Eurasie 2010 : Datong

Allez!! 2 semaines à Beijing ça commence à bien faire, non seulement c’est cher mais il n’y a plus rien à voir et nous avons assez stagné dans ce lit comme cela! Tout comme Oulan Bator en Mongolie, la Chine ne se résume pas à Pékin, c’est le moins que l’on puisse dire! Après avoir acheté un Atlas + une grande carte dépliable Sino-Anglaise à la librairie de Qianmen, nous suivons l’itinéraire du Lonely Planet Chine en Anglais (Ben oui, il faut bien que je m’y mette un jour!), préalablement acheté à notre hostel (comprenez auberge de jeunesse). Les cartes sont sombres, les pages ainsi que la photo de la couverture sont de travers! Normal c’est une copie Chinoise!!!! Ils copient tout ces Chinois et concernant ce livre, c’est un bon business car ce bouquin est censuré en Chine; de légers propos critiquant le parti communiste en place sont inclus! Faisons une parenthèse pour parler de la fameuse censure Chinoise, chose qui nous ne simplifie pas la vie depuis le début car notre site internet fait partie des liens inaccessibles en Chine, je vous raconte pas la difficulté pour mettre à jour le site et visualiser les commentaires! Commençons par Internet ou environ 10% des sites mondiaux sont inaccessibles, cela inclut entre autre la pornographie et la violence avérée (ce qui n’est pas forcement une mauvaise chose). Là où ça devient plus sensible, c’est la politique! Vous devez sûrement entendre parler en ce moment de Google qui prévoit de casser son contrat avec la Chine et d’arrêter l’auto censure voire même de se retirer de ce pays en prônant les droits de l’homme et de violentes attaques informatiques visant à visualiser les boites e-mails de dissidents Chinois. Chaque société informatique s’implantant en Chine doit donc s’auto-censurer; au détour merci à la patrie des droits de l’homme qu’est la France qui d’un côté (quand ça arrange) prône vivement à grand renfort médiatique la liberté d’expression et les droits de l’homme tandis que de l’autre côté, bien plus discrètement, le président débarque à chaque voyage mercantile sur la terre du milieu avec une armée de chefs d’entreprise tel que Thales (pour ne citer qu’eux), leader dans la censure et l’espionnage informatique des réseaux informatiques!!! Notre site est donc censuré et inaccessible (idem pour Facebook ou Youtube et j’en passe!) car ce dernier est hébergé en « mutualisé » et qu’ un type a écrit de méchantes choses sur le parti communiste qui, nous le savons tous, est d’une bonté légendaire avec ces 10 000 exécutions par ans dont on facture la balle tirée dans la nuque à la famille du condamné! Telle l’union soviétique d’autant (la Russie actuelle n’as pas les équipements adéquats pour appliquer une censure informatique qui existe déjà sur les médias classiques (journaux, TV, etc…), précisons que la Russie évolue dans le bon sens où des manifestations commencent à naître, il faut du temps…), si on ne cherche pas à en savoir trop et que l’on reste dans le rang, tout va bien… En Chine si vous faites des recherches d’images sur la place Tian an men, par exemple, vous ne trouverez que de belles photos touristiques fleuries; tandis qu’à l’extérieur du pays, vous ne verrez quasiment que la fameuse image de l’étudiant se dressant devant le char lors de la manifestation étudiante sévèrement réprimée, ne parlons même pas du Tibet et du Dalai Lama, prix nobel de la paix quasiment considéré par Pékin comme un terroriste! La censure touche absolument tous les médias étrangers, le cinéma par exemple ne propose que des films de production Chinoise, à peine 10 films étrangers par ans passent les mailles de la censure Chinoise! Imaginez que même « Ben Hur » est censuré en Chine depuis 1967 tandis que le réalisateur et les acteurs (Brad Pitt entre autres) du film « 7 ans au Tibet » sont tout bonnement interdit de séjour en Chine à vie!!!! Bref, certains pensent que c’est une bonne chose de filtrer les divers contenus extérieurs, moi je pense que c’est une atteinte réelle et sérieuse à la liberté individuelle au profit de quelques vieillards séniles au pouvoirs et qui comptent bien y rester coûte que coûte! La télévision en est même ridicule en ces temps d’élection (??!!) en présentant des débats entre personnes du même parti communiste! Les journaux télévisés que des occidentaux collabos présentent sont tronqués ou différés lorsqu’un direct est indispensable (Les Chinois n’ont vu que du feu du passage houleux de la flamme olympique à Paris car le direct était différé de 5 minutes pour placer des publicités aux moments où des manifestants se jetaient pour éteindre la flamme!).
D’un autre côté, il est juste de saluer l’extraordinaire progression économique du pays dont les Chinois sont les premiers à en profiter, le niveau et les conditions de vie augment considérablement, pourquoi grogner???? Nombre d’étrangers peuvent entrer facilement en Chine et en toute liberté, pour de longues durées, le visa n’est pas restrictif quand on prend l’exemple de la Russie, restée sur ce point, à l’ère soviétique si stupide et emplie de contradictions…
Ainsi donc nous prenons notre premier train pour Datong, situé à l’Ouest de Pékin. Les différentes classes sont au nombre de 4. La quatrième classe appelée « Hard Seat » se compose d’un wagon non compartimenté empli de sièges, peu confortable pour un long trajet surtout de nuit mais les prix sont les plus compétitifs. La troisième classe appelée « Soft Seat » se compose d’un wagon compartimenté de 8 sièges, toujours peu confortable pour un long trajet. La seconde classe appelée « Hard Sleep » se compose d’un wagon non compartimenté empli de lits (3 l’un au dessus de l’autres face à 3 autres sur 11 zones soit un total de 66 lits), confortable pour un long trajet, les prix sont les plus raisonnables. Cette classe est la plus utilisée car c’est le meilleur rapport qualité⁄prix, les billets partent très vite! La première classe appelée « Soft Sleep » se compose d’un wagon compartimenté de 4 lits identique à un « Kuppé » Russe, peu intéressant car peu de contacts avec les gens et un gain de confort ne valant selon moi par la différence de prix.
