Eurasie 2010 : Nijny Novgorod

Quatrième fois en Russie et troisième voyage à Nijny Novgorod ex-Gorkii!! Yulia est folle de joie à l’idée de retrouver sa famille et je la comprend après toutes une année de privation! Aprés Nijny Novgorod, nous nous rendons rapidement chez la grand mère de Yulia à Vorsma (80Km au nord de Nijny) ou un festin nous attend ainsi que la compagnie de la sœur de la grand mère de Yulia (arrière tante?????) Galina et son mari Alexandre ex-marin du réputée brise glace Krassine et fabuleux personnage humoristique pince sans rire à la bonne tête de père Noël!
Comme d’habitude la table est tellement emplie de mets d’une telle consistance calorique que même une boulimique serait découragée! Etape obligée, la vodka! Mais cette fois, la Grand mère de Yulia nous a gâté en nous offrant sa vodka distillée maison!!!!! Délice à apprécier avec modération, terme intraduisible en Russe! Cette année ma limite était 6 verres (que dis je, des bols!!!!!) avant de commencer à rigoler pour n’importe quoi, dur de tenir tellement c’est insistant mais il faut commencer à compter à rebours et prévenir à chaque versée! La vodka était plus douce que dis Yulia, oui, 35° au lieu de 40° la différence est flagrante! J’exagère, je n’ai jamais été forcé dans la famille et il est vrai que cette vodka était plus appréciable bien que le cul-sec est difficile à appréhender en goût!
Un second repas nous conduit en la datcha (Yulia me dis « n’importe quoi!!!!! C’est leur maison! » bon il est vrai que Datcha signifie résidence secondaire mais je préfère dire datcha car cela fait plus authentique et exceptionnel à raconter!!!) de Galina et Alexandre et malgré ma tête à la fin du repas et les nouvelles lunettes de Yulia, nous admirons les vieux recueils religieux en ancienne langue slavonne incompréhensible datant du 16ème siècle ainsi que le champignon dans son bocal qui produit un jus paraît il exquis! Personnellement je n’ai pas été tenté de goûter!
Le Noël Orthodoxe étant le 7 Janvier et étant plutôt familial, le principal événement Russe est le nouvel an, fêté avec la même abondance! Tout comme l’année dernière, nous restons en famille à Nijny Novgorod, faisons péter 3 fusée et finissons la soirée arrosée chez les voisins Arménien⁄Russe Arthur et Svetlana. Arthur travaillant au marché central de Nijny Novgorod et les affaires cousant des liens entre les mêmes origines, un flot incessant de joyeux jeunes Arméniens passent dire bonjour et prennent un verre avant de laisser la place à d’autres. Comme me confie Arthur, il n’y a que deux pays dans le monde, les Russes et les non-Russes!!!!!
« 1 de 2 »

