Eurasie 2010 : Sukhothai

Nous partons d’Ayuthaya pour passer la journée dans le bus qui nous mènera à Sukhothai. On ne demande pas notre avis en nous collant un supplément de 2€ pour des sièges en premium, et bien tant mieux!!!!! Le confort est bien mieux qu’un bus privé VIP. Arrivés à New Sukhothai, il nous faut rejoindre Old Sukhothai via un étrange moto-taxi. Imaginez une moto avec une remorque devant et nous dedans! Nous arrivons à notre pension très confortable où je trafique la boîte électrique pour obtenir la climatisation initialement plus chère! Nous allons vite fait assister au coucher de soleil sur les temples et faisons (à notre goût!) de magnifiques photos!
C’est cette fois à pied que nous décidons d’explorer la petite Sukhothaï, citée ayant été tout bonnement abandonnée devant la fulgurante montée en puissance artistique et économique d’Ayuthaya. Nombre de guides préfèrent Sukhothai à Ayuthaya, pour nous, pas de doute, Ayuthaya est légèrement plus jolie, même si la splendeur du grand bouddha de Sukhothai pèse lourdement dans la balance et rentabilise le déplacement. Nulle n’est plus splendide que l’autre en définitive, les deux anciennes cités se complètent à merveille. L’art Khmer est de plus en plus présent, bien que nous allons vers le nord, nous sommes sur la route d’Angkor!
Le grand bouddha est pour nous une merveille, sa main droite, légèrement dorée par les pèlerins, est dans une posture superbe.
Nous repartons déjà demain pour le nord du pays et Chiang Rai, nous avons trop traîné dans le sud du pays, l’expiration du visa approche à grands pas!
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Eurasie 2010 : Ayuthaya

Après un court trajet en Taxi qui, a contrario de la veille, a essayé de nous arnaquer, nous rejoignons la petite gare ferroviaire du nord.
Petite parenthèse pour les règles d’or : ne pas rentrer dans le taxi avant de vous être mis d’accord sur le prix à payer par écrit (surtout en Chine où nous n’avons pas la même façon de compter sur nos doigts!). Mémoriser le numéro de taxi, dans le cas de l’utilisation d’un compteur, bien vous assurer qu’il est activé et que le prix de jour s’applique, suivre votre déplacement sur une carte pour pas vous faire balader! Essayer de payer le prix juste et si vous êtes deux, l’un doit récupérer les bagages dans le coffre (des suppléments s’appliquent parfois, le mieux étant de garder les bagages avec soi) et le second ne doit pas sortir avant sous risque de vol des bagages!
Devant la gare, on essaye de nous diriger vers un autre guichet bien plus cher (Plus les rabatteurs sont insistants, plus vous êtes proches du but!) mais continuons à nous fier à notre instinct et logique. Les billets en troisième classe coûtent 15 baths, soit la misérable somme de 30centimes d’euros!! Direction Ayuthaya, l’ancienne capitale royale!
Nous grimpons le train et semblons être propulsés à 3000Km plus loin, en Inde!!!! En effet, le train doit avoir mon âge, les sièges en bois sont correctement inconfortables, les portes et les fenêtres ne ferment plus, les vieux ventilateurs empoussiérés, lorsqu’ils fonctionnent, émettent un grincement rouillés, bref l’ambiance fait curieusement penser à l’Inde sans le monde!!!! Nous attendons 45 minutes dans une chaleur accablante que le train daigne bouger lorsqu’une annonce, en Thaï bien évidemment, soit faite sur les vieux hauts parleurs qui grésillent. Evacuation générale du train, celui-ci est tout bonnement annulé! Heureusement nous avons tout notre temps! On nous indique le train à coté, traverser les rails et grimper cette marche si hautes pour atteindre le wagon est une épreuve à lui tout seule sous cette chaleur! Nous attendons une heure de plus avant que le train ne parte, toujours sous cette même chaleur torride! Yulia n’as jamais autant transpirée de sa vie!
Après moins de deux heures supplémentaires d’un joli trajet ou cette fois Yulia se prenait trop de vent en pleine poire, nous arrivons en gare d’Ayuthaya ou nous attendent, bien évidemment, quelques rabatteurs. Une propriétaire fut particulièrement courageuse de nous courir après en voyant notre guide du routard dépasser de ma poche et en se targuant d’être mentionnée dessus! Après avoir résisté à la chaleur pour le passage du fleuve en pirogue et jusqu’au centre-ville, nous finissons par flancher à quelques centaines de mètres de la rue des Guesthouses en nous jetant littéralement dans la benne du Pick-Up de la précédente proprio courageuse!! La chambre fut par ailleurs extrêmement correcte, la basse saison nous permet de profiter de logements plus confortables aux mêmes tarifs. Pour une saison des pluies, nous avons jamais subis la pluie en journée, c’est parfait!
Ayuthaya fut la capitale du Siam avant d’être totalement pillée et brûlée par les Birmans. La capitale du pays fut déplacé à Bangkok avec, notamment, les restes de l’ancienne citée! Juste après une bonne douche bien méritée, nous finissons la journée par deux temples proches dont le Wat Mahatat. Yulia n’apprécie pas particulièrement les vieilles pierres mais l’endroit reste magique. Nous découvrons la fameuse tête de bouddha emprisonnée des racines d’un arbre ainsi que les multiples Chedis encore debout. L’influence Khmer commence à se faire ressentir dans l’art et l’architecture.