Le train arrive donc de bonne heure à Datong où nous nous mettons immédiatement en marche vers l’hôtel qui se trouve… en face de la gare! Précisons au passage que nous avons été comme par hasard démarchés par une personne de l’hôtel au nom indien alors que j’avais essayé la veille de faire du couchsurfing (réseau social d’échange international où l’on peut dormir gratuitement chez les gens.) avec une nana au pseudo également indien et qui m’avait répondu par un copier⁄collé qu’elle ne pouvait pas nous recevoir mais qu’elle nous conseillait cet hôtel. Premier essai de couchsurfing désastreux! Bref l’hôtel était malheureusement fermé (nous apprendrons plus tard qu’il ne font tout simplement pas de réception 24⁄24 en hiver!) et le « gentil » gardien nous a orienté vers un autre hôtel juste derrière (très bien) que nous avons négocié à 100Rmb (en comptant les probables 10 ou 20% de commissions du gardien attentionné (on sait maintenant pourquoi il est venu avec nous!!!!)). Nous prenons ensuite le premier bus vers les grottes bouddhiques de Longmen situées face à une des innombrables mines de charbon de la région reconnaissable à son boucan et son fier drapeau rouge sur le puit principal cachant probablement des conditions de travail misérables comparables au 19eme siècle en France. L’entrée est difficile à trouver pour un site Unesco mais un groupe de balayeurs retirant la couche de neige tombée la veille d’une façon TRÈS efficace, nous indique la voie à suivre. Les grottes sont taillées à même la roche de la montagne et la finesse des détails ainsi que les couleurs sont exceptionnelles. Les bouddhas extérieurs sont colossaux (15, 16 et 17 mètres de haut) et l’interne de 17 mètres est carrément somptueux! Le site est vide, seul les balayeurs se discernent des oiseaux qui chantent! Nous retournons à Datong où nous admirerons un joli temple (tout aussi vide, nous avons été obligé de courir partout pour qu’on nous ouvre les différents pavillons!) et vivrons un moment très « gênant » au milieu des habitants réunis pour jouer ou chanter sur la place. En effet, à Pékin nous passons totalement inaperçus tandis qu’ici vous êtes une véritable star! Imaginez une place bondée où TOUT le monde vous regarde fixement comme si vous étiez vert! Les Chinois sont extrêmement curieux et s’honorent qu’on s’intéresse à leurs chants par exemple! Ainsi le groupe chantant nous a invités à les rejoindre plusieurs fois (Chanter en Chinois, je ne suis pas sûr de relever le défi, là!) et le coeur était décuplé par notre présence! Yulia avait réellement envie de fuir tous ces regards, il est vrai que c’est une expérience incroyable d’être une star d’un jour, on ne regarde que vous, on s’agglutine autours de vous et à chaque coin de rue on vous interpelle par un hello amical et quelques autres phrases toutes faites du genre (Nice to meet you!)! Notons qu’à la frontière Mongole à Erlian, Yulia a expérimenté le dialogue à la Chinoise! Nous rentrons dans la banque pour expliquer tant bien que mal que son fichu distributeur ne fonctionne pas et qu’il nous faut de l’argent pour payer le bus et patientons notre tour derrière un jeune couple dont la femme ne fait que fixer du regard Yulia. Après de longues secondes, la curiosité de la femme ne se contient plus et elle sort un timide « Nice to meet you » suivi d’un joli sourire. Yulia répond naturellement « Nice to meet you too! », à ce moment précis, la jeune femme se retourne vers son mari en sautillant de joie d’avoir vécu un fragment de communication avec un univers qui doit tant aiguiser sa curiosité! L’histoire s’arrête là, comme nombre de fois à cause de la barrière linguistique! Nous continuons notre route vers le Sud et la petite ville de Humyuan et son joli monastère suspendu. Le bus ne faisant pas le détour pour si peu de personnes, un taxi effectue gratuitement les derniers kilomètres vers ce site encore une fois totalement à nous grâce à la saison. Nous montons avec les sacs ( c’était chaud par endroits!) car ils demandent 1€ pour les garder 5 minutes, faut pas pousser mémé dans les orties!! Notre étape suivante sont les montagnes sacrées du Wutai Shan mais aucun bus ne part cet après-midi, nous bifurquons donc vers Muta et sa jolie pagode en bois de 67 mètres de haut, plus vieil et plus haut édifice en bois du monde avant d’être détrôné par la tour de Pise et la tour Eiffel! Le village ne semble pas habitué au tourisme étranger et tout les regards se tournent encore vers nous! Nous y négocions à 150Rmb un très bon hôtel 3 étoiles en face de la pagode où nous serons l’espace d’une nuit les chouchous voire même la mascotte! Le lendemain, nous ne pourrons accéder au Wutai Shan pour cause de neige et nous rendrons directement à Taiyuan. Là encore nous étions les rois au restaurant du midi (tout les enfants essayait de regarder mon écran d’ordinateur derrière la vitrine) et nous avions même les meilleures places du bus préalablement jalousement réservées par le gérant de la gare routière!
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Eurasie 2010 : Simatai

La portion de Badaling est courte (seulement 2250mètres) et n’est pas la plus représentative de la grande muraille. Pour nous, Simatai définit davantage la grandeur et la magnificence de cet ouvrage. Cette portion de 10Km est très escarpée et les mains sont nécessaires pour grimper certains endroits! L’accès à Simatai n’est pas aisé, il faut tout d’abord prendre un bus jusqu’à Miyun puis normalement continuer à bord d’un autre bus touristique vers Simatai. Le soucis c’est que nous sommes en basse saison! A Miyun, le bus nous dépose au milieu de nul part mais bien au beau milieu d’un groupe affamé de taxis (je soupçonne fortement du copinage et de la rémunération!). Quoiqu’il en soit nous sommes bloqués à 70Km de Simatai et négocions durement un aller retour en voiture pour 180Yuans. Le site est magnifique avec ses hautes montagnes et le fleuve qui déchire la muraille. La neige est en prime tombée dans la nuit ce qui rajoute un effet irréel bien que glissant sur certaines marches où on est obligé de descende en crabe, tellement elles sont minces! Nous faisons la partie Est, puis Ouest ce qui représente environ 8Km avec un dénivelé que je n’ose calculer. C’est du sport, nous étions éreintés après la partie Est très haute dont les tours de guets touchaient les nuages. Cette portion est de loin la meilleure car restaurée sans doute uniquement avec les restes trouvés sur places, ce qui donne un résultat des plus authentiques. Un lieu à ne rater sous aucun prétexte dont la particularité sont des murs dans les murs afin de bloquer la progression transversale d’ennemis parvenus sur la Muraille.