Eurasie 2010 : Moscou

Nous voici à la gare centrale de Kiev et attendons patiemment notre train. A l’arrivée de la locomotive diesel, nous repérons les numéros pour atteindre le dernier wagon, seul platskartny attelé après une bonne dizaine de kuppé vides. Le chef de train se tient en embuscade juste avant le dernier wagon afin de proposer « Voulez vous un Kuppé ??, voulez vous un Kuppé où vous ne serez que deux à l’intérieur????? » D’une façon très insistante mais irrésistiblement sympathique ! Yulia commence à négocier pour rigoler, ça commence à 2500 Roubles (68€) et cela finit à 1000 Roubles (25€) par un « Vous voulez aussi ma veste ? Vous savez combien coûte un Kuppé ?!!!!! ». Nous prenons tout de même notre wagon après de multiples « Spassiba » et tordus de rire tant le personnage est rigolo ! Il existe 5 classes en Russie : La 5ème classe est un wagon de train de banlieue muni de bancs en bois, la 4ème classe correspond aux Platskartny, wagon à 54 couchettes non compartimentées, la 3ème classe est le Kuppé, wagon compartimenté de 4 couchettes, la 2nd classe se nomme le SV et est identique à un Kuppé mais avec des compartiments de 2 couchettes, puis viens la classe luxe avec véritable appartement muni d’un lit et d’une douche. A noter qu’il existe, en complément des classes des trains de meilleure qualité nommés « Firm ». Avec le recul et d’après notre récente expérience, la société des chemins de fer tend à ne vendre que des Kuppé car le platskarny, de 50% à 70% moins cher n’est pas rentable bien que le plus largement usité par les voyageurs. Nous avons pu voir des trains entiers de Kuppé vides avec un seul wagon platskart plein à craquer, une personne rencontrée à Moscou travaillant dans une agence de voyage nous a confirmé cette arnaque et diverses personnes rencontrées dans le train nous ont indiqué que la veille une multitude de places en Platskarny étaient disponibles ! C’est tout de même incroyable de monter des mensonges à telle échelle ! Nous rentrons dans notre wagon, sans aucunes lumières (tradition incompréhensible que de rentrer dans un wagon sans rien voir !!) et prenons place dans cette atmosphère mystérieuse où le passager d’en face est éclairé par la veilleuse de secours d’une telle façon qu’il ressemble à un tueur à gage se terrant dans l’ombre ! Une fois le train illuminé et en partance à l’heure exacte (le personnel est payé en fonction du respect des horaires, les étapes sont donc calculés avec de larges marges et il arrive souvent que le train accélère ou ralentisse pour arriver pile à l’heure voir même stopper en pleine nature durant plusieurs heures !) le passager et la jeune passagère d’en face s’avère être des compagnons très agréables avec lesquels nous avons timidement parlé politique et où les avis ont divergé lorsque j’ai entendu : « il vaut mieux une petite dictature qu’une grande démocratie corrompue » !! Nous sommes vraiment différents de cultures et pensées, comme le disait Tutchev « Il ne faut pas essayer de comprendre la Russie par la raison, il faut simplement croire en elle » ! Il est vrai que rien n’est prévisible, tout semble impulsif, la praticité prime sur la beauté, quelque fois kitch, n’oublions pas que tout est multiplié par 33, les distances, les difficultés, les écarts thermiques qui atteignent plus de 80°C, et la légendaire chaleur humaine Russe ! Les Russes sont comme des chocolats « rochers », glacés à l’extérieur mais terriblement craquants et attachants à l’intérieur !
Encore une fois je me suis écarté de notre trajet, nous étions donc dans le train en bonne compagnie de nos voisins d’en face lorsque peu à peu les lumières s’éteignent pour ne laisser place qu’aux ronflements, il est temps de se laver les dents dans l’une des toilettes en bout de wagon. Yulia essaye d’ouvrir désespérément la porte lorsqu’un prêtre Orthodoxe lui conseille « fais donc un signe de croix sur la porte ! », Yulia s’exécute et la porte s’ouvre alors sans difficultés ! Nous passerons la fin de soirée avec Yaroslav, prêtre Orthodoxe extrêmement sympathique (femmes, enfants et pèlerinages, Internet et téléphone portable, longue barbe et chasuble noire) très ouvert sauf sur la religion où la solution pour notre mariage mixte reste une conversion des enfants à l’Orthodoxie ! Notons tout de même qu’il insiste sur le fait que le mariage n’est pas obligatoire, notre union est déjà bénie ! Sa voisine, Vera, artiste organisatrice et expert de la personnalité de Koltchak et voyageuse fut d’une curiosité dévorante concernant notre projet tout en nous conseillant multiples visites à Irkoutsk en Sibérie.