Le lendemain nous louons un scooter pour faire une grosse boucle des temples à l’intérieur de l’île et sur la proche couronne en dehors de l’ile. Nous y découvrons des trésors inestimables malgré la chaleur écrasante qui a failli évanouir Yulia! Nous n’avons sûrement jamais bu autant d’eau en une seule journée, les bouteilles défilent à un rythme impressionnant, on croirait que l’eau se déversent directement de notre bouche aux pores de notre peau! Malgré une mise à sac, les vestiges sont impressionnants et valent largement le déplacement! Nous finissons par le plus grand bouddha en brique de Thaïlande que l’on déshabillait pour lui faire une petite fraîcheur, à l’impressionnant Chedi blanc. Nous terminons notre visite en pleine nuit ou les lumières semblent dorer des monuments.
Demain nous partons à Sukhothaï par la route…
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Eurasie 2010 : Bangkok

Près de 2 semaines à faire les traines-savates dans le sud du pays, il faut penser à décoller car le visa est limité à 30 jours! Nous prenons le scooter pour comparer les agences de voyages (pas de gare routière à Koh Lanta), le tarif varie du simple double à 1,5 fois plus élevé mais reste bien moins cher que si l’on prenait un bus par nous-même de la gare de Krabi vers Bangkok! Nous prenons donc un bus ‘VIP’ entre Krabi et Bangkok, transfert depuis notre hôtel de Koh Lanta compris. Nous rangeons les affaires avec un grand soupir, rendons le scooter en payant 2 fois plus cher que prévu (Nous n’avions pas vu passer les jours, la gérante si!), un dernier coconut shake et le minivan arrive. Sniff!
Nous prenons 2 ferries pour traverser les deux bras de mer et rejoindre le continent. 3 heures de routes avec un couple Français qui hurlait à chaque fois qu’ils regardait la route! Nous somnolions ou dormions paisiblement. Le fait que le chauffeur double en même temps que la voiture d’en face ne nous impressionne plus vraiment!
Nous revenons sur les sentiers touristiques qui ressemblent désormais plus à des rails à grande vitesse. Nous sommes regroupés comme du bétail (très bien organisé par ailleurs, juste la frustration de ne rien contrôler!) avec nos étiquettes rouge sur la chemise en attendant le bus VIP. Je me suis amusé à écouter la conversion entre deux familles Française enseignantes en faisant mine de ne rien comprendre. Il y à des fois ou on est content d’être loin de toute les stupidités racontées dans l’hexagone (politiques, sociales, touristiques et j’en passe, j’en ai tellement entendu!!!!). Je comprend désormais bien mieux Yulia qui me reproche quelque fois de faire mon Français supérieur mais nous avons quelquefois la fâcheuse tendance à nous mettre en avant, tout sévèrement juger et se moquer (pas tout haut bien évidemment, il faut plus de courage pour cela…) de tout ce qui est particulièrement diffèrent ou original. J’espère que ces professeurs représentent une minorité et inculquent plus intelligemment la notion de respect à nos enfants avant de la réclamer à leur tour. Règle d’or apprise par des gardiens de prison plus tard, on n’obtient le respect qu’en l’offrant nous même… à méditer…
Bref, pas besoin d’être en Chine pour se bousculer à l’entrée d’un bus, nous nous battons bien plus férocement pour les «meilleures places» entre européens! En ce qui nous concerne, nous n’avons pas détecté de meilleurs places, si ce bus est VIP, alors ils le sont tous! Nous passons une nuit affreuse immergés dans une forte odeur d’urine, les toilettes débordaient avant que le chauffeur n’ait l’idée lumineuse de les vider sur le bas coté! Cela n’a absolument pas empêché la magnifique formation d’un couple entre un tout petit bout de femme et un jeune homme qui mesurait bien 2m20 qui peinait à placer ses gigantesques jambes à sa place, le malheureux se devait d’être souple et d’user de son imagination! Je n’avait jamais imaginé à quel point être grand était si handicapant!
Nous arrivons de bonne heure en plein centre de Bangkok, nous remarquons c’est toujours après plusieurs longues heures de galères que nous dormons enfin profondément et que le bus arrive! Je vous passe le détail de nos portraits ce matin-là , en train d’essayer d’emmerger tant bien que mal! Nous trouvons un hôtel convenable à deux pas du quartier animé. Première chose à faire, prendre une douche et ne surtout pas nous allonger après! Un copieux petit déjeuner et nous voici sur la route pour visiter le grand palace. Magnifique palais que voilà, certain trouveront certainement cela kitch mais nous adorons cette décadence de peinture dorée et de mosaïques de miroirs et de verre colorés. Pour Yulia il s’agit ni plus ni moins qu’un beau temple qu’elle a admiré jusqu’ici! Le temple abrite le fameux bouddha d’émeraude qui est en fait en jade. Celui-ci a été découvert au Laos sous une couche de stuc avant que les Siamois ne le volent pendant le pillage de Vientiane. C’est encore aujourd’hui l’un des principaux conflit entre les deux pays.
Le Siam se targue d’être le seul pays d’Asie à n’avoir jamais été colonisé, grâce à ses politiques d’ouverture et d’avant-gardisme. Le roi s’était entouré de ministres à majorité britannique, d’où cette petite influence notamment dans les costumes officiels.