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Eurasie 2010 : Badaling

La grande muraille! Enfin! Ce colossal ouvrage unique au monde, vieux de 2224 ans, a été construit lors de l’unification de la Chine par l’empereur Qin Shi Huang (Tombeau de Xian) en reprenant et joignant une multitude d’enceintes existantes afin de se protéger des nomades du nord. Cet édification réclamât des centaines de milliers d’ouvriers (on estime qu’une personne est morte et ensevelie par mètre linéaire de fondation!) et 180 millions de mètres cubes de terre. Cet impensable merveille s’étire sur quasiment 7000Km (pour comparaison, la Russie s’étire sur 11 000Km et 11 fuseaux horaires!) de la mer de Chine aux confins du désert de Gobi. Nous sommes prévenus, il s’agit de la portion ouverte au public la plus accessible et donc de très loin la plus touristique. Nous prenons le fameux bus 919 que nous trouvons sans soucis (imaginez une foule assez nombreuse pour qu’un bus parte toutes les 5 voire 10 minutes!) et 45 minutes plus tard sur les 60Km de la Badaling Express Way, nous voici arrivés à Disney Land! Le temps est vraiment frisquet (nous sommes à 1000 mètres d’altitude mais cette première rencontre avec la muraille fut une merveille. Le premier kilomètre est exténuant, ça grimpe dur et ça descend tout autant avec des escaliers irréguliers!!!!En bifurquant vers la seconde portion, le monde a totalement disparu (Les Chinois se contentent de s’entasser sur la partie la plus facile), la beauté du site prend enfin le relais malgré les infrastructures touristiques horriblement présentes. La muraille est bien restaurée, peut-être trop d’ailleurs, ce qui lui enlève un peu de son authenticité et cachet. Pour nous c’est une merveille absolue, il est difficile d’imaginer cette prouesse il y a 2000ans sur plusieurs milliers de kilomètres! Cette muraille nous fait penser à un dragon se faufilant avec harmonie sur les reliefs de la montagne, car le mur suit strictement la crête de la montagne. Difficile d’expliquer, il faut le voir, voilà tout!

Eurasie 2010 : Beijing (Pékin)

1 300 000 000 de Chinois, et moi et moi???!!!!
Mode d’emploi pour les transports les moins chers afin de passer la Mongolie d’Ulan Bator jusqu’à Beijing, anciennement nommée Pékin:
1.Prendre au second étage guichet N°8 de la gare d’Ulan Bator (bâtiment de gauche quand on fait face à la vrai gare) un ticket pour Zamind-Uud, départ tous les jours à 16h30 pour arriver à Zamind-Uud à 07h10 environ. Prix 16300 Tougriks, demander et insister sur un platzkart.
2.Dans le train, les draps coûtent 1000 Tougriks et un chariot du wagon restaurant passera pour proposer des barquettes de repas sympas à 1700 Tougriks, le thé ou café coûtent environs 200 Tougriks.
3.Arrivée à Zamiind-Uud, c’est là que ça devient carrément fun! Le mieux est d’arriver sans Tougriks mais avec des Yuans, mais on a tout le temps sur place et la banque XAAH à l’intérieur de la gare change les Tougriks contre des Yuans sans soucis. Dès la sortie du train, plusieurs personnes vous proposeras en disant « erlian » ou « erelan » de passer la frontière. Dans la gare on viendra également vous chercher et je vous jure que la concurrence est dure, on peut facilement négocier mais le prix correct est de 30Yuans, nous avions négocié à 40 pour deux mais avons payés 50 (mensonge du type!), les locaux étaient impressionnés car même à 50 pour deux il n’avaient jamais vu un prix aussi bas!!!!! Faire bien mine que on a le temps et négociez avec les doigts. Nous nous sommes tout de même méfiés des types dans la gare car ça sent l’embrouille et sommes directement allés sur le parking en face ou des dizaines de jeeps pourries attendent les passagers pour la frontière!! Sur le parking c’est TRES sport, on chope carrément le bras et on tire vers la jeep, littéralement on nous saute dessus, jamais vu ca! C’est fun et faut garder son calme! Faites attention, pour rentabiliser le passage, il blinde à mort les jeeps, attendez vous éventuellement à monter sur les genoux de quelqu’un ou partager à 2 ou 3 la place de devant! Essayez de choisir une jeep la moins pleine possible et n’hésitez pas à refuser. De préférence gardez votre sac sur vos genoux et ne laissez pas le type vous le prendre pour le jeter dans le coffre brusquement! Ne payez jamais avant d’arriver à la frontière Mongole, ce premier trajet est trop fun, jeep pourrie et blindée, préparez la camera mais ne filmez pas un douanier!!!!!!!!!!! A partir de ce moment, tout va très très vite, Il y a intérêt à ne pas trop avoir de bagage, bouger et réagir rapidement!!!!!!!!! NE JAMAIS LAISSER SON SAC DANS LA JEEP, déjà pour la douane et ensuite pour les vols, gardez tout avec vous. Le chauffeur doit vous remettre un formulaire de departure de Mongolie, à remplir rapidement et à présenter avec ton passeport.