Le train s’arrête tout à coup, les lumières s’allument et une armée de douaniers Ukrainiens pénètrent dans le Wagon, nous sommes à la frontière entre l’Ukraine et la Russie. Tout se déroule rapidement, en silence et sans soucis, nous voici munis de notre premier tampon de sortie ! Le train redémarre et la douane Russe est dans 2 heures, pile après minuit et heureusement, car mon visa commence demain ! Le second contrôle douanier se fit au milieu de la nuit lorsque tout le monde est dans sa couchette, même chose, une armée de douaniers montent à bord munis chacun d’un étrange grimoire et trainant derrière eux un courant d’air de froid intense. La provonitsa (chef de wagon) avait pris le soin de nous distribuer la fameuse carte de migration et de relever les différentes nationalités. J’ai eu l’immense privilège de l’exclusivité d’une superbe douanière habillée de son imposante Chapka et de sa boudinante tenue militaire couleur camouflage d’hiver. Le contrôle de mon passeport durant près de 10 minutes auquel j’étais la star sur les discussions des talkies-walkies : « Il faut le registre des étrangers pour le Français du wagon 9 ». Chaque contrôle de passeport était ponctué d’une double comparaison visuelle entre la photo et notre tête défraîchie par ce réveil brutal ainsi qu’un contrôle des listes noires sur les vieux grimoires ! En tout état de cause, le contrôle fut tout aussi rapide et sans problèmes que le premier.
Apres une nuit dans notre fabuleux Platskarny firm (nous vous le conseillons à 200%, confortable, pousse à la rencontre, bien moins cher et presque aussi agréable !) et un réveil tardif, nous voici à 01h15 de Moscou et faisons la queue devant les toilettes pour un brossage de dents (très) nécessaire ! Le Provonitsa nous ferme la porte à clef devant notre nez, prétextant que nous sommes trop près de la gare et qu’il est à présent trop tard (les toilettes des trains se déversent directement sur les voies (ne restez pas assis lorsque vous tirez la chasse, vous aurez vite les fesses congelées !) et sont naturellement fermées à chaque passage en zone urbaine), Il est gonflé, nous sommes à 01h00 de Moscou et c’est trop tard !!!!!!!!! Sauf que les abrutis c’était nous, nous avions oublié le décalage horaire ! Nos sacs étaient déballés alors que nous entrions en gare, et je peux vous jurer qu’un wagon se vide très vite de ses occupants ! Derniers peut-être mais nous sommes sortis en compagnie de Yaroslav qui nous souhaite une bonne route en nous bénissant en nous remettant une copie d’icône à chacun. A peine arrivés dans la gare que nous cherchons les toilettes et nous mettons en quête de notre légendaire billet de Transsibérien entre Gorkii (Nijny Novgorod ayant gardé son nom ferroviaire soviétique) et Irkoutsk sur les rives du lac Baïkal. Le guide Lonely Planet de 2008 ainsi que nos recherches sur Internet indiquaient un prix moyen en Plaskart de 4000 Roubles (100€) et 10000 Roubles (250€) en Kuppé. Que nenni !!! Même en consultant 3 guichets différents (c’est un sport et un art martial la queue à la Russe, croyez moi !) d’une amabilité inexistante, il s’avère que les places en Plaskart sont épuisées et qu’il ne reste que des Kuppé à 14000 Roubles (350€) !! Dégoûtés nous nous résinières à accepter ce tarif prohibitif (quoiqu’il y a quand même 4692 Km et 4 jours de train !) lorsque la guichetière nous demande si nous voulons les repas, bien évidemment nous refusons mais elle nous répond que c’est obligatoire et inclus dans le prix ! Pourquoi demander alors ?!!?
Nos billets en poches, nous allons faire un petit peu de tourisme sur la Place Rouge en attendant notre train express pour Nijny Novgorod. Bien évidemment, ça fait quatre fois que je me rends sur la place rouge en essayant d’aller voir la momie de Lénine, et ça fait quatre fois que c’est impossible, les mesures policières tombent certaines fois dans le ridicule le plus complet (la dernière fois, moultes portiques servaient sûrement à détecter le pied de biche caché dans le caleçon de celui qui tenterais sur la place la plus surveillée du monde, d’arracher un pavé comme souvenir ! Cette fois toute la place était purement et simplement close pour laisser la place à une manifestation de vieux gâteux munis de drapeaux de l’URSS et d’affiches à l’effigie de Staline et du Ché. Certains ont oublié, malgré l’anniversaire de Staline qui tombe malheureusement pour nous aujourd’hui, que ce dernier a tué bien plus de monde qu’Hitler et qu’une personne sur cinq, rien qu’en Russie est morte des différentes guerres, purges, répressions, déportations et famines lors de la dictature de ce paranoïaque aiguë. Malgré cela nous avons l’extrême déception de découvrir la rénovation de la station de métro Kievskaya mise en l’honneur de Staline.
Bref, après quelques photos de biais au bord de la fameuse place close, nous retournons à la gare afin de prendre notre second train pour Nijny, nous y rencontrons encore une fois un pope (décidément !) mais bien moins marrant que le premier !
Nous arrivons à Nijny où la mère (Tatiana) et la sœur (Macha) de Yulia nous accueillent chaleureusement pour une étape reposante et calorique de 15 jours !

