Eurasie 2010 : Ayuthaya

Après un court trajet en Taxi qui, a contrario de la veille, a essayé de nous arnaquer, nous rejoignons la petite gare ferroviaire du nord.
Petite parenthèse pour les règles d’or : ne pas rentrer dans le taxi avant de vous être mis d’accord sur le prix à payer par écrit (surtout en Chine où nous n’avons pas la même façon de compter sur nos doigts!). Mémoriser le numéro de taxi, dans le cas de l’utilisation d’un compteur, bien vous assurer qu’il est activé et que le prix de jour s’applique, suivre votre déplacement sur une carte pour pas vous faire balader! Essayer de payer le prix juste et si vous êtes deux, l’un doit récupérer les bagages dans le coffre (des suppléments s’appliquent parfois, le mieux étant de garder les bagages avec soi) et le second ne doit pas sortir avant sous risque de vol des bagages!
Devant la gare, on essaye de nous diriger vers un autre guichet bien plus cher (Plus les rabatteurs sont insistants, plus vous êtes proches du but!) mais continuons à nous fier à notre instinct et logique. Les billets en troisième classe coûtent 15 baths, soit la misérable somme de 30centimes d’euros!! Direction Ayuthaya, l’ancienne capitale royale!
Nous grimpons le train et semblons être propulsés à 3000Km plus loin, en Inde!!!! En effet, le train doit avoir mon âge, les sièges en bois sont correctement inconfortables, les portes et les fenêtres ne ferment plus, les vieux ventilateurs empoussiérés, lorsqu’ils fonctionnent, émettent un grincement rouillés, bref l’ambiance fait curieusement penser à l’Inde sans le monde!!!! Nous attendons 45 minutes dans une chaleur accablante que le train daigne bouger lorsqu’une annonce, en Thaï bien évidemment, soit faite sur les vieux hauts parleurs qui grésillent. Evacuation générale du train, celui-ci est tout bonnement annulé! Heureusement nous avons tout notre temps! On nous indique le train à coté, traverser les rails et grimper cette marche si hautes pour atteindre le wagon est une épreuve à lui tout seule sous cette chaleur! Nous attendons une heure de plus avant que le train ne parte, toujours sous cette même chaleur torride! Yulia n’as jamais autant transpirée de sa vie!
Après moins de deux heures supplémentaires d’un joli trajet ou cette fois Yulia se prenait trop de vent en pleine poire, nous arrivons en gare d’Ayuthaya ou nous attendent, bien évidemment, quelques rabatteurs. Une propriétaire fut particulièrement courageuse de nous courir après en voyant notre guide du routard dépasser de ma poche et en se targuant d’être mentionnée dessus! Après avoir résisté à la chaleur pour le passage du fleuve en pirogue et jusqu’au centre-ville, nous finissons par flancher à quelques centaines de mètres de la rue des Guesthouses en nous jetant littéralement dans la benne du Pick-Up de la précédente proprio courageuse!! La chambre fut par ailleurs extrêmement correcte, la basse saison nous permet de profiter de logements plus confortables aux mêmes tarifs. Pour une saison des pluies, nous avons jamais subis la pluie en journée, c’est parfait!
Ayuthaya fut la capitale du Siam avant d’être totalement pillée et brûlée par les Birmans. La capitale du pays fut déplacé à Bangkok avec, notamment, les restes de l’ancienne citée! Juste après une bonne douche bien méritée, nous finissons la journée par deux temples proches dont le Wat Mahatat. Yulia n’apprécie pas particulièrement les vieilles pierres mais l’endroit reste magique. Nous découvrons la fameuse tête de bouddha emprisonnée des racines d’un arbre ainsi que les multiples Chedis encore debout. L’influence Khmer commence à se faire ressentir dans l’art et l’architecture.
Le lendemain nous louons un scooter pour faire une grosse boucle des temples à l’intérieur de l’île et sur la proche couronne en dehors de l’ile. Nous y découvrons des trésors inestimables malgré la chaleur écrasante qui a failli évanouir Yulia! Nous n’avons sûrement jamais bu autant d’eau en une seule journée, les bouteilles défilent à un rythme impressionnant, on croirait que l’eau se déversent directement de notre bouche aux pores de notre peau! Malgré une mise à sac, les vestiges sont impressionnants et valent largement le déplacement! Nous finissons par le plus grand bouddha en brique de Thaïlande que l’on déshabillait pour lui faire une petite fraîcheur, à l’impressionnant Chedi blanc. Nous terminons notre visite en pleine nuit ou les lumières semblent dorer des monuments.
Demain nous partons à Sukhothaï par la route…
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