4.Arrivée à la douane Mongole, sortez et suivez les autres passagers et mettez-vous dans la même file qu’eux, sans problèmes particuliers et rapides. Remontez dans la jeep et direction la douane Chinoise, là c’est folklorique car malgré que l’on soit 8 dans une voiture 5 places, 2 personnes se cacherons dans le coffre sous les sacs, (il est interdit de dépasser le nombre de place du véhicule) évitez de jouer avec ça!
5.Arrivée à la douane Chinoise avec un grand arc-en-ciel, sortez du véhicule puis suivez les autres, une table à l’entrée permet de remplir les deux feuilles, l’une est la carte de migration en Anglais et la seconde est un feuillet entièrement en Chinois ou Mongol! Remplissez simplement la carte de migration et les deux nanas à l’accueil juste après la porte aideront gentiment à remplir le second feuillet. Vous devrez ensuite payer 5 Yuans en frais de douane pour se présenter au fonctionnaire avec le justificatif de paiement, son passeport et la carte de migration. Il va vous poser 2 questions, gu genre combien de temps vous comptez rester en Chine ou combien de gens voyagent avec vous, répondez sincèrement. C’est rigolo car il y a un affichage avec 3 boutons sur le guichet : satisfait, moyennement satisfait, peu satisfait et une moyenne des notes affichées sur 5 étoiles! On a envie de dire au type: « Mets le tampon ou je te colle un « peu satisfait!!!!!!!!!!!!!!!!!!! » Passez derrière la barrière et attendez la jeep.
6.Dans la jeep, demandez à ce que l’on vous dépose à la gare d’autobus, dis « AVTOVOKZAL ».
7.Le bâtiment est assez grand et comporte deux espèces de tours dessus. Les filles aux guichets ne comprennent absolument rien à l’Anglais, soit vous écrivez sur une feuille ce que vous voulez, soit comme nous, un type gentil, habillé comme un chauffeur t’abordera dans la gare, il parle 3 mots d’Anglais mais c’est possible de se comprendre avec les gestes! Même si vous payez au local à l’extérieur et à droite de la gare, ça craint rien, c’est fiable. Je vous conseille le bus N°101 pour Beijing embarquement 15H30, départ 16H10 (véritable départ à 17H30!!) et les places du bas au milieu (places par exemple 14 ou 16 ou 18) pour éviter la fumée de cigarettes des chauffeurs qui ne font que ca en permanence devant le panneau no smoking. Prix : 200Yuans.
8.Le bus est très confortable (bus lit, trop fun!) et propre (enlèvez vos soulliers en montant et mettez-les dans le sachet bleu, point négatif il y a juste la place sous son lit de mettre ses pompes, mettez tous vos bagages dans la soute, ça ne craint pas grand chose et ils ne touchent pas à vos bagages. Gardez juste sur vous votre bouteille d’eau et votre argent⁄passeport. Une pause de 30 minutes est prévue vers 20h30 21h00, dans une cantine enfumée ou ça ne parle pas Anglais, ne propose que des baguettes, un repas à 20Yuans et surtout une curiosité dingue, tout le monde vous regarde et vous propose la place à côté de lui!!!!!!!!!!
9.Arrivée à Beijing vers 4 heures du matin, ne faites pas confiance aux escrocs qui vous aborderons avec leurs voitures pour vous conduire où vous voulez, prenez un véritable taxi, fiable et moins cher. Il y en a plein qui guètent, patientez ou allez dans la rue de gauche pour en attraper un. Pour aller à Leo Hostel près de Tiananmen square nous avons payé 40 Yuans.
10.Voilà, en définitive, si vous prenez le train direct ça vous coûtera 70 euros (train : 135000 Tougriks) avec le taxi et sans repas et vous économiserez 8heures de voyage mais c’est pas drôle! Si vous prenez notre solution, vous en aurez pour 8 euros de train + 2 euros de repas dans le train + 3 euros pour passer la frontière + 0,5 euros de frais de douane + 20 euros de bus + 3 euros de repas le midi dans un resto à côté de la gare routière + 2 euros de repas le soir + 4 euros de taxi = 42,5 euros tout compris!!! 35,5 euros sans les repas, soit exactement la moitié du train, et franchement c’est beaucoup plus sympa et inoubliable!!!!!!!
A noter qu’aucune liaison ferroviaire directe Erlian – Beijing n’existe, il faut passer par Jining et à ce moment, mieux vaut économiquement passer par le train direct depuis Ulan Bator!
Nous arrivons donc à Beijing (Pekin) le matin de très bonne heure, la neige est inexistante et le climat est bien plus doux, même si l’humidité est plus excessive et rend le froid plus perçant. L’ambiance est irréelle, la ruelle bordée de commerces laissent imaginer l’activité diurne, les lanternes rouges éclairent les pavés, les toitures et les murs en brique grises, il semble que personne ne subsiste dans cette ville de 16 millions d’habitants! Notre hostel nous ouvre ses portes et découvrons une jolie chambre dans une cours typiquement Chinoise. Nous y stagnerons près de 3 semaines (nous avons attendu 1 semaine pour visiter la cité interdite pourtant à 300m et 2 semaines pour la muraille de Chine!), sûrement, un besoin de repos!
Nous sommes dans le quartier de Quianmen, littéralement le quartier de devant qui fait face à l’entrée principale de la cité interdite, comme dans tout Beijing, on détruit progressivement les hutongs pour ne garder ou fabriquer le plus joli. Je suis de ceux qui pensent que c’est une bonne chose car je ne comprends pas ceux qui trouvent du charme à ces habitations insalubres qui composent davantage un bidonville qu’un quartier historique! La porte du devant marque la première ancienne haute muraille qui ceinturait la cité interdite rasée pour créer la place Tian an Men, pour donner un aperçu des dimensions, l’actuelle place se situe exactement entre cette porte et la célèbre porte où trône le portrait de Mao, génocidaire d’environ 70 millions de personnes en temps de paix!!! Cette place, célèbre également pour sa manifestation étudiante violemment réprimée, est d’une laideur incroyable! La place rouge de Moscou est un véritable chef d’œuvre magnifique tandis que la place Tian an Men n’est qu’une vaste place grisâtre aux bâtiments d’architecture Stalinienne. La multitude des drapeaux rouges et ce fichu portrait gâchent la magnificence et le raffinement de la façade de la cité interdite.