Après un déjeuner à tendance éthiopienne (les doses!), je garde la surprise du grand bouddha du Wat Phou à Yulia. Fantastique, ainsi que le temple associé. Les temples de Bangkok valent vraiment le déplacement. Les moines sont omniprésents et anticonformistes pour notre vision chrétienne. En effet, on entre ici dans les ordres à n’importe quel âge et en ressortons quand on le souhaite. Les accessoires ‘superflus’ ne le sont pas ici, les moines font du tourisme, ont des téléphones portables et fument quelque fois!! Stupéfiant et hilarant!
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Nous finissons notre tournée des monuments par le temple en marbre, nous avons du passer à travers une manifestation des ‘jaunes’ encadrés par des militaires rudement bien équipés pour le combat (boucliers, genouillères, gilets pare-balles etc…)! Intimidant, mais ce sont les premiers à offrir des sourires éclatants avec leurs foulards roses, mélange de jaune et de rouge signifiant qu’ils ne sont pas favorables à une opinion quelconque.
Le conflit est trop long à expliquer, discernons tout de même les rouges, favorables à une remise en place de l’ex premier-ministre destitué après un coup d’état militaire en 2006. Les rouges occupent (après l’aéroport, l’année dernière) à ce jour le Silom (quartier d’affaires) en protestation et réclament l’organisation d’élection. Contrairement à ce que l’on pense en Europe à cause de nos médias qui font du sensationnel, la ville n’est pas au bord de la guerre civile! Un touriste ne craint absolument rien, il suffit de se tenir à l’écart (cela coule de source) de tout rassemblement et tant pis pour l’abruti qui joue à l’apprenti-reporter au milieu des affrontements, c’est facile quand on sait que c’est la sécurité sociale qui va payer le retour en urgence et les dégâts en cas de pépin… N’oublions pas que la Sec c’est nous tous qui la payons, tout comme le chômage ce n’est pas parce que on a le droit que l’on doit en profiter ou prendre des risques inconsidérés. C’est mathématique, si on retire les parasites du système, tout le monde paiera moins d’impôts! Prenez l’exemple des USA, symbole d’une réussite capitaliste, pays extrêmement riche, salaires plus élevés, impôts réduits mais lorsque l’on un pépin on vous présente une joli facture ahurissante! Niveau santé c’est quasiment le tiers-monde! Nous on sait pourquoi on paye…
En tout cas pour Bangkok, si vous voulez mettre tout le monde d’accord, criez «mort au roi» au milieu d’un affrontement, soyez certain qu’il vous mettent en pièce ensemble! Le roi, dont les portraits fleurissent partout, fait l’objet de culte digne d’un dieu. Il est amusant de voir à proximité du rassemblement des vendeurs de drapeaux et divers accessoires qui étaient la veille surement en train de vendre les même drapeaux pendant la manifestation du camp adverse!
Nous cherchons un taxi à proximité qui s’avère exceptionnellement difficile à trouver. Nous en trouvons deux mais vides! Une dame s’avance vers nous en demandant où nous souhaitons aller, à l’énoncé de notre hôtel, elle nous indique le trajet à pied. Nous refusons et indiquons que nous souhaitons un taxi, celle-ci nous propose donc son taxi! C’est la première fois qu’un taxiste nous conseille de ne pas utiliser ses services! Nous grimpons à bord et au bout de quelques mètres, je demande que le compteur soit enclenché, celle-ci refuse en nous disant que c’est gratuit, nous sommes de l’autre coté du centre-ville!!! Après avoir insisté elle enclenche son compteur et nous raconte précisément le pourquoi du comment concernant le conflit actuel. C’était surement extrêmement intéressant mais nous n’avons absolument rien compris à cause de son accent. Après avoir demandé de répéter 4 fois, nous nous sommes contentés de hocher de la tête et dire yes ou nous exclamer en fonction du ton de sa phrase!!!!! Arrivé à bon port, le compteur indiquait 69bahts, je lui donne 70 mais la dame m’en rend 5, j’ai insisté une nouvelle fois pour payer le prix juste!!!! Incroyablement gentille, d’habitude nous sommes obligés de nous battre pour éviter les arnaques!!!!
En ce qui concerne la mégapole grouillante de vie et le trafic si dangereux, nous n’avons rien vu!! Mis à part le gigantesque marché du week-end, la ville semble endormie, calme, presque comme une ville de province! Pour le trafic, le routard de 2003 indiquait qu’il fallait une armure avant de monter dans un tuk-tuk, tout cela a bien changé! Le trafic est bien plus léger et cordial que Paris! Nous n’y sommes restés que quelques jours…
Pour le fameux pays du sourire, heureusement que le Nord est différent du Sud, nous pouvons enfin changer d’avis sur les Thaïlandais, ils sont incroyables!
Demain nous prenons un train pour Ayuthaya, ancienne capitale du Siam et entamons notre marche historique vers la mythique Angkor!

Eurasie 2010 : Koh Lanta

Bon, c’est bien joli Koh Phi Phi mais ce n’est vraiment pas dans notre budget (logement à 40euros par nuit), deux jours sont amplement suffisants, nous partons vers une destination bien plus modeste et bien meilleur marché : Koh Lanta.
