Eurasie 2010 : Retour en Chine : SangriLa

La campagne commence à être Tibétaine avec ses champs mêlant le vert et le jaune, les maisons sont fantastiques avec leurs véritables troncs d’arbres comme piliers porteurs.
Nous arrivons à SangriLa après 3 heures de route, c’est une ville qui paraît conserver au premier abord son originalité Tibétaine. Malgré la beautée de la vieille ville, on se rend vite compte que tout est fait pour créer un environnement Tibetain virtuel pour le folklore touristique à la Chinoise. On ne va critiquer que les nouveaux bâtiments soient respectueux du style Tibetain mais ça ne fait vraiment pas authentique! Nous débarquons un peu trop tôt du bus et avons la chance de tomber pile poil devant le PSB (Public Security Bureau) qui s’occupe des étrangers. Nous avons réservé notre tour au Tibet mais sommes confrontés à un soucis de taille, c’est que notre visa expire 6 jours avant notre sortie programmée du territoire! Il est facile contre environ 18€ de prolonger son visa d’un mois supplémentaire mais le PSB de Lijiang nous a déjà refusé de traiter notre demande car il ne peut l’accepter que 7 jours avant la date d’expiration; 7 jours avant, nous serons à Lhassa et le PSB de Lhassa refuse catégoriquement de traiter la moindre extension, on se demande à quoi ils servent! Nous tombons sur une adorable Tibétaine qui nous explique que l’ordinateur n’accepte pas la demande 1 semaine avant, impossible donc de le faire ici. La seule solution restante étant de faire la demande à un PSB d’une grosse ville comme Kunming mais les délais de traitement passent de 6 heures à 1 semaine !!! Nous verrons bien à Kunming.
Nous arrivons à pied dans la vieille ville toute petite mais très charmante, sans plan, difficile de s’y retrouver! Nous rencontrons une Américaine qui enseigne l’Anglais ici et nous mène vers notre GH qui est d’ailleurs trop neuve pour être ouverte! Nous trouvons finalement sur une bicoque en bois pour y passer la nuit avant de partir à la découverte de la vieille ville dominée par le temple au plus gros moulin à prière du monde. Les caméras sont partout, les seuls moines que nous voyons sont derrière une boutique, tout semble calculé tout comme les danses organisées chaque soirs sur la place centrale (même si la gaieté est de mise); c’est un avant-goût du Tibet sous contrôle des Chinois…
Le lendemain nous nous rendons en bus local au grand monastère Tibétain, étape du pèlerinage vers Lhassa comptant en 2008 prés de 600 moines. Le bus s’arrête, un policier nous ordonne de descendre, nous refusons en demandant pourquoi! Après tois refus, faisant sourire les locaux, qui continueront leur route vers le monastère, il appelle un collègue qui parle Anglais et nous explique que tout a changé: le monastère est totalement encadré et sous surveillance, les tickets ont doublés et devons prendre le bus jaune à touristes, seul autorisé à transporter des étrangers! Cela commence bien! Arrivés sur place la déception est immense, les Chinois détruisent carrément les anciens bâtiments pour en reconstruire des nouveaux! L’âme a disparu laissant place au tourisme de masse Chinois sous haute surveillance. Les seuls moines qui restent sont des commerciaux derrière des boutiques. Nous ne restons pas une seconde de plus, si les Chinois n’ont pas pu éradiquer la culture Tibétaine par la force en 50 ans, alors je pense que SangriLa est un nouveau prototype d’anéantissement par le tourisme qui semble avoir malheureusement réussi ici…
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