Les quartiers alentours alternent entre modernisme avec ses hauts buildings et les ‘bas’ quartiers avec ses hutongs plus ou moins jolis, leurs seuls avantages étant qu’ils ceinturent largement la cité interdite et qu’ainsi cette dernière ressort dignement comme élément central, heureusement qu’aucun building ayant vue sur l’intérieur de la cite interdite ne soit envisagé! Nous avons un œil particulièrement attentif à la présence policière omniprésente dans cette semi plus grande dictature du monde. Le point positif est que les contrôles sont rares et que les relations entre la population et la police semblent harmonieuses et sans méfiance. Nous rigolons des costumes policiers qui semblent en taille unique et rendent ridicules certains bonhommes de petite taille ayant les manches et pantalons trop longs tandis que les épaules ne sont pas remplies!! Le plus drôle étant que la plupart mettent des baskets blanches alors que leur uniforme est impeccable!
Cette présence policière et cadrage gouvernemental nous ont effectivement gâché la fête du nouvel an et la fête des lanternes, Beijing ayant davantage de police que de population. Tout est sous contrôle, les zones pour tirer des feux d’artifices sont limités, les parcs sont vides à 17h00 et les places, tout comme la place centrale, sont tout simplement closes! La bonne humeur est présente mais absolument rien ne se passe pour la plus importante fête des Chinois, on est en vacance, on tire des feux d’artifices et on sort au resto, ça s’arrête là. Nous aurions dû aller dans la campagne! Par contre, les Chinois ont inventé la poudre et le font savoir! Durant toute la semaine du nouvel an, des milliards de pétards et artifices semi professionnels explosent jours et nuits pour effrayer les mauvais esprits dans la culture traditionnelle. Effectivement, 17 morts a causé des artifices rien que pour Beijing, j’espère que les démons ne reviendrons pas avant l’année prochaine!
Vu l’heure à laquelle nous nous levons (midi voir 14h00, les lits sont si confortables que ce sont des scotchs!) nous ne pouvons faire la cité interdite, trop vaste pour une après-midi, nous nous dirigeons donc au temple du ciel, joli complexe spirituel d’empereur pour y effectuer des rituels afin d’expier les pêchers de son peuple et y prier de bonnes moissons. A peine rentrés, nous n’avions qu’une seule envie, en sortir!!! En effet, nous sommes en pleine période de vacances nationales des Chinois (et on dit que ca n’arrête pas de bosser un Chinois, à Beijing cela semble faux (les commerces se permettent de fermer, les horaires ne sont d’habitudes pas si étendus (à 7h00 en semaine il n’y a pas un chat dans les rues et sont au contraire toujours pleines de monde la journée!!))). Nous ne pouvons approcher les monuments tellement les Chinois sont navrants à se battre pour atteindre par exemple le centre du plateau central symbolisant le centre de l’univers.
Parlons du Chinois de ‘base’ et faisons bondir de colère 1,3 milliards d’êtres humains, heuseusement, c’est la minorité! Tout d’abord, les Chinois sont de nature très curieuse, serviable et adorable, même si certains n’hésitent pas à vous escroquer avec un bon grand sourire! Ils vous aident volontiers même quand vous n’avez rien demandé et même si ils disent constamment oui pour éviter de perdre la face et qu’il faille demander à 3 personnes. En certain endroit, vous êtes un véritable roi, vous êtes invité partout, on vous offre des cadeaux spontanément, on vous questionne, on s’intéresse grandement à vous, à tel point que nous croyons être tout verts ou une célébrité, tellement toute la population nous fixe des yeux! Dans beaucoup d’autres endroits touristiques, vous n’êtes qu’un portefeuille sur pattes sans autre intérêt.
Certains Chinois sont également très pénibles et sales, ils crachent absolument partout (rues, intérieur, restaurants, hôtels, bus, etc…) en émettant un bruit ignoble en essayant de faire venir vers la bouche toute la morve accumulée jusqu’aux bouts des pieds… Je passe mes commentaires sur les flatulences sans gênes et les retours gastriques bruyants. Le pire étant la cigarette seulement pour les hommes, ça donne vraiment envie de gifler du monde et de quitter prématurément le pays! Mêmes si ils ont une culture de respect (notamment de la famille) et que la violence est quasi inexistante, même si ils sont quasiment constamment ensemble (pour manger, etc…), leurs égoïsme lorsqu’il s’agit d’assouvir leur désir de fumer est saisissant. Ainsi on fume absolument partout et surtout là où c’est interdit! Les bus sont, par exemple, une véritable épreuve: sur 46 places, vous avez près de la moitié qui fume, et ce, au minimum 2 par heures! L’endroit est clos et il n’y a rien à faire pour éviter cela, l’air est vicié, irrespirable, le Chinois (notamment le chauffeur qui fume également sous le panneau d’interdiction) s’en moque totalement, même si on grogne et donne vraiment des envies de meurtres! Hurler ne résout rien, se plaindre idem et la violence est une impasse, que faire? Rien et malheureusement subir… Leurs équipements sont modernes et vraiment confortables mais après un trajet, le sol est jonché de détritus, de cendres, mégots, ils ne respectent rien! Dans un bus-lit, ne vous étonnez pas de recevoir sur la tête de la cendre venant de la couchette du haut! Pour nous, c’est vraiment le gros point noir de ce pays, le reste étant franchement largement acceptable.
