Eurasie 2010 : Pingyao

Nous arrivons tard le soir à la gare routière de Pingyao, bien évidemment dès la sortie du bus, l’inscription « Touriste friqué » clignote sur nos fronts lorsqu’une armée de cyclo-pousse nous harcèle pour effectuer le dernier kilomètre qui nous sépare de la vieille ville interdite aux véhicules à moteurs. Précisons sur ce point que la Chine est réellement en avance sur la France (qui pourtant donne des leçons d’écologie à la Chine qui bien évidemment pollue davantage que l’hexagone puisque quasiment tous les produits que nous consommons frénétiquement sont fabriqués en Chine! Essayez par exemple de tracer le voyage d’un fruit exotique que nos caprices exigent une présence annuelle sur nos étals, le prix qui amortit le transport (et donc le pétrole) est bien supérieur au prix du fruit lui-même, ne parlons même pas du retour au producteur! La Chine donc ne n’éclaire quasiment qu’avec les ampoules à économie d’énergie et surtout n’essayez pas de trouver un scooter à moteur thermique dans les villes, ils n’existent tout simplement plus! Le scooter (ou vélo) électrique est omni-présent, écologique, silencieux, économique, quelqu’un peut-il me dire pourquoi la France traîne tant lors d’innovations?
Bref, revenons à Pingyao, nous arrivons donc de nuit et l’atmosphère qui règne est réellement magique une fois la magnifique porte nord passée. Les lumières sont tamisées, les couleurs sombres des pierres des maisons sont uniquement éclairées par les lanternes d’un rouge vif. La petite cité, autrefois capitale de la Chine au niveau économique (les premières banques sont apparues ici même avant que Pékin ne reprenne la main et sauve donc la petite cité des différents ravages de l’histoire) est désormais classée patrimoine mondial de l’Unesco s’en découlant donc un développement ultra-touristique!
Nous trouvons un charmant hostel ‘Harmonie Guesthouse’ dont la cour et la chambre sont typiquement d’époque. Le lit est fait en brique dont on ne sait en quel sens se coucher, la petite table basse avec le service de thé posée à même le lit finalise le charme environnant. Nous y rencontrons un couple de caribous, non excusez moi, de Canadiens, NON malheureux, Québécois purs et durs! Pierre et Louise sont donc en voyage en Chine depuis quelques semaines dont le but ultime est l’exposition universelle de Shanghai organisée en mai. Nous passons nos soirées ensemble où ils nous expliquent la difficulté à conserver leur chère langue Française face à l’Anglais prédominant en Amérique du nord (NON monsieur, le Québec n’est pas en Amérique pour autant!! L’Amérique c’est les U.S.A, point! Ne mélangeons pas les torchons et les serviettes SVP!!!!!).
Première ‘excursion’ à Pingyao sur la muraille de 6Km de circonférence (dont n’en ferons que 3Km entre la porte Sud et la Porte Nord) qui nous fait penser à la cité d’Aigues-Mortes dans le Gard (30). Les vues s’alternent entre belles bâtisses d’époques (généralement des banques) et quelques hideux logements d’une époque plus…récente! Les différents temples sont encensés en permanence comme il faut et leurs décors sont somptueux. Nous restons en revanche déçus des autres bâtiments telles que les anciennes banques, assez semblables entre elles et dont il faut avoir la culture cinématographique ou la rêverie purement Chinoise pour en apprécier pleinement les lieux.
Nous passons notre dernière soirée à Pingyao en compagnie de Pierre et Louise dans un restaurant tout proche (Où nous nous sommes fait d’adorables amis Chinois de boissons!) avant de prendre notre train pour Xi’an préalablement acheté et commissionné par la gérante aux milles trucs et astuces de notre hostel (En effet, difficile d’acheter des billet de Hard Sleep à Pingyao qui ne semble qu’être une gare annexe.). Nos tickets se limitent à un bout de papier griffonné car c’est la chef de Wagon qui les détient déjà depuis Taiyuan, gare de départ de ce train. Un petit coup de Cyclo-pousse et en une dizaine de minutes, nous voici en la petite gare de Pingyao où il faut réagir vite compte tenu des 3 minutes d’arrêt!
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