Eurasie 2010 : Kiev

Finie Lviv, nous prenons notre train de nuit vers la capitale culturelle, religieuse et historique de la Russie : Kiev. Grande satisfaction à l’entrée de notre compartiment « coupé » récemment rénové de ce train classé « firm ». Toujours la même base (compartiment de 4 couchettes), mais un double vitrage, une prise électrique, une porte qui ferme, et un ensemble d’accessoires qui simplifient le voyage. Nous arrivons donc à la superbe gare de Kiev, grouillante de monde et atteignons le centre ville par le métro d’ailleurs très profond. Bonne surprise: le centre historique de Kiev est minuscule et se fait aisément à pied, pour les autres monuments (comme la Laure de Kiev-Petchor et la statue de la mère patrie) situés sur la proche couronne, les stations de métro sont tellement éloignées et mal situées qu’il faut compter sur ses jambes ou un taxico.
Nous commençons par trouver notre hostel par -18°C, ça pique un peu quand il vente! Mauvais point à l’indépendance square hostel, TRÈS froid (même la douche), accueil inexistant à l’arrivée et décor d’hôpital! Heureusement, après une bonne gueulante nous avons changé pour le really central hostel décoré avec beaucoup de goût, chauffé normalement, accueil très volontaire et tout l’équipement nécessaire pour passer un excellent séjour (Wifi, cuisine équipée, etc…). Nous commençons par les coins de rues : les superbes ensembles de Sainte Sophie dont les fresques intérieures datent du 11éme siècle. Nous continuons par la fameuse place de l’indépendance totalement polluée par les publicités et dont le sol n’est que le toit d’un gigantesque centre commercial, puis la Porte d’or (emblème de Kiev, porte principale de la Kiev moyenâgeuse qui laisse imaginer l’imposante dimension de l’enceinte disparue), l’opéra, les bâtiments staliniens et les différentes églises.
Reste à marcher un peu vers la très connue et sainte Laure (monastère orthodoxe) des catacombes de Kiev, complexe religieux d’une dimension qui laisse sans voix, aux bâtiments somptueux et aux fameuses catacombes où 18 moines sont momifiés, Yulia en est ressortie horrifiée en se signant d’un rapide signe de croix très opportuniste! De la Laure, où d’innombrables fidèles affluent, est visible la statue de la mère patrie. Plus haute statue d’Europe avec ses 139 mètres, elle demeure néanmoins moins haute que le clocher de la Laure en comptant à partir du niveau de la mer. Cette statue imposante, petite sœur de la statue de Volgograd (ex-Stalingrad (petit Quizz, quel est le nom actuel de Leningrad?!)), était sensée rappeler aux Ukrainiens la puissance de L’URSS et devait être recouverte d’or, cette dernière accessoirisation folle a été abandonnée pour cause d’effondrement de l’empire!
Nous arrivons sur les lieux par un imposant sentier avec des musiques, statues et armements soviétiques en toile de fond. La base de la statue est un musée (avec un imposant vestiaire de plus de 1000 crochets mais seulement nos deux manteaux les occupent, nous étions seuls dans le musée!) sur la seconde guerre mondiale qui présente le conflit en Ukraine et les horreurs des camps nazis, plus notamment un broyeur d’os humains qui réduisait en farine destinée à l’alimentation du bétail Allemand, les restes non brûlés des fours crématoires… La haute base est quant à elle un mémorial circulaire aux victimes; nous ne pouvons monter dans la statue sous prétexte qu’il fait trop froid, bande de chochottes!
Il est temps de s’occuper du billet de train pour se rendre en Russie. La Russie instaure un système de visa complexe et totalement dépassé qui impose un voucher, une attestation d’assurance et un enregistrement, tout ceci implique que c’est le seul visa que je suis obligé de faire avant de partir (voir récit de Paris). Un Voucher est une invitation faxée depuis la Russie qui déclare officiellement une réservation payée d’hôtel pour toute la durée du séjour si ce dernier est inférieur à 15 jours et si nous souhaitons un séjour de 15 jours à 30 jours (le maximum possible en touristique) il faut en plus obligatoirement un détail du programme jour par jour du séjour complet établi par une agence de voyage Russe. Nous sommes totalement libres et il est hors de question de faire appel à une quelconque agence de voyage. Cela fait la quatrième fois que je viens en Russie, on commence à connaître le système et j’ai l’immense chance d’avoir mon interprète personnel! Tapez « visa Russie » sur internet et vous trouverez multitude de sites d’agences de voyage proposant contre 30$ des invitations délivrées en 48H et complètement bidons. Par exemple, la mienne indique des réservations dans des hôtels 4* totalement hors de prix et un farfelu programme détaillé des excursions imaginées chaque jours! Cela fonctionne parfaitement, est légal et surtout connu des services consulaires à tel point qu’au dépôt de ma demande, la guichetière a au moins regardé si le premier hôtel de la liste existait bel et bien, en disant qu’elle voyait des choses hilarantes parfois avec des hôtels imaginés de toutes pièces!
Second élément, l’attestation d’assurance qui doit être originale, et doit détailler les dates précises du séjour, les coordonnées exactes du passeport (même si l’adresse sur le passeport n’est plus d’actualité, il faut tout de même la déclarer comme bonne!) et que les garanties prévues soient conformes aux exigences consulaires. Sachez que votre carte bancaire vous couvre quoiqu’il en soit lors des 90 premiers jours de votre séjour et qu’elle propose des assurances tout à fait convenables, pour 0€! Pour vous dire à quel point le système est dépassé, la conseillère Mastercard m’informe qu’elle ne fait de telle attestation que pour la Russie et l’Algérie, seuls pays à exiger ce document! Dernier élément, l’enregistrement le plus rigolo! Tout d’abord la Russie impose un système de carte de migration comme nombre de pays mais sans questions stupides à l’américaine du genre « êtes-vous un terroriste? ». Il y a un volet pour l’arrivée et un autre pour la sortie du territoire, si ce dernier n’est pas rendu, vous risquez des soucis et surtout une inscription sur la liste noire! L’enregistrement est un système obligatoire autant pour les étrangers que pour les Russes (qui ne possédant pas une carte d’identité nationale mais un véritable passeport intérieur) qui impose une déclaration payante à la police de chaque ville où l’on séjourne plus de 3 jours! Pour plus de tranquillité, demandez à votre hôtel ou à une agence locale qui peut vous enregistrer moyennant finances. Si vous connaissez un Russe tout comme moi, rendez-vous à la Police ou à la poste centrale qui vous enregistre après un fastidieux formulaire entièrement en Russe, contre 120 ou 250 roubles (7€) environs.
Je m’égare, nous sommes encore en Ukraine!! L’itinéraire devait nous mener à Lugansk à l’est de l’Ukraine pour rencontrer la famille de Yulia, mais faute à certains soucis internes, cette visite tant attendue a malheureusement, et au grand désespoir de Yulia, été annulée purement et simplement. Pensons désormais à Volgograd en Russie, ancienne Stalingrad, qui est notre prochaine étape en Russie. Nos recherches sur Internet ne nous laissent que peu d’espoir pour la rejoindre car curieusement aucun transport direct relie Kiev à cette ville, hormis un seul train chaque samedi. Mon visa ne commence que Lundi! Nos recherches ferroviaires en Ukraine furent également sympathiques car lorsque l’on demande si un train existe entre Kiev et Volgograd, la guichetière nous demande quel jour, nous répondons le 21 décembre, tout de suite après elle répond 3€, nous pensons naïvement: chic c’est pas cher! Il s’agissait bien évidemment du prix du renseignement!!!! Les diverses solutions furent vraiment trop fastidieuses et coûteuses, nous sommes également obligés d’annuler Volgograd sans remords car nous avons déjà profité de la statue de Kiev.
Une petite chose, si vous avez le temps, préférez franchement traverser l’Europe par voie terrestre tout comme nous car nous profitons vraiment en douceur des changements culturels, architecturales, religieuses, météorologiques, et des paysages. Nous sommes donc en Ukraine et quasiment en Russie sans n’avoir jamais pété un plomb (phénomène garanti à la sortie de l’avion tant le choc culturel est fort) et sereins. Nous profitons grandement de ces pays avec des lunettes roses en prenant plus de recul sur les points négatifs, qui sont, rappelons-le, minimes! Yulia est restée parfaitement calme lorsque dans le tram à Lviv par deux fois, elle s’est fait engueulée royalement!! Première altercation: Yulia donne l’argent pour 2 billets et un seul revient du conducteur, après une demande d’explication, le courroux inexplicable de la mégère ne se fit pas attendre à tel point que Yulia (pourtant pas du genre à se laisser faire) a laissé tomber! Seconde fois, le tram est blindé de monde et nous donnons « de main à main » l’argent (somme ridicule, quelques centimes d’euros) pour deux tickets au conducteur. Seul un ticket est revenu après que Yulia ait hurlé. Bien évidemment, la contrôleuse est montée à ce moment et Yulia est restée totalement ferme sur sa position, les passagers voisins ont étayés nos faits et la contrôleuse a lâché l’affaire en soufflant! Qu’importe nous rentrons à présent dans le métro de Kiev pour rejoindre la magnifique gare centrale et tombons sur une manifestation surprise à l’intérieur du métro, plusieurs dizaines de personnes effectuaient au son de l’accordéon une danse typiquement Ukrainienne dont vous trouverez un extrait ci-dessous. Notre train décolle vers 21h00 vers Moscou pour arriver à Nijny à 22h00 le lendemain…
« 1 de 4 »