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Pour en revenir au temple et sachant que nous avons désormais perdu près du quart de notre public, celui ci est très joli, notamment l’extérieur et ses vives toitures, mais ne nous laisseras pas spécialement un souvenir impérissable. Nous avons ensuite essayes une ‘Maoushi’ sorte de fête populaire organisée dans nombre de parcs dans la ville. Encore une fois une horreur! On aurais dit que le milliard de Chinois était ici avec leurs douceur légendaire… Aucun intérêt selon moi, l’entrée est payante pour une foire qui s’avère n’être qu’une mauvaise fête foraine où les Chinois achètent n’importe quoi mais surtout de l’inutile, mais également des stands de nourritures assez standards aux tarifs prohibitifs, je ne comprends vraiment pas l’intérêt, nos cultures sont vraiment différentes! Nous prenons le métro en fin d’après midi pour voir quelque chose d’enfin saisissant et le parc olympique fut un excellent choix! Nous admirons le stade ‘Nid d’oiseau’ aux 90 000 places, plus grande structure en acier du monde où s’est déroulée la superbe cérémonie d’ouverture des jeux olympiques de 2008. La piscine Aquacube ne présente que peu d’intérêt le jour mais se révèle fantastique lorsque les animations lumineuses décorent ses façades la nuit tombée.
Allez! demain on se lève à l’aube (10h00!) pour arpenter la cite interdite! Là, encore, beaucoup de monde sur la partie centrale qui présente de loin le plus d’intérêt mais les parties secondaires aménagées en mini-musées en bordure n’en sont pas moins à ignorer. Le palais est immense avec plus de 900 salles et demande minimum 4heures pour l’explorer en survolant! Le tourisme à la Chinoise est toujours aussi pénible, visiter un maximum de choses, à la vitesse éclair en groupe se bousculant, sans essayer de comprendre, photographier et se faire photographier devant n’importe quoi de moche et sans intérêt, et faire du shopping stupide sont leurs maîtres- mots! Nous avons choisi les audio-guides qui sont pratiques et bien pensés mais dont les commentaires sentent mauvais les propagandes du partie communiste et racontent également des histoires à dormir debout dont ils ne semblent discerner les parties légendaires des réalités! Ainsi, les femmes du palais impérial étaient capables lorsqu’un drame survenait, de pleurer jour et nuit durant des semaines pour en devenir aveugle et réussissent à mourir de chagrin!!!
Le plus impressionnant reste pour nous la finesse, les décors et les détails des toits. Les couleurs sont vives, la restauration doit être récente! La partie centrale est tellement vaste qu’il est difficile de reconnaître la cité interdite que l’on connait à travers les films. Rien de spécial à dire, il faut le voir pour savourer! Le mont juste derrière fabriqué à partir des seuls remblais des douves de la cité (actuellement gelées!) permet un aperçu aérien de la cité, c’est à cet endroit que l’on prend la mesure du gigantisme de la cité! Nous allons dans le parc adjacent où se trouve milieu du lac « l’île de jade » et sur laquelle trône un grand Stupa dont la plaque se garde bien (censure!) de préciser qu’il a été érigé pour la venue d’une précèdent Dalaï Lama, l’actuel étant considéré quasiment comme un terroriste!!!!
Nous touchons du doigt le confusionnisme en nous rendant au collège impérial ou des examens impériaux étaient organisés chaque 3ans pour y nommer des ministres à vie au service du pays. Une multitude de stèles rappellent les noms des plus prestigieux élèves. Dans le temple adjacent, la statue de Confucius est entourée de voeux accrochés au barrières, traditions que nous croiserons beaucoup sur notre parcours. Le lion est également un signe de puissance et garde systématiquement l’entrée de chaque bâtiment, tel que le palais d’été qui, en ce mois d’hiver sent plutôt la vase que la fraîcheur!!!!!!! L’ensemble est composé autours d’un lac aménagé malheureusement vide l’hiver. La tour supérieure est la vue qu’elle offre est saisissante, le contraste entre les buildings en arrière plan et les bâtiments d’époques le sont également! Nous cherchons désespérément le fameux bâteau de marbre, seule contribution de l’impératrice à la marine à l’époque! Eh bien je n’ai jamais vu un truc aussi moche!!!!! Il était gris, sale, vieux, cassé et reposait sur un tas de vase puante! Franchement je ne sais pas comment font les photographes pour rendre aussi joli des horreurs pareilles! Les ponts sont en revanches typiques aux photos et les montagnes avec la grande pagode en arrière plan sont irréelles! Les cerfs volants sont pilotés par des retraités qui semblent jouer séreinement à celui qui aura le plus haut! En France nous avons des bobines de quelques dizaines de mètres, eux ils ne rigolent pas, c’est sans doute plusieurs kilomètres qui attachent carrément avec un baudrier!!!!!
Nous nous rendons au fabuleux temple des lamas de Biejing, plus gros temple Tibétain hors du Tibet. Le contraste est saisissant, d’un côté on traite les Tibétains et leur culture comme archaïque et méprisable et de l’autre nombre de Chinois viennent prier dans ces temples. Ces contradictions se retrouvent lorsqu’on essaye de déterminer la religion des Chinois dont la réponse est que son coeur est Bouddhiste, sa tête est confusionniste et son âme est taôiste! Il sont malins ces Chinois, ils se garantissent une place dans 3 nirvanas, au cas où! Ce temple donc, possède une pièce maîtresse qui est un superbe bouddha de 19mètres de haut taillé dans une seule pièce de bois de Santhal! La finesse du travail et sa construction sont fantastiques! Après moultes rêveries devant les pièces d’orfèvres des mini musées attenants tels des statuettes ou mandalas, nous nous rendons à la tour du tambour où nous assistons à une petite démonstration à 5 personnes, ça force le respect! La tour de la cloche, élément indivisible de cet ensemble est doté d’une sonnante de 7mètres de haut pour 63tonnes!
