Eurasie 2010 – Pokhara

Après avoir fait un dernier repas avec nos amis Bretons Célia et Guillaume, nous prenons le lendemain un bus pour Pokhara. Nous arrivons en milieu de journée devant le lac prétendu en danger d’assèchement sur le bouquin mais bien au dessus de son niveau normal en cette saison pluvieuse. Pokhara en cette saison justement, c’est un havre de paix, un petit village où toutes les commodités sont à portée de main, encore une zone qui va nous scotchés un petit moment!
Justement, cela fait trois jours qu’il y a un temps exécrable, et dire que les Annapurnas sont juste devant nous et que c’est tellement nuageux que l’on arrive même pas à voir la voisine qui se douche!!! Au soir du troisième jour, nous sortons de notre excellent hôtel Peninsula, totalement déprimés d’une part par les avertissements des dangers de l’Inde prochaine, d’autre part par l’impossibilité, ou plutôt l’inutilité de faire un quelconque trek sous ce temps. Et là, comme dans les films, on lève le menton et on voit ces géants aux neiges éternelles en face de nous! Oh la vacchhheeee !!! Effectivement, c’est haut l’Himalaya!
Quatrième jour qui commence aussi pourri que les autres jours, on se recouche après s’être réveillé à 5 heures du matin, la déprime recommence! Quand c’est comme cela, il faut vite s’extirper de son trou avant de se mortifier et aller de l’avant, même si on a pas envie! Nous achetons donc un billet de bus pour rejoindre le lendemain la frontière Indienne, rien ne sert de rester ici après tout…
Devinez quoi! Une suite ensoleillée assortie d’un dégagement complet des Annapurnas en fin d’après-midi! On n’hésite pas une seconde, on prend le premier taxi qui vient, négocions même pas le prix pour foncer à Sarangkot et admirer en hauteur cette partie de la chaîne Himalayenne si célèbre. Ce fut ressenti comme un véritable don des dieux, cette levée de rideau! Il n’y a rien de comparable à autant de gigantisme, ces montagnes semblent intouchables tellement nous sommes insignifiants à leurs pieds. En ces lieux on comprend mieux la suprématie totale de la nature.
Après plus de 250 photos prises en 20 minutes, nous nous sommes regardés, Yulia et moi, tout en soupirant profondément. Demain c’est l’Inde mais que dirons nous de Pokhara? Nous ne sommes même pas sûr de revenir un jour! Non, il faut retarder le bus et tenter coûte que coûte ce trek, ce cadeau est bien plus qu’un appel du pied pour nous inciter à rester!
Lendemain, direction le magasin de trekking pour louer des sacs de couchage polaires et y acheter les indispensables ponchos pour la pluie ainsi que les guêtres qui serviront autant comme rempart contre les sangsues qui traînent par milliards en cette saison et nous protéger de la boue et de l’eau.
Direction également le bureau du trekking Népalais, le permis (ou plutôt la taxe environnementale pour la sauvegarde du parc naturel) + le TIMS (système d’information pour faciliter les recherches en cas de pépin) nous reviennent à 35€ chacun.
Nous sommes enfin prêts pour le départ, nos sacs sont légers et jambes solides! Demain, on attaque le trek du sanctuaire des Annapurnas!
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