Oui je sais, on connaît tous cette île depuis le jeu télévisé, d’ailleurs pas tourné ici mais sur l’île voisine de Koh Rok. Koh Lanta n’est plus (Comme la plupart des autres îles connues), l’île pour les Robinsons, même si elle a gardé un certain retrait et donc une certaine catégorie de touristes. Ici, point de discothèque ou de vie nocturne élaborée, pas d’activités très variées, pas de superbes plages non plus (la marée basse laisse apparaître beaucoup de rochers) et c’est tant mieux!!! La clientèle est avant tout plus cool et plus effacée que le touriste ordinaire sur Koh Phi Phi. Ici les activités les plus agréables restent de se reposer, faire le tour de l’île en scooter, admirer les couchers de soleil d’une beauté rare, se permettre de bons restaurants agrémentés des différents shakes, et finir dans un des bars à l’ambiance lounge, calme et feutrée au bord de la mer. Pour nous c’est le paradis et y sommes depuis plus d’une semaine, c’est aussi pour rattraper le monstrueux retard du site Internet!
Nous sommes arrivés en même temps qu’un couple de futurs professeurs de sport Suisse, Sarah et Bruno. Ils vont faire leur possible pour découvrir la Thaïlande, le Laos et le Cambodge en 2 mois avec un petit budget, nous leur souhaitons tout le meilleur du monde et comptons les recroiser d’ici leur retour de Koh Lipe. Nous avons passé de merveilleuses soirées ensemble et avons bravé les pistes de terre rouge du sud de l’Ile à la recherche des meilleures plages, mission accomplie!
Entre temps nous sommes tombés en plein festival du Songkran, fête de l’eau symbolisant le nouvel an bouddhiste, le jour le plus chaud de l’année et le début de la mousson. Fête bien connu dont tout le monde s’asperge littéralement d’eau par tout les moyens possibles! Nous étions en scooter et on s’est pris pas mal de bassines sur la tête! Rangez vous affaires sous la selle!
Bref ici, tout n’est que luxe, calme et volupté, on ne va pas s’en plaindre (C’est plutôt vous que l’on va plaindre!!!!).
Oh Yes!!!!!
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Eurasie 2010 : Koh Phi Phi

Cela n’empêche, on est là pour faire quelques îles et commençons par rejoindre la plus jolie de toutes, Koh Phi Phi. C’est sur cette île, ou plus précisément à côté que sont prises toutes les photos de la barque thaïlandaise échouée sur une plage de sable fin et aux eaux turquoises et surtout sur Maya Bay que le film «The Beach» avec Leonard DiCaprio a été tourné. Autant vous prévenir tout de suite, Koh Phi Phi est ultra touristique, bien plus que Bora Bora en Polynésie dont les prix affolent les moins téméraires. Première chose pénible, les prix des taxiboats, seul moyen de transport sur cette île sans routes, on comprend après pourquoi les mecs peuvent se permettre de rester des heures dans un hamac accroché entre deux cocotiers! Seconde et dernière chose pénible, le bruit des taxiboats, là, on aimerait qu’il fasse payer bien plus cher pour rester plus longtemps dans le hamac!!!!!!
Notre première après-midi dans un hôtel face à la plage de Long Beach fut horrible avec le bruit et les remous rendant l’eau trouble. Ceux qui ne circulent pas stationnent au beau milieu de la plage, réduisant d’autant l’espace de tranquillité. Rien de bien agréable donc, sauf le massage Thaïlandais durant plus d’une heure le soir venu pour Yulia. Elle voulait un massage puissant, elle a été servie!! La masseuse est même montée debout sur elle.
Second jour, nous plions bagage pour rejoindre sans réservation un hôtel vivement recommandé sur internet et le routard, le Relax! L’hôtel est isolé et se situe sur la cote Nord-est, dont l’accès est hors de prix. Une fois sur place, vous êtes obligé de manger dans leur restaurant et louer ou acheter la moindre bricole chez eux, mais quel plaisir de se permettre un peu de luxe!
L’hôtel est sensationnel, le bungalow est vraiment digne de ce que j’ai précédemment vécu en Polynesie, le restaurant est fantastique (90% de clients Français, on comprend pourquoi c’est bon!!!), la plage idyllique avec un spot de snorkeling juste en face et pas beaucoup de monde! Seuls hics à ce tableau, la mer est infestée de petites méduses transparentes (ça brûle fort la peau!) et les draps synthétiques collent horriblement à la peau quand on transpire comme moi! Pour la lune de miel et les câlins, prenez climatisé, sinon vous ne vous toucherez pas, c’est garanti!!!!!
A noter que depuis Phuket, Yulia est une autre femme, déjà parce que la zone est autant « infestée » de Russes que de méduses (Les menus sont quelque fois écrit en Russe en premier, puis en Anglais!), et ensuite que les femmes en général semblent beaucoup apprécier le lot Chaleur+mer turquoise+cocotiers+Shakes+Blonds épilés (Ça doit faire aussi mal que les méduses ça!)!
A noter également que le légendaire sourire Thaïlandais n’est plus de rigueur dans le sud du pays, beaucoup sont désagréables voire agressifs au possible, c’est selon moi le gros point noir de la région. Vous n’êtes vraiment qu’un porte-monnaie sur pattes ici!
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Eurasie 2010 : Phuket

3 heures de vols à bord de cette très bonne compagnie qu’est Air Asia et 1 heure de décalage horaire plus tard, nous atterrissons à l’aéroport international de Phuket-Thaïlande, oui Monsieur! Le passage du temps grisonnant et frais de Hong Kong, puis l’air climatisé de l’avion jusqu’à la fournaise tropicale est saisissant! On bloque quelques instants à la porte de l’avion tellement il fait chaud, on dégouline littéralement quelques minutes après. Nous sommes à seulement 200Km de la Malaisie et à 2000 Km de l’équateur!