 

Visa Josselin (Français) : Visa donné automatiquement et gratuitement pour 90 jours.
Visa Yulia (Russe) : Visa donné automatiquement et gratuitement pour 90 jours.
Dates : du 12⁄12⁄2009 au 20⁄12⁄2009 soit 9 jours
Dépenses :
Paiement bus Cracovie-Lviv : 43€
Retrait : 43€ + 43€ + 43€ + 43€ + 87€ + 7€
Paiement chaussures Columbia spécial froid : 240€
Total de 549€ soit 61€ ⁄ jour
Budget de 80€⁄jours soit une économie de 171€
Cumul : 1728€ avec un budget à -128€
Notes :
Intérêt des monuments : 3⁄5
Vie culturelle : 2,5⁄5
Beautée des paysages : 3⁄5
Performance des transports : 2,5⁄5
Ambiance : 2⁄5
Activités ou sorties diverses : 3,5⁄5
Rapport qualité-prix : 3,5⁄5
Facilités touristiques : 2,5⁄5
Contacts avec la population : 2,5⁄5
Sentiment de sécurité : 3⁄5
Beautée des femmes (selon Josselin!) : 3⁄5
Beauté des hommes (selon Yulia!) : 3⁄5
Total de 34⁄60

Eurasie 2010 : Lviv

Nous sommes dans la gare routière de Krakow à attendre le bus, le train fut malheureusement deux fois plus cher mais avait l’avantage d’offrir une véritable couchette. Tant pis, on est jeune et nous pouvons aisément récupérer le lendemain car nous ne sommes vraiment pas des oiseaux de nuit!! Le bus arrive, toujours la compagnie Eurolines mais deux fois plus pourri que pour le trajet Paris- Prague, vraiment nous ne conseillons pas Eurolines!!!Le bus « grande ligne » ne propose pas d’eau, l’inclinaison des sièges ne permet pas une relative nuit, nos billets ne comportaient pas de places numérotées à l’instar des autres passagers, nous avons dû nous placer là où il y avait de la place, et pour finir il n’y avait même pas de toilettes! Nous bavions devant les bus des compagnies Student Agency et surtout Orange Ways qui propose le Wifi à l’intérieur du car!!! Qu’importe, il ne s’agit que d’une nuit de 9 heures de bus, de plus dans une ambiance agréable avec les chants du groupe Ukrainien (Voir le son enregistré ci- dessous), nous craignons davantage la douane car nous quittons le fabuleux espace Schengen!! Nos craintes étaient bels et bien fondées car nous n’avons pas patienté une ou deux heures, mais 7 heures à la douane!!!!!!!!!!! Passés la frontière polonaise, nous avons pu assister à un ballet comique et ridicule d’inefficacité! Imaginez une cohorte de douaniers Ukrainiens (dont 95% ne faisaient qu’effectuer des allers et retours entre les différents locaux, que font-ils??!!) en tenue militaire avec une immense Chapka à la Russe. Une jolie douanière nous soutire nos passeports le temps de les tamponner et tout ceci sans un sourire. Ensuite la soute à bagage a été ouverte pour une photo d’ensemble (pas de fouilles, pas de déclaration douanière, rien! Nous pouvions avoir 30 Kg de cocaïne sur nous!) avec une même photo de l’intérieur du bus vide de ses passagers. Vous pouvez m’expliquer à quoi ça sert??!. Le plus craquant a été le militaire Ukrainien dans toute sa splendeur avec son chien anti-drogue : un caniche royal toiletté comme pour un concours de beauté!!! Hilarant! Bref, il neige et sommes bien arrivés à Lviv, enfin à un détail près : la gare routière n’est pas du tout dans la ville mais plutôt à 20 minutes de taxico! Taxico kesako? C’est sans doute un moyen de transport collectif que l’on trouve uniquement des les pays de l’ex-URSS! Un taxico c’est tout simplement un minibus complètement pourri dans lequel 248 personnes peuvent aisément s’entasser!!! Après 20 minutes de taxico qui résume à lui seul le changement radical de monde et culture, nous voici au centre de Lviv dénommée la « Cracovie oubliée ». En effet, la ville appartenait à la Pologne avant d’être annexée à l’Ukraine par Staline après la Guerre, ce qui explique sa beautés architecturale centenaire. La ville est miraculeusement indemne des guerres et surtout de l’affreuse urbanisation soviétique, outre l’opéra et la gare qui sont de véritables merveilles comme dans toute l’ex-URSS. Pas grand chose à dire de Lviv mis à part que nous nous sentons vraiment entre deux mondes qui fusionnent en cette ville. Tout d’abord la notion de « confort » se perd à en voir notre hostel qui certes propose un jacuzzi mais le chauffage est quasi inexistant (nous dormons avec nos sacs de couchage), et la propreté commence à être sérieusement douteuse. Ensuite, la population n’est plus du tout avenante et encore moins cordiale!!! Pour finir les monuments et la culture sont vraiment déchirés entre l’Europe et la Russie, prenons l’exemple des bâtiments religieux, l’architecture est franchement catholique mais l’habillement intérieur est orthodoxe! Alors Catholique ou Orthodoxe??? Lviv est une ville à la culture fortement orthodoxe Ukrainienne qui par ailleurs est un bastion patriotique anti-influence Russe. L’église propose donc un décor très élaboré, quasi saturé de couleur, un cœur caché des regards et une multitude d’icônes dont une centrale avec son petit chiffon afin d’essuyer après chaque baiser. Disons-le en Ukraine il commence à faire froid, nous avons eu -8°C à Lviv alors que Kiev nous réserve des températures de -18°C et ne parlons même pas de Nijny Novgorod avec ses -28°C et Oulan Bator avec ses -34°C! A l’heure où je vous écris nous sommes à Nijny et la température est sérieusement remontée à un point qu’il pleut désormais!!!