Bon cela fait 2 mois que l’on se bagarre pour avoir l’ordinateur portable, il en faut un second! Ca tombe bien la Chine est sans doute le meilleur endroit du monde! Nous nous rendons donc à la Mecque du boutonneux accrocs d’informatique qui s’appelle Zongcuancun. Déjà la sortie du metro nous donne mal au crâne, imaginez environ 7 building de 6 à 9 étages chacun remplis de vendeurs qui vendent la même chose! Comment peut-il y avoir sur 1km² une dizaine voire une centaine de vendeurs ASUS? Ca sent l’embrouille et redoublons de vigilance! La première fois que nous sommes venus ici était juste avant la fête du nouvel an, encore une foi on dit que le Chinois bosse tout le temps, eh bien je me demande où ils sont, moi! Quasiment 80% à 90% des stands étaient fermés!! Même le jour de Noël pour nous c’est pas comme cela! La seconde fois, par contre, ils étaient bien là avec leurs « Hello! » (le plus rigolo étant de lui répondre en Anglais, il ne comprend rien!), même quand nous ne l’aurions pas souhaité! Tout d’abord il faut savoir une chose avant d’acheter en Chine, et surtout il faut bien comprendre qu’il ne faut surtout pas acheter ici (nous n’avons pas le choix nous!)! Tout d’abord les prix sont supérieurs à la France (OUI! Difficile à croire!) et la garantie est inexistante quand vous avec de la chance de ne pas tomber sur une contrefaçon! Le clavier Anglais qui ne comporte pas les accents ainsi que le Windows en Chinois (simplifié me direz vous, mais tout de même!) sont quelques peu…gênants! La négociation est quasi nulle et le paiement en liquide, nous arrivons tout de même à dénicher un Acer authentique (avec une autonomie médiocre! Oui mais je ne peux pas comparer en profondeur comme je le fait d’habitude, il n’y a ici que du matos qui sortiras en France que dans 10mois!!!!) à 2800Rmb (soit environ 280euros) et j’apprendrais plus tard qu’un autre l’as eu à 2500RMB, arg!!!!!! Ce vendeur parlant 2mots et demi d’un Anglais très approximatif m’as également proposé de choisir entre un graveur « Made in China » (comprenez une contrefaçon!) et un Pionner original 4 fois plus cher. Bien évidemment avec ma logique de radin j’ai choisi les ennuis avec un graveur qui marche en fonction de son envie ou du temps extérieur et qui bien évidemment me crame plus de DVD de sauvegardes qu’autre choses! Je reste calme et lui épargne le tiroir et retourne une troisième fois à Zongcuancun (faut être maso quand même!) pour dégotter un original, et bien croyez le ou non, il s’avère que ce graveur Samsung à 40euros était une copie parfaite à l’extérieur mais une vrai m***e à l’intérieur! Pas moyen de le faire fonctionner convenablement et en perdrait que très légèrement ma patience en le lançant par mégarde contre le mur qui a signifié son démantèlement express!
Derniers jours à Pékin ou nous espérons profiter de la fête des lanternes (autre occasion importante de manger du riz, non pardon, de faire la fête pour les Chinois, 15jours après la nouvelle année lunaire) , mais à part des pétards et de belles fusées lancées par les habitants, absolument rien n’est intéressant. Ne suivez pas la foule qui s’émerveille à Qianmen devant deux dragons et deux tigres faits de quelques lanternes rouges, cela ne vaut pas l’intérêt de se faire bousculer et marcher sur les pompes! Dommage mais le cadrage politique est trop présent et les Pékinois ne semblent pas s’en plaindre…
Bon maintenant que j’ai vivement critiqué le Chinois « de base » et qu’aucun ne doit être parvenu a cette dernière page de Pékin, je souhaite rappeler que la majorité est exceptionnelle et qu’il n’a pas de bouquet assez gros (Certaines fleurs sont piquantes, la page 1 en est une!) pour exprimer le relationnel que nous avons la chance de vivre ici. Tout d’abord les Chinois sont propres sur eux et c’est en général plaisant de circuler parmi eux, le pays est bien adapté au tourisme car déjà énormément de choses sont écrites en Anglais pour ne pas dire tout lorsque l’on reste sur les sentiers battus. Les Chinois sont toujours prêts à nous aider et je vous le promet, jusqu’au bout! Nombre de fois la personne a qui nous avons demandé un renseignement en arrêtait 10 fois plus ou laissait carrément son commerce pour nous amener lui-même à bon port et s’en assurer! A Erlian par exemple, le chauffeur de bus ne s’est pas simplement contenté de nous amener à la banque pour tirer des Yuans mais il nous a également payé le taxi! Les renseignements sont en général fiables et nous pouvons aisément faire confiance à la population en ce qui concerne les conseils généraux et les vols qui semblent inexistants ici (on touche du bois! Même si on a vu plusieurs fois des pères de famille dévisser des ampoules de la ville pour leurs propres comptes, sans doute ressenti comme un emprunt ou quelque chose de quasi normal!). Nombre de fois également on nous a offert un présent sans raison apparente mais ce qui est le plus important pour eux c’est que l’on se sente bien chez eux et nous souhaite toujours le bienvenue en leur cité! Pour-être bref car ceci ne s’explique pas, nous nous sentons en général très bien en Chine et sommes ravis de l’attention qui nous est portée à un point que nous sommes des rois en transit voir des extraterrestres gentils par endroits!
Je continuerais à parler de l’extraordinaire relationnel de la Chine au fur et à mesure des récits mais en attendant il faudrait savoir où nous allons car 2 semaines à Beijing, ça commence à faire beaucoup! Tout d’abord et bien évidemment, nous allons découvrir la muraille de Chine qui est décrite à l’étape suivante puis effectuerons un gigantesque « S » à travers la Chine pour y découvrir les anciennes routes de la soie et des épices, les monuments Bouddhistes et taoïstes ainsi que les paysages naturels démesurés.

Eurasie 2010 : Retour à Oulan Bator

Le dernier jour nous approche irrémédiablement de la capitale, et croisons une multitudes de rapaces trônant sur le moindre tas de neige surplombant la plaine environnante. Raison futile et tellement stupide d’être heureux de retrouver des toilettes et une douche chaude, même si nous regrettons déjà de troquer la liberté de l’immensité contre la concentration et la pollution.