Le passage de la douane ressemble à celui de Tahiti avec ses ventilateurs au plafond brinquebalent. Tout se déroule bien et avons 30 jours d’autorisation sur le territoire.
C’est là que les choses rigolotes commencent, nous souhaitons aller à la plage de Kata (45Km) sans y perdre trop de plumes et avant de nous dessécher totalement sachant qu’il est déjà plus de minuit. Nos bagages récupérés, nous nous mettons à la recherche des si rares taxis-meter, seuls taxis avec compteurs! Sur le parvis, nous rencontrons Youssef qui vient passer quelques jours à Patong beach avant de rentrer en France. Notre destination n’est qu’un peu plus loin, nous partagerons le taxi pour nous y rendre. Arrivés entre Kata Beach et Karon Beach, nous visitons l’hôtel le moins cher recommandé par le Lonely Planet pour passer la nuit et partir ensuite directement sur l’île de Koh Phi Phi. Hôtel miteux, il fallait s’en douter, mais c’est pas cher. La première rencontre de Yulia avec des Geckos sur les murs scellera le refus pour cet hébergement! Nous n savons pas encore, mais notre séjour en Thailand sera en compagnie de toute sorte de bestioles dans les hôtels et surtout à l’extérieur.
Deuxième hôtel de la liste, un charmant bungalow avec piscine qui semble plus onéreux que ce qu’il y a d’inscrit sur le bouquin, nous ne saurons jamais puisque personne n’assurait la réception. Nous avons même pensé sérieusement à dormir sur leur terrasse tellement il fait chaud! Les chiens qui gardaient le comptoir ont aboyé un moment mais pas assez pour réveiller le patron, on s’est fait rapidement des potes à poils en tout cas!
Presque 3 heures du matin et rien, nous marchons et tombons sur une restauratrice fermant son bar et tenant un petit hôtel sympa à deux pas de la plage. Le prix est raisonnable d’autant plus qu’elle nous propose spontanément, à la vue de notre arrivée tardive, de rester également la nuit suivante, ça c’est appréciable!Le seul hic, c’est la climatisation…sans thermostat! Donc à 5 heures c’est le réveil dans un frigo, 7 heures on se lève car c’est la fournaise!
Première sortie au soleil sous une chaleur dingue qui ne nous empêche pas de faire la tournée des petits commerces alentours proposant des millions de contrefaçons Chinoises (Billabong, Quicksilver, etc…) pour notre plus grand plaisir et celui de notre budget!!! Nous faisons le plein de vêtements légers en tout genre sans oublier le maillot de bain tendance et la casquette sombre qui ne noircit pas après quelques jours de transpiration! De l’autre côté, nous abandonnons à l’hôtel beaucoup de choses devenues inutiles et notamment nos sacs de couchage, snifff. On se munit également d’un ensemble masque et tuba pour faire du snorkeling. Malgré les critiques sur Phuket (ultra touristique et filles + drogues sont la règle vers Patong), nous l’aimons bien notre petite plage. Le snorkeling est mignonnet, le sable agréable, l’eau presque trop chaude, pas trop de monde, que demander de mieux??!

Eurasie 2010 : Hong Kong

Hong Kong… Qui ne connaît pas??? «Le port au parfum» resté colonie britannique jusqu’en 1997, date de sa cession à la Chine en l’échange de 50 années de totale liberté insolente pour le régime de Pékin. Hong Kong n’est Chinois que sur le carte géographique, ici pas de censure, le rythme de vie est purement britannique avec le zèle obligatoire de sa puissance financière sur l’Asie. La frontière est par ailleurs bien réelle, au niveau consulaire lorsque vous rentrez à Hong Kong vous n’êtes pas en Chine et vice versa, ne vous faites pas piéger par un visa Chinois simple entrée!
Concluons tout d’abord sur notre voyage en Chine, nous avons dit beaucoup de bien comme énormément de mal sur ce pays et ses habitants. Au final c’est un pays fantastique où il est très facile de voyager par la gentillesse de ses habitants et la qualité de ses infrastructures. Pas de soucis consulaires ou policiers contrairement à ce que l’on pense, nous sommes libres comme l’air! Le patrimoine culturel et naturel est saisissant. Une mention spéciale pour le peuple Chinois qui malgré quelques habitudes extrêmement pénibles, est très attachant et serviable, on s’y sent vraiment comme chez soi!
Le bus de Yangshuo d’ailleurs extrêmement mal organisé, nous dépose à la gare routière que l’on pense être la centrale de Shenzhen. Que nenni! Nous nous sommes regroupés instinctivement entre Européens paumés (les locaux ont dû rigolé!) et nous nous trouvons en réalité à 14 stations de bus de la frontière (on se disait aussi que c’était étrangement peu développé et vert dans le coin!)!! A partir de là, il suffit de suivre le panneau (irréaliste!) de «Hong Kong», c’est quand même généralement mal indiqué… Quelque fois on doute sérieusement de la fiabilité de ces indications car nous ne cessons de monter les étages d’un immeuble aux multiples boutiques, on se croirait dans un département store! Hong Kong est dans les nuages? Sûrement, un peu dans nos rêves avant de passer la passerelle enjambant un bras de mer qui symbolise la frontière avec son lot de caméras et de barbelés!