« 1 de 2 »

Eurasie 2010 : Cracovie

Ouch! Le train est arrivé en avance! Il faut vite dégager le wagon, réveillons-nous en quatrième vitesse, on verra pour la toilette plus tard!! Nous avions tout de même la chance d’occuper à 2 un compartiment couchette pour 6! Le wagon était vide, seulement la bande de potes… Français!!!!!!On s’en sort pas! Tout de suite, l’impression est bonne, l’ambiance est chaleureuse, la gare est située en plein centre, les transports sont peu chers, fiables, faciles avec leurs automates en Anglais à toutes les stations. Pas de métro, uniquement des trams et des bus. Les gens sourient, paraissent natures, ça sent bon! Nous nous dirigeons vers la fameuse place du marché nommé « Rynok », plus grande place moyenâgeuse d’Europe. Il est vrai que c’est vaste, malheureusement pour nous le Rynok est en restauration et les bâches gâchent un peu la beauté du lieu. La cathédrale Sainte Marie au retable fantastique est magnifique; nous en ressortons quelques instants plus tard comme des intrus au milieu de tous ces pèlerins matinaux. C’est incroyable à quel point les Polonais sont croyants, beaucoup de jeunes, la confession est très largement pratiquée, nous restons humbles. Bon, on va se débarrasser de nos sacs en les laissant à l’hostel, il faut déjà le trouver et croyez moi ce n’et pas une mince affaire! Nous prenons le tram jusqu’à son terminus dont le nom correspondait au nom du quartier, nous demandons notre chemin, et là, incroyable, la personne à qui nous demandons arrête les autres passants pour chercher à notre place l’adresse, une passante prend son téléphone portable et appelle l’hôtel pour obtenir des indications plus précises puis tous deux nous remettent dans le bon tram! Pour vous dire à quel point les Polonais sont adorables, le simple fait de regarder une carte dans la rue fait qu’une voiture s’arrête pour nous demander si nous souhaitons de l’aide! C’est très agréable! Les Polonais semblent également très honnêtes, après Vienne c’est la seconde destination où les contrôleurs sont inexistants, les passagers sont très vigilants les uns envers les autres, n’hésitant pas à rappeler eux-même aux resquilleurs qu’ils doivent payer (surtout que c’est un prix modique). Vous n’imaginez pas à quel point il est agréable de ne pas se sentir contrôlé en permanence, de ne passer aucun portique, tout est libre et cela pousse (et donne même envie) à bien payer son ticket et à respecter les équipements collectifs. Nous rencontrons dans ces transports des mamies extrêmement gentilles parlant parfaitement Anglais. C’est saisissant à quel point la Pologne nous plaît, nous y établirons notre camp de base pendant une petite semaine. Une grande recommandation à notre hostel « S Hostel », très agréable, très peu cher, la cuisine toute équipée, un personnel au top, bref que du bon! Merci à la charmante Katerzyna pour son accueil!
Cracovie est une ville toute petite avec une ceinture boisée marquant l’emplacement de l’ancienne muraille dont il reste quelques jolies vestiges. Pour en revenir à la religion, impossible de s’y tromper, la Pologne est bel et bien Chrétienne, tous les 100 mètres vous avez une église ou un monastère, nous croisons très souvent des religieuses et je ne vous parle même pas des représentations sous toutes formes de Jean Paul 2. Passons au magnifique château de Cracow dont les salles intérieures sont joliment décorées de tapisseries et des plafonds assez cocasses!
Je ne vous cache pas que l’on fait vite le tour de Cracovie, passons à la grande couronne en commençant par son joyaux. Si je vous dis « première merveille » culturelle et naturelle inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco vous me dîtes…. La mine de sel de Wielizca, bien sûr! Voici la seule mine de sel en activité constante depuis le moyen âge, avec 300km de galeries s’enfonçant pour certaines à 300mètres sous terre!! Toutes les statues que vous voyez sont sculptées à même le sel, voyez les différentes méthodes d’extraction ainsi que les différentes machines d’excavation des blocs de sel. Si je vous dis mineurs Polonais et Catholicisme, vous me répondez cathédrale souterraine! Voyez la perle de cette mine, rendez-vous compte des dimensions et de la précision des représentations toutes réalisées dans le sel. Remarquez les lustres et le sol sculptés dans le sel!
Vous pouvez voir les photos dans l’album ainsi qu’un panoramique de la cathédrale ci-dessous.
Nous ressortons via l’élévateur du puit N°1, authentique comme dans les films, à 2 ou 3 étages serrés comme des sardines et dans le noir le plus complet!
Après la merveille, voici l’innommable, les camps de concentration et d’extermination d’Auschwitz Birkenau, situés à 2heures de bus (70Km de Cracovie). Nous arrivons dans le premier camp, le camp d’Auschwitz avec la tristement connue inscription « Arbeit macht frei » – « Le travail rend libre « – aujourd’hui dérobée par des voleurs sans conscience. Nous voyons les barbelés électrifiés et les baraquements. Je suis tellement ému que je convaincs Yulia de nous payer un guide Francophone pendant 3 heures. Ce premier camp était à l’origine une caserne militaire polonaise, la situation géographique, la proximité du chemin de fer et les masses de populations juives voisines conduisent les Nazis à y établir rapidement un camp de concentration. Les premières années, les prisonniers étaient en majorité des soviétiques et des résistants, notamment Français. Ce camp était sous l’égide directe de la SS, dont les recrues étaient issues des jeunesses hitlériennes parmi les plus violentes afin de n’éprouver aucune conscience et de bafouer sans limite les droits de l’hommes et la convention de Genève. Les baraquements convertis en musée montrent les pelotons d’exécutions, les poutrelles de pendaison, les différentes chambres de torture et les lieux de « vie » communs. Auschwitz est un camp où l’on meurt surtout par exécution et non pas par effet du gaz. Des tests étaient néanmoins effectués dans les caves par tuerie collective via gazs d’échappement de camion, je vous laisse imaginer les 40minutes d’agonies que devaient subir les condamnés par cette méthode. Quelque temps plus tard, après l’approbation de la solution finale, l’ancien bunker du camp fut aménagé en véritable chambre à gaz et des fours furent installés. Le Zyklon B est un gaz sous forme de granulés qui sous l’action d’une température supérieure à 27°C (le simple fait d’entasser des personnes dans un espace réduit permet l’obtention de ce seuil) dégage un gaz toxique initialement prévu pour désinfecter parfaitement une pièce avec ses équipements.La mort survenait après 10 minutes environ. Les sonderkommandos étaient ensuite chargés de prendre les corps préalablement dévêtus, d’y fouiller et arracher par tout moyen des valeurs cachées, et de les introduire dans les fours pour crémation. La durée de vie d’un sonderkommando ne dépassait pas les 4mois et un prisonnier standard ne dépassait pas les 6mois, l’ordre d’arrivée était facilement reconnaissable par le numéro en incrémentation tatoué sur l’avant-bras gauche. La seule chambre à gaz encore intacte est donc cet ancien bunker qui pouvait encore servir aux SS avant l’arrivée de l’armée rouge, tous les autres ont été dynamités afin d’effacer les preuves. Auschwitz était donc avant tout un camp de travail plutôt d’un camp d’extermination.
Regardez les photos, la chambre à gaz avec la salle de crémation accolée, regardez également seulement 2 tonnes présentées sur les 7 de cheveux humains (une femme possède entre 20 et 50 grammes de cheveux, je vous laisse compter), et la montagne de chaussures d’enfants.
Himler fut nommé personnellement directeur de ce camp et le jugea rapidement trop petit. Un second camp fut construit à la hâte, à 3 kilomètres de là le camp Birkenau. Avec ses 2 kilomètres sur 3, c’est une gigantesque usine de la mort qui se présente devant nous.
Le plus terrifiant est qu’il est impossible de savoir combien de personnes ont perdu la vie en ce lieu, 1,3millions de personnes est le chiffre minimale mais 4millions de personnes est le maximum. Aucun moyen de savoir, aucune trace exploitable, nous savons seulement que 70% environ étaient jeté directement à l’une des 4 chambres à gaz (capacité de 300 personnes par chambre, « rendement » de 8000personnes par 24heures) à leur sortie du train, le docteur se tenait là, triant d’un côté les hommes les plus forts pour un travail jusqu’à épuisement, choisissant les « phénomènes » tels que les jumeaux pour ses propres expériences, et jetant la plupart (femme, vieillards, enfants) directement et sans contrainte des millions de personnes dans des chambres à gaz déguisées en douches afin d’éviter les paniques. Il régnait, à la sortie des cheminées une odeur indescriptible…
Le simple fait de se tenir en un lieu où il était impossible de sortir jadis et se tenir devant cette terrible porte d’entrée est stupéfiant, je reste de marbre, je ne pensais pas que le camp était aussi grand, la météo actuelle ne nous permet pas de voir les bordures ajoutant de l’irréalisme à notre vue.
Auschwitz est un lieu à ne pas ignorer sous aucun prétexte, la preuve est là et est indéniable, jamais en son histoire l’humain n’a réalisé une chose si ignoble, je vais mettre du temps à m’en remettre et à réaliser l’inimaginable!
« 1 de 4 »