Le trip est malheureusement déjà terminé et remercions nos guides pour cette fabuleuse aventure, nous reverrons Sahka par la suite pour une excellente soirée dans le restaurant « La véranda », ensuite au RiverSound et pour un verre de départ au State Departement Store.
Beaucoup de personnes nous ont demandé comment étaient les conditions dans les yourtes Mongoles, et bien je peux vous dire que nous avons dormi plusieurs fois par terre et Yulia étant une maniaque de hygiène était ravie! Bien évidemment, un logement conçu pour être démonté et remonté rapidement partout dans la steppe ne comporte pas de douches dans sa liste d’accessoires, donc les Mongols (et nous) ne prennent pas de bain souvent en hiver! Je vous arrête tout de suite, en aucun cas nous avons trouvé sales les mongols, jamais une odeur ou un vêtement franchement crade. Je dirais plutôt qu’ils sont d’une propreté implacable malgré les conditions difficiles. Seules les toilettes laissent à désirer mais je n’ai pas encore trouvé de solution sans un réseau d’eaux usées sur tout le pays! En hiver cela reste acceptable car la fréquentation est bien moindre et tout gèle très vite et peu d’odeurs trahissent le trou, mais je n’ose imaginer l’été avec son flot de touristes et la chaleur!!!!!
Notons par ailleurs que les Mongols sont particulièrement sensibilises à l’écologie car peu de déchets jonchent le sol, même si les équipements d’Oulan Bator sont restés si gourmandes en énergie (charbon, pétrole, etc… Héritage soviétique!) et a si faible rendement. La culture et les traditions restent très fortement ancrées telles les habits et les yourtes restent inchangés mis à part un peu plus d’équipement de confort. La majorité des bâtiments dans les villages et dans la proche banlieue de la capitale, malgré la sédentarisation massive, la société de consommation et la notion de propriété avec son lot de palissade, la yourte reste reine. Cet habitat est conçu d’un treillis sur toute sa circonférence sur lesquels reposent des lattes (leur nombre détermine la grandeur de la Yourte) qui s’emboîtent dans une sorte de roue centrale qui elle-même repose sur deux piliers. Une corde fixée au centre symbolise le centre de la maison. La face intérieure est revêtue de tapis et tissus fins aux couleurs vives (sortes de paréos Tahitiens) tandis que l’extérieur est en fonction de la saison (ici l’hiver) recouvert d’un feutre sous laquelle sont placées des laines pour l’isolation. Le centre est semi vitré pour laisser passer la lumière et garder la chaleur du poêle placé en dessous (dont la cheminée traverse la partie vitrée) et qui sert de chauffage ainsi que de cuisinière (fonctionne au charbon ou le plus souvent aux excréments d’animaux séchés, plus efficace et écologique).
Notons que l’emplacement de chaque objet au sein de la yourte est choisi : précisément, la porte est toujours au Sud, à l’abri du vent dominant et face au soleil, les meubles (peints aux couleurs vives et aux motifs traditionnels) sont tous disposés le long des parois. Commençons par l’entrée et tournons vers la droite, nous trouvons le meuble étagère pour les ustensiles de cuisine et la vaisselle puis un meuble de rangement standard. Un lit est disposé vers l’est puis vient un autre meuble de rangement, plus axé sur les vêtements ou les objets ‘précieux’. Un plateau empli de photos de famille est placé sur le dessus. Le centre Nord est toujours occupé par le lit principal dont le chef de maison doit ‘trôner’. Le meuble qui suit est toujours l’autel destiné à Bouddha avec son lot de bougies, encens, photos sacrées, billets et statuettes. A l’ouest, un autre lit complète la capacité d’accueil puis vient la partie hygiène avec le lavabo.
La fierté est quant à elle très axée sur Gengis Khan, le plus grand empereur de tous les temps! Le passage communiste a causé bien des dégâts mais ne cachons pas ses bienfaits, colossaux pour le développement du pays, nommons le chemin de fer, essentiel actuellement pour les échanges commerciaux avec ses deux grands géants que sont ses voisins (La Russie et la Chine). L’éducation et la culture font un bond en avant exceptionnel tandis que la liberté individuelle disparaissait, tel était le prix à payer! Quoiqu’il en soit et malgré les ravages commis, nombre regrette ce temps-ci où tout le monde était plus ou moins égaux, la gratuité des soins et l’accès à la culture, la fraternité communiste en quelque sorte.
Le temps est venu de quitter la Mongolie et de découvrir la Chine, suite au prochain épisode avec le passage de la frontière!

Visa Josselin (Français) : Visa demandé à Irkutsk en Russie pour une durée de 30jours. Papiers nécessaires : 1photo d’identité. Coût : 50€
Visa Yulia (Russe) : Visa demandé à Irkutsk en Russie pour une durée de 30jours. Papiers nécessaires : 1photo d’identité et une invitation demandée à une agence touristique locale. Coût : 75€ + invitation 20€
Dates : du 19⁄01⁄2010 au 09⁄02⁄2010 soit 22 jours
Dépenses :
Retraits : 83,75€ + 83,57€ + 196,64 + 196,64 + 196,64 + 24,58€ + 122,90€ + 196,64€ + 49,56€ + 25,03€ + 50,57 + 75,85€ = 1302,37€
Total de 1303€ soit 59,20€ ⁄ jour
Budget de 80€⁄jours soit une économie de 457€
Cumul : 5544€ avec un budget à +207€
Notes :
Intérêt des monuments : 2⁄5
Vie culturelle : 2,5⁄5
Beautée des paysages : 5⁄5
Performance des transports : 1⁄5
Ambiance : 3⁄5
Activités ou sorties diverses : 4⁄5
Rapport qualité-prix : 3,5⁄5
Facilités touristiques : 4⁄5
Contacts avec la population : 4⁄5
Sentiment de sécurité : 4⁄5
Beautée des femmes (selon Josselin!) : 5⁄5
Beauté des hommes (selon Yulia!) : 5⁄5
Total de 43⁄60