Les douaniers sont bel et bien là, aucun soucis particulier, nous avons d’office droit à 90jours pour moi et 14 pour Yulia!
Une fois passé la frontière, nous sommes loin du Hong Kong que nous imaginons! Les tours sont inexistantes et la verdure est omniprésente. Nous devons prendre le MTR, sorte de métro faisant également office de «RER»! Nous avons mis du temps à comprendre que le métro était le MTR, les plans sont tout de même un peu trop basiques! Le prix nous scotchent après 2 mois en Chine, bien que les transports soient très bon marchés pour une mégapole de ce rang.
Nous sortons avec nos gros sacs à dos du MTR en plein cœur de Hong Kong Island, le choc culturel est énorme! La similitude avec Londres est surprenante, les grandes tours de verre abritent d’innombrables bureaux sur lesquels les larges vitrines des boutiques de luxe ferment parfois leurs portes pour les caprices d’une célébrité. L’anglais est placé avant le Chinois qui reprend tout de même de plus en plus ses droits. Les routes à la signalisation jaune sont usitées par des bus à double étages et qui roulent à toute allure et…à gauche! Le bruit, les fortes lumières, les automobiles et les gens sont présents en masse. Le détroit est également très utilisé par les divers paquebot, cargos, vedettes, speedboats, mais surtout le fameux star ferry qui assure les liaisons entre les îles à prix dérisoire. Hong Kong aux 7 millions d’habitants ne se révèle en tant que ville gratte-ciel que lorsque l’on lève le menton (fatiguant à la longue!), sinon on se sent comme dans une grande ville de province avec ses petits quartiers où l’on retrouve assez aisément des gens précédemment croisés!
La particularité de Hong Kong par rapport aux autres villes gratte-ciel, c’est que le centre (Kowloon et Island) est partagé par un bras de mer créant sa célèbre baie, et donc qu’un mur formé de buildings la ferme de part et d’autres. Je pense que c’est donc plutôt la « façade » qui est connue, dans les deux sens du terme!
Nous avons l’extrême chance qu’Olivia et Gregory, récents expatriés Parisiens, nous accueillent les bras ouverts dans leur magnifique appartement du 28 étage (soit près de 100mètres de haut! Ça devrait te plaire, Pierre gentil caribou!!!!).
Nous débarquons chez eux avec nos gros sacs, mes chaussures qui sentent le cadavre fraîchement déterré et tout en sueur après 15 heures de voyage dans un bus où j’ai carrément dû me retrancher sous ma veste aà cause de la climatisation réglée à fond les ballons et qui souffle, par chance, juste au dessus de moi! Sacré portrait!
Après une bonne douche méritée, Olivia eu la riche idée de nous emmener en un restaurant Français! Inutile de vous dire que j’ai profité de l’un des meilleurs repas de toute ma vie après 4 mois de vadrouille!! Je vous dresse le tableau : Mauresque (Pastis avec un soupçon de sirop d’orgeat), servi bien frais, véritable steak-frites et surtout, surtout, surtout LE plateau de fromage avec du bon pain frais et croustillant, un moment ma-gis-trallllll! Pensez qu’il y avait même du comté, fromage des dieux, j’étais comblé et ça me fait tourner la tête rien que de l’écrire! Encore un grand merci de nous avoir fait rêver avec nos si chers produits Français! Par ailleurs, il est incontestable que le meilleur endroit du monde pour manger avec goût demeure la France et que plus on s’y éloigne, plus elle nous manque…..!!
Une petite parenthèse (encore que dira Yulia en corrigeant! Je me croirais retourné à l’école avec la maîtresse qui corrige mes devoirs!) pour dire que l’on trouve une multitude de restaurants différents en Hong Kong et que (héritage Anglais??) l’on aperçoit dans le supermarché des trucs encore plus chimiques que par chez nous! La gestion de l’eau semble un réel problème (nous y arriverons aussi un jour ou l’autre) oà la grande majorité des bouteilles proposent de la « drinking water », comprenez une eau osmosée (déminéralisée comme pour nos fers à vapeur) et soumis aux UV, quelque fois minéralisée pour lui donner un petit goût…
On finit par se décrocher du restaurant et se séparer pour faire un peu les touristes (On est un peu venu pour ca!).En ce qui me concerne, le ventre bien rempli et les dernières saveurs accrochées à ma bouche (ou plutôt mon haleine envahie par le fromage!!), je reste toute l’après midi dans le gaz avec l’envie irrésistible de faire une bonne sieste!!
On se motive, on prend le star ferry pour rejoindre Kowloon et visiter le quartier. Les Pakistanais nous rappellent bien que nous avons la bonne tête de touriste en essayant de nous vendre montres ou autres bijoux! Le temps est couvert mais donne un effet irréel avec ces tours qui relient le ciel à la terre. Les tours IFC 1 et 2 (où Grégory travaille) sont impressionnantes par leurs dimensions (près de 500 mètres de haut pour près de 110 étages), bien que modestes en comparaison de la plus grande tour du monde à Dubaï d’environ 800 mètres de haut! Mais ça nous suffit! Le centre reste le quartier des affaires et la périphérie est résidentielle. Il est vrai que les immeubles principaux sont jolis malgré les innombrables publicités qui pullulent sur leurs toits. La grande majorité des autres immeubles semblent ne pas avoir été conçu sur un critère de beauté. Hong Kong n’est sûrement pas la plus belle mais certainement la plus « verticale ».
