend pourquoi c’est bon!!!), la plage idyllique avec un spot de snorkeling juste en face et pas beaucoup de monde! Seuls hics à ce tableau, la mer est infestée de petites méduses transparentes (ça brûle fort la peau!) et les draps synthétiques collent horriblement à la peau quand on transpire comme moi! Pour la lune de miel et les câlins, prenez climatisé, sinon vous ne vous toucherez pas, c’est garanti!!!!!
A noter que depuis Phuket, Yulia est une autre femme, déjà parce que la zone est autant « infestée » de Russes que de méduses (Les menus sont quelque fois écrit en Russe en premier, puis en Anglais!), et ensuite que les femmes en général semblent beaucoup apprécier le lot Chaleur+mer turquoise+cocotiers+Shakes+Blonds épilés (Ça doit faire aussi mal que les méduses ça!)!
A noter également que le légendaire sourire Thaïlandais n’est plus de rigueur dans le sud du pays, beaucoup sont désagréables voire agressifs au possible, c’est selon moi le gros point noir de la région. Vous n’êtes vraiment qu’un porte-monnaie sur pattes ici!
« 1 de 2 »

Eurasie 2010 : Phuket

3 heures de vols à bord de cette très bonne compagnie qu’est Air Asia et 1 heure de décalage horaire plus tard, nous atterrissons à l’aéroport international de Phuket-Thaïlande, oui Monsieur! Le passage du temps grisonnant et frais de Hong Kong, puis l’air climatisé de l’avion jusqu’à la fournaise tropicale est saisissant! On bloque quelques instants à la porte de l’avion tellement il fait chaud, on dégouline littéralement quelques minutes après. Nous sommes à seulement 200Km de la Malaisie et à 2000 Km de l’équateur!
Le passage de la douane ressemble à celui de Tahiti avec ses ventilateurs au plafond brinquebalent. Tout se déroule bien et avons 30 jours d’autorisation sur le territoire.
C’est là que les choses rigolotes commencent, nous souhaitons aller à la plage de Kata (45Km) sans y perdre trop de plumes et avant de nous dessécher totalement sachant qu’il est déjà plus de minuit. Nos bagages récupérés, nous nous mettons à la recherche des si rares taxis-meter, seuls taxis avec compteurs! Sur le parvis, nous rencontrons Youssef qui vient passer quelques jours à Patong beach avant de rentrer en France. Notre destination n’est qu’un peu plus loin, nous partagerons le taxi pour nous y rendre. Arrivés entre Kata Beach et Karon Beach, nous visitons l’hôtel le moins cher recommandé par le Lonely Planet pour passer la nuit et partir ensuite directement sur l’île de Koh Phi Phi. Hôtel miteux, il fallait s’en douter, mais c’est pas cher. La première rencontre de Yulia avec des Geckos sur les murs scellera le refus pour cet hébergement! Nous n savons pas encore, mais notre séjour en Thailand sera en compagnie de toute sorte de bestioles dans les hôtels et surtout à l’extérieur.
Deuxième hôtel de la liste, un charmant bungalow avec piscine qui semble plus onéreux que ce qu’il y a d’inscrit sur le bouquin, nous ne saurons jamais puisque personne n’assurait la réception. Nous avons même pensé sérieusement à dormir sur leur terrasse tellement il fait chaud! Les chiens qui gardaient le comptoir ont aboyé un moment mais pas assez pour réveiller le patron, on s’est fait rapidement des potes à poils en tout cas!
Presque 3 heures du matin et rien, nous marchons et tombons sur une restauratrice fermant son bar et tenant un petit hôtel sympa à deux pas de la plage. Le prix est raisonnable d’autant plus qu’elle nous propose spontanément, à la vue de notre arrivée tardive, de rester également la nuit suivante, ça c’est appréciable!Le seul hic, c’est la climatisation…sans thermostat! Donc à 5 heures c’est le réveil dans un frigo, 7 heures on se lève car c’est la fournaise!
Première sortie au soleil sous une chaleur dingue qui ne nous empêche pas de faire la tournée des petits commerces alentours proposant des millions de contrefaçons Chinoises (Billabong, Quicksilver, etc…) pour notre plus grand plaisir et celui de notre budget!!! Nous faisons le plein de vêtements légers en tout genre sans oublier le maillot de bain tendance et la casquette sombre qui ne noircit pas après quelques jours de transpiration! De l’autre côté, nous abandonnons à l’hôtel beaucoup de choses devenues inutiles et notamment nos sacs de couchage, snifff. On se munit également d’un ensemble masque et tuba pour faire du snorkeling. Malgré les critiques sur Phuket (ultra touristique et filles + drogues sont la règle vers Patong), nous l’aimons bien notre petite plage. Le snorkeling est mignonnet, le sable agréable, l’eau presque trop chaude, pas trop de monde, que demander de mieux??!