 

Visa Josselin (Français) : Nul besoin car le pays est inclus dans l’espace Schengen.
Visa Yulia (Russe) : Nul besoin car le pays est inclus dans l’espace Schengen.
Dates : du 07⁄12⁄2009 au 11⁄12⁄2009 soit 5 jours
Dépenses :
Paiement hôtel Cracovie : 77€
Paiement train Budapest-Cracovie : 86€
Paiement 72h transport en commun : 12€
Paiement guide auschwitz : 58€
Retraits : 175€
Total de 408€ soit 81,6€ ⁄ jour
Budget de 80€⁄jours soit un excédent de 8€
Cumul : 1179€ avec un budget à -299€
Notes :
Intérêt des monuments : 5⁄5
Vie culturelle : 4,5⁄5
Beautée des paysages : 4⁄5
Performance des transports : 5⁄5
Ambiance : 5⁄5
Activités ou sorties diverses : 4⁄5
Rapport qualité-prix : 4⁄5
Facilités touristiques : 5⁄5
Contacts avec la population : 5⁄5
Sentiment de sécurité : 5⁄5
Beautée des femmes (selon Josselin!) : 4⁄5
Beauté des hommes (selon Yulia!) : 4⁄5
Total de 54,5⁄60

Eurasie 2010 : Budapest

Nous voici arrivés en gare Keleti à Budapest après 4 heures de train de passager. Nous nous rendons directement à notre hostel car il est près de minuit, nous devons dire que nous avons eu un léger ressentiment d’insécurité entre tous les mecs qui vous sautent dessus comme si il était écrit touriste sur le front afin de vous vendre tout et n’importe quoi (surtout des taxis)! Après l’Autriche cela fait très bizarre de trouver, sur les 600 mètres qui séparent la gare de notre hostel, des grafitis, des mecs bourrés, ds rues sombres, malsain tout ça! En plus, nous tombons de notre chic hotel à Vienne à un mauvais hostel à Budapest aux sanitaires communs, chambres délabrées, linges trop courts mais bon c’était relativement propre, chaud et insonorisé.
On s’habitue très vite au confort!!!!!!!!!!!!! Bon point le buffet petit déjeuner était pas mal du tout! Bon on est des routard non????? Bon ben on se plaint pas et on sourit, y’a quand même bien pire!!! Le lendemain nous nous dirigeons vers la place de la victoire, puis nous prenons le métro. Alors là la ligne 1 vaut à elle seule un paragraphe, tellement on a rigolé!!!!!!! Déjà le métro est directement sous le goudron, à peine quelques marches à descendre, puis nous arrivons devant un quai à la eiffel, bas de plafond aux contrôleurs implacables mais agréables. Nous prenons les ticket 24h et voyons arriver une rame, non disons plutôt un jouet!!!!!!!! Ce métro est délirant, petit, jaune, aux sonorités qui nous a declenché des fous rires!! Ecoutez par vous même le son enregistré en bas de page et attendez la petite musique d’arrivée!!!
Nous arrivons devant le pont aux chaînes, moins impressionnant que imaginé mais ça fait plaisir d’être dessus. Cela reste un pont au gabarit assez modeste, toujours dans un style époque Eiffel où le fer était maître dans l’architecture moderne. Le plus impressionnant sont les maillons et le mécanisme de tenue. De là, nous voyons le fameux parlement, le château, le légendaire Danube sur lequel flotte un étrange bus!! Nous sommes à présent devant les bains Ruda, malheureusement les réputés termes sont fermés aujourd’hui, aucun intérêt donc de louer une serviette avec son maillot de bain crade et trop grand pour faire le parachute dans l’eau!!!! Prenons le Tram, vieux tas de ferraille comme certaines capitales voisines, qui fonctionne toujours très bien en émettant un bruit incroyable dès que les rails tordus forment un virage. Nous voici devant le parlement dans toute sa superbe avec derrière nous l’institut Français (on s’en sort pas, la France est partout!). Depuis le début nous croisons énormément de Français et la présence ainsi que les diverses connotations sont Françaises, voyager est très simple dans ces conditions!
Nous essayons de rentrer dans le parlement, c’est gratuit mais les places sont si limitées que l’on a l’impression que tout est truqué, nombre de groupe organisés doivent prendre toutes les places à l’avance alors que cela semble difficile pour le touriste de base, peu importe c’est pas non plus LE monument à voir, contentons nous de l’extérieur et croyez moi il y a de quoi faire! Nous nous arrêtons pour la 236 éme fois pour permettre à Yulia de « se réchauffer » en buvant un café, prétexte!!!!!!!!!! (J’exagère juste un peu, d’accord! Il est vrai que ma seule condition est le WIFI qui n’est vraiment pas compliqué à trouver!). Par ailleurs ajoutons que nous avons l’immense chance de disposer de nos jours d’une technologie permettant de s’informer, communiquer et acheter à distance, tout ceci gratuitement, simplement et où nous voulons (Wifi gratuit dans tout les lieux publics (places, gares, monuments, etc…), Mc Donalds, restaurants, bars, etc…
Après le château abritant un musée national assez commun, nous admirons la vue surplombant le Danube avec la plupart des monuments intéressants à ses abords, depuis le bastion des pêcheurs, admirable ensemble de murs et tourelles qui parait il était le quartier de visu des pêcheurs locaux. Cet ensemble abrite derrière ses murs une véritable merveille d’architecture décorative, la cathédrale de Saint Stéphane. Remarquez le vitrail d’une disposition assez unique!
Clou de cette escapade en Hongrie : La grande synagogue. Kipa obligatoire à l’entrée (j’étais quelque peu retissant!), cet édifice est la plus grande synagogue d’Europe, d’une capacité de 3000 personnes, d’une architecture et décoration situées entre une église chrétienne, une mosquée et une synagogue classique, le résultat est époustouflant et déroutant. Un guide nous explique les différentes influences architecturales ainsi que la tragique histoire du ghetto dont la synagogue était incluse. Les jardins sont en fait les fosses communes du ghetto dont le nombre de corps est indéterminable. Voyez également la sculpture représentant un saule pleureur en dehors de la synagogue, ce saule comprend 4000 feuilles gravées au nom des personnes mortes ici dont l’identité est connue, autant dire une goutte d’eau dans les 20000 du Ghetto.
Finissons par la basilique centrale abritant une relique assez étrange : la véritable main droite (dextre) de St Stéphane!!
Allez nous prenons le train ce soir ou nous arriverons demain matin à Cracovie en Pologne…
« 1 de 2 »

 

Visa Josselin (Français) : Nul besoin car le pays est inclus dans l’espace Schengen.
Visa Yulia (Russe) : Nul besoin car le pays est inclus dans l’espace Schengen.
Dates : du 05⁄12⁄2009 au 06⁄12⁄2009 soit 2 jours
Dépenses :
Paiement hôtel Budapest : 34€
Paiement train Vienne-Budapest : 77€
Paiement restaurant Budapest : 20€
Retraits : 80€
Total de 211€ soit 105,5€ ⁄ jour
Budget de 80€⁄jours soit un excédent de 51€
Cumul : 771€ avec un budget à -291€
Notes :
Intérêt des monuments : 4⁄5
Vie culturelle : 3⁄5
Beautée des paysages : 4⁄5
Performance des transports : 3⁄5
Ambiance : 3⁄5
Activités ou sorties diverses : 3⁄5
Rapport qualité-prix : 4⁄5
Facilités touristiques : 4⁄5
Contact avec la population : 3⁄5
Sentiment de sécurité : 3⁄5
Beautée des femmes (selon Josselin!) : 2⁄5
Beauté des hommes (selon Yulia!) : 1⁄5
Total de 37⁄60