Le soir venu nous profitons du plus grand son et lumière au monde sur les buildings de l’île, rien de bien extraordinaire mais sympathique sortie.
Mais que font tous ces Asiatiques au milieu de Londres? Ls similitude est surprenante, la griffe Britannique est incontestable, notamment avec le quartier des pubs de Soho où musique forte, Anglophone bruyant (Euphémisme!!!), tonneaux de bière et écrans plats géants retransmettant les matchs de foot sont de rigueur! Nous y retrouvons Olivia et Grégory pour boire un verre de vodka dans le congélateur géant du bistrot Russe sur le son des musiciens Russes à proximité.
Nous nous rendrons sur la calme île de Lantau afin de rejoindre le plus grand bouddha en bronze du monde (36 Mètres de haut). Nous prenons le star ferry puis un bus où j’ai failli hurler contre un chauffeur qui me disait de mettre 44 au lieu de 54 Dollards! Il faut dire qu’il est complètement imbécile d’imposer la préparation du compte exact de somme comme 22,80 Dollars, même si je me suis rendu compte que l’imbécile c’était moi qui n’avait pas opté pour l’octopus (carte de paiement pour tout les transports de Hong Kong) pourtant intégralement remboursable lorsque l’on quitte le territoire! Parlons également des billets de banque ou le système financier est très particulier. Je ne saurais vous expliquer comment le système bancaire fonctionne mais les billets de banque n’en sont simplement pas, en tout cas pas comme ceux que nous connaissons! En effet, les billets sont des « bons » correspondant à la valeur faciale uniquement valable chez la banque émettrice. Ainsi vous trouverez des billets de 10 dollars tous différents les uns des autres issus d’autant de banques différentes implantées à Hong Kong! Le billet de 10 est d’ailleurs comme un collector car il est plastifié, ça surprend!
Le grand bouddha pour en revenir à lui est donc admirable (bien que très récent, datant des année 90) et jouit d’une situation exceptionnelle sur une île ayant échappé au développement immobilier frénétique (mis à part l’aéroport). En prenant le téléphérique qui nous redescendait, nous aurions beaucoup de fois souhaité descendre de la cabine pour profiter du coucher de soleil! Une cabine de téléphérique d’ailleurs « luxe » et donc plus chère car on voyait le paysage sous nos pieds à travers une vitre de plexiglas. Entre nous, on s’en fichait un peu, on a payé plus cher simplement pour éviter les 2 heures de queues pour la cabine des pauvres!
Pour clore notre tour de Hong Kong, nous voulions prendre de la hauteur, mais tous les étages panoramiques des tours étaient fermés à cause du grand week-end actuel. Nous nous rendons donc à Victoria Peak, le point le plus haut de l’île et la vue la plus connue de Hong Kong. Nous avions essayé de voir le panorama de nuit la veille mais, une véritable purée de pois, on ne voyait même pas la lumière de l’autre bout de la terrasse! Cela n’empêche pas le commerce qui propose de vous prendre en photo sur un écran bleu et de placer informatiquement derrière vous une magnifique prise de vue pour faire croire que vous y étiez au meilleur moment de l’année! Nous avons de la chance, la vue est assez dégagé pour en profiter à fond, l’endroit est même plaisant pour y rester un petit moment et manger, c’est d’ailleurs ici que j’ai mangé les meilleures lasagnes de ma vie!
Le tramways, historique car pionnier en Asie, défie incroyablement le dénivelé et nous propulse du pied de la China Bank Tower au point d’observation en quelques minutes. Il est d’ailleurs amusant de voir sur la photo que tout est interdit à Hong Kong, ce qui n’est pas plus mal. Ainsi fumer en certains endroits comme l’allée des stars, même à l’extérieur est totalement prohibé et puni de 5000$ HK, manger ou boire (faut pas avoir soif!) dans un lieu clos est puni de 1000$ HK, etc… Le plus amusant c’est que ça dérive légèrement en déterminant un prix pour tout, ainsi défoncer la barrière du parking à proximité de la China Bank Tower est puni de 10 000$ HK, à bon entendeur…
En redescendant, nous nous demandons ce que font ces centaines de femmes originaires des Philippines et qui se regroupent assises sur des cartons à même le sol dans la rue pour y manger, discuter, masser ou jouer. Il s’avère que ce sont des « gouvernantes » ou « maid » pourrait-on dire aux services de plus ou moins riches propriétaires et qui profitent de ces petites vacances pour sortir un peu. Leur situation est, paraît-il, précaire, salaire de misère et logement dans le placard de la maison du propriétaire pour nourrir leur famille resté au pays. Tout ceci est pourtant bien légal. Le libéralisme a ses limites tout de même…
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Visa Josselin (Français) : Visa demandé à Oulan Bator en Mongolie pour une durée de 60jours. Papiers nécessaires : 1 photo d’identité, 1 billet de retour ou de continuation. Coût : 30$US
Visa Yulia (Russe) : Visa demandé à Oulan Bator en Mongolie pour une durée de 60 jours. Papiers nécessaires : 1 photo d’identité, 1 billet de retour ou de continuation, le titre de séjour Français et ENORMEMENT de chance (Visa impossible à obtenir en Mongolie normalement, coût : 30$US
Dates : du 09⁄02⁄2010 au 07⁄04⁄2010 soit 58 jours.
Dépenses :
Retraits : 107,51€ + 107,04€ + 214,82€ + 214,88€ + 217,57€ + 217,57€ + 216,54€ + 324,86€ + 217,30€ + 215,43€ + 324,74€ + 267,69€ + 272,12€ + 219,95€ + 218,10€ + 95,45€ + 96,53€
Paiement : Billet d’avion Air Asia Hong Kong -> Phuket : 231,86€
Total de 3776€ soit 65,10€ ⁄ jour
Budget de 80€⁄jour soit une économie de 864€
Cumul : 9320€ avec un budget à +1071€
Notes :
Intérêt des monuments : 5⁄5
Vie culturelle : 5⁄5
Beautée des paysages : 5⁄5
Performance des transports : 5⁄5
Ambiance : 4⁄5
Activités ou sorties diverses : 4⁄5
Rapport qualité-prix : 4⁄5
Facilités touristiques : 5⁄5
Contacts avec la population : 5⁄5
Sentiment de sécurité : 5⁄5
Beautée des femmes (selon Josselin!) : 3⁄5
Beauté des hommes (selon Yulia!) : 2⁄5
Total de 52⁄60

Eurasie 2010 : Yangshuo

Où se trouve l’endroit le plus touristique de Chine? Pékin, Xian? Non, il s’agit sans doute de Yangshuo! Jadis petit village de pécheur (notamment au cormoran) et repère ultime de tranquillité des routards, la métamorphose a fait son œuvre en moins de 5ans et l’on croise désormais dans les rues bien plus de blancs que de Chinois! Yangshuo est au tourisme ce que Paris est aux champignons! (Mauvais exemple? Sans doute, mais j’avait envie d’écrire ça!!!) Bref, un vrai emporium où tout s’achète (le paradis des contrefaçons) et où l’on vend n’importe quoi! Aucune difficulté donc pour y venir et en repartir, idem pour le logement, les excursions, les activités nocturnes etc… Même chose que les rizières, les artisans d’hier sont devenues vendeurs ambulants qui nous harcellent constamment, bien qu’ils soient plus originaux les uns que les autres, et les cireurs de chaussures guettant la pompe sale, sont curieusement très sollicités!
L’excursion-phare aux alentours de cette cité perdue au beau milieu des pics karstiques (pains de sucre) demeure la «croisière» en bateau sur la rivière Li afin d’y admirer les plus beaux paysages. Nous y retrouvons par chance nos amis Québécois de Pingyao et Xian, Pierre et Louise. Nous ferons la croisière ensemble sur environ 3 heures au lieu de 2. Pourquoi? Non, le capitaine n’était pas plus sympa que les autres, mais simplement que nous étions sur un «bamboo raft» et que malgré un temps acceptable au départ, nous nous sommes pris au détour d’un pain de sucre, une saucée magistrale digne de la mousson, repartie d’ailleurs aussi vite qu’elle est arrivée! Nous en profiterons pour manger dans une bicoque (le capitaine de la croisière s’amuse, prend une commission et mange à l’œil, voilà pourquoi il souhaite que l’on se goinfre!) avant de revenir à Yangshuo.
Nous retournerons ensemble le lendemain à Moon Hill, l’étrange arche «du doigt des dieux» résultant d’une formation érosive. Le raide chemin du parking au pied de l’arche ne se fait pas seul, une armée de grand-mères bien portantes, nous suivent (voir même nous devancent, bon sang!) tout en entretenant une conversation un peu basique! Le coup classique à l’arrivée, elles décrochent leurs glacières du coup pour nous proposer de minuscules bouteilles d’eau en l’échange de la modique somme de 5 euros!!!!!!!!! Une Canadienne rencontrée au «camp de base» qui semblait camper ici depuis un moment, tellement ses dires étaient faux, nous conseille de grimper tout en haut, le chemin est très facile et rapide, dit-elle!! Bon, ça tombe bien, je rentre dans ma folie du panoramique! Nous montons avec Louise car Pierre éprouve un fort vertige. Le sentier facile s’avéra un véritable parcours du combattant Vietnamien, il avait plu la veille et le sentier qui n’était qu’un champs de boue (Il n’y avait heureusement pas les mines!), grimpait parfois si raide qu’il fallait se tenir les uns aux autres et surtout aux branches des arbres piquants! Je passe les détails sur l’état des pantalons à l’arrivée! Néanmoins, le panorama en valait vraiment la peine avec une vue à 360 degrés sur les pics karstiques environnants, vraiment fantastiques.
Je vous passe également la descente où Yulia et Louise ont magistralement glissées, mention spéciale pour Louise qui garde un éclatant sourire même lorsque la chute est inévitable! Ça c’est la classe!
Pour finir, nous irons à un charmant marché local dans le village à côté où nous verrons les traditionnels étals de fruits et légumes, épices, poissons, viandes, bric-à-brac, mais également l’arracheur de dent et la monstrueuse vendeuse de chiots (pour manger évidemment), honteusement si serrés dans leur cage que le moindre mouvement était impossible, je vous passe les complaintes…
Nous retournons à Yangshuo pour passer notre dernière soirée en compagnie de Pierre et Louise (nos chemins se séparent malheureusement ici et espérons grandement les retrouver Québec) et achetons notre billet de bus-couchette pour Shenzhen, cité située juste en face (côté Chinois) de Hong Kong.
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