Eurasie 2010 : Vienne

Nous prenons le bus via student agency à Prague pour 25€ vers Vienne en Autriche. Les cars sont confortables et le service à bord est impeccable pour un prix deux fois moindre qu’eurolines! Après un changement à Brno, nous voici arrivés à 17h30 à Vienne, capitale impériale restée hors du temps.
Imaginez-nous avec nos ballots, sortant du bus et complètement paumés; finalement, on trouve un U (signalétique pour Métro) et là, la surprise totale devant le plan TRÈS DÉTAILLÉ du réseau de transport où tout le monde converge et reste TRÈS longtemps! Bon, auriez-vous une loupe, SVP? Un homme charmant nous a aiguisés sur le bon chemin et à partir de ce moment-ci, nous avons pris maintes fois la ligne du métro U2 (oui, Gaël, comme ce fameux groupe de musique!!!) et nous ne sommes jamais perdus (seulement à bon escient).
Sinon, Vienne est superbe en Noel: ses marchés, ses décorations et illuminations la nuit, son espace et son architecture monumentale splendide! Le Belvédère a été notre dernière escale avant le départ où nous avons admiré « Le Baiser » et « Judithe » de Gustave Klimt, ainsi qu’une statue de femme nue aux formes généreuses de Mr Maillol (merci à Marie-Anne, Jean-Marc et à la Tante Elisabeth de Toulon de m’avoir fait découvrir le musée à Paris qui recèle les œuvres d’ Aristide Maillol).
Premier jour oblige: le tour de ville a commencé par Rathaus (New City Hall), dont la place est occupée par le marché de Noel traditionnel et incontournable! Nous étions emportés par la curiosité et …par la foule des étudiants dans ce Hall magnifique digne de salle de bals et de réception d’antan!
Pas la peine de courir pour voir les merveilles à Vienne, tout est à côté : Le Parlement à façade antique, le Hofburg et le Neueburg, les 2 palais en face, ensuite la Bibliothèque Nationale, temple de littérature; à quelques pas de là, le palais impérial de la dynastie Hofburg. Grâce à sa visite, l’histoire d’Autriche n’a plus de secrets pour nous.
On continue avec l’église-phare de Saint-Etienne (Stephansdom) en rénovation (avouez, même les plus jolis trompe-l’œil ne remplaceront jamais la beauté gothique de cette cathédrale!)
Nous avons adoré la crypte impériale surprenante de l’église des Capucins! A ne pas manquer!
L’Opéra de Vienne et l’Albertina, ancien hôtel particulier-propriété des Habsbourg, sont également trop beaux!
Bon allez, c’est Josse qui reprend le récit, et pour vous dire à quelle point on est à la bourre dans nos devoirs d’écritures, j’écris dans le wagon couchette surchauffé qui nous mène à Kiev (-10°!!) en écoutant « les yeux noirs », meadowland et « kalinka » des chœurs de l’armée rouge, autant vous dire que je me remémore des événements d’un tout autre univers!!!
Allez faisons un effort, Vienne est vraiment une ville idyllique, à taille humaine, aux transports publics performants, modernes, propres et bon marchés (on est loin de Paris!!). Une belle vitrine d’un peuple rigoureux (tout est propre, organisé, cadré, géré correctement) et terriblement agréable, aux bonnes manières. C’est très agréable de vivre parmi eux mais c’est malheureusement aussi cher que Paris, deux malheureux jours à Vienne nous font exploser notre budget, surtout que nous sommes aux prémices de notre trip et nous faisons encore avoir à faire des restos chers! Ne nous plaignons pas, nous nous en sortons très bien entre le logement, les transports et les musées avec nos vrais-fausses cartes d’étudiants internationales!!!
« 1 de 3 »

 

Visa Josselin (Français) : Nul besoin car le pays est inclus dans l’espace Schengen.
Visa Yulia (Russe) : Nul besoin car le pays est inclus dans l’espace Schengen.
Dates : du 03⁄12⁄2009 au 04⁄12⁄2009 soit 2 jours
Dépenses :
Paiement hôtel Vienne : 103€
Paiement musée Vienne : 22€
Retraits : 150€
Total de 275€ soit 137,5€ ⁄ jours
Budget de 80€⁄jours soit un excedent de 115€
Cumul : 560€ avec un budget à -240€
Notes :
Intérêt des monuments : 5⁄5
Vie culturelle : 5⁄5
Beautée des paysages : 4⁄5
Performance des transports : 5⁄5
Ambiance : 5⁄5
Activités ou sorties diverses : 3⁄5
Rapport qualité-prix : 2,5⁄5
Facilités touristiques : 4,5⁄5
Contacts avec la population : 3⁄5
Sentiment de sécurité : 5⁄5
Beautée des femmes (selon Josselin!) : 3,5⁄5
Beauté des hommes (selon Yulia!) : 2,5⁄5
Total de 44⁄60

Eurasie 2010 : Prague

5h45 du matin, bon sang il est en avance, le bougre! Il faut rassembler ses affaires et s’éjecter de notre « lit » pour récupérer nos sacs préalablement posés par terre (délicatement? On ne saura jamais!) par les chauffeurs!
Seconde fois pour Yulia et troisième fois pour moi que nous posons le pied au sein de la perle de bohème. L’air ambiant y est toujours aussi charmant, on s’y sent vraiment bien. La gare routière offre un panel de sociétés d’autocars tel que Student Agency, bien moins cher qu’Eurolines ainsi qu’un réseau Wifi gratuit, parfait pour trouver les informations dont nous avons besoin avec notre netbook.
On déjeune sur le pouce et l’on place nos sacs en consigne pour la modique somme de 2€⁄24h.
On prend notre petit sac de journée et roule ma poule! Très bizarrement, les monuments nous procurent toujours autant de plaisir mais ce sont surtout les façades des immeubles qui attirent nos yeux, c’est magnifique! Voyez par vous même dans l’album photo suivant. A noter que l’ambiance de Noel est là avec son marché: maisonnettes en bois truffées de souvenirs, artisanat, boissons chaudes et viennoiseries de toutes les formes et couleurs!! A noter que Yulia est toujours (voire plus!) aussi gourmande et que c’est elle qui grogne maintenant lorsque le serveur ne propose pas de pain!!! C’est le monde à l’envers!
Nous avons refait les lieux incontournables tels que la place centrale Staromeska, le pont Charles, le château de Prague, les champs Elysées de Prague, le quartier juif mais aussi Hastalke namesti où nous logions lors de notre premier voyage. Bruno, je te rassure, le café Marcel est toujours là, ainsi que le plafonnier installé à la hâte après une bonne soirée alcoolisée!
Voyez également un mur tagué situé juste en face de l’ambassade de France qui a la particularité d’avoir un dessin original de John Lennon pour la paix dans le monde. Des pèlerinages s’effectuent chaque année et une bougie est toujours allumée à son pied.
Point final et très romantique de ce séjour: une soirée inoubliable dans notre club de jazz devenu préféré « Le Reduta » sur les aires jazzy-swing. Prestation originale réussie des six virtuoses passionnés! BRAVO! Voir les vidéos plus bas.
« 1 de 2 »

 

Visa Josselin (Français) : Nul besoin car le pays est inclus dans l’espace Schengen.
Visa Yulia (Russe) : Nul besoin car le pays est inclus dans l’espace Schengen.
Dates : du 01⁄12⁄2009 au 02⁄12⁄2009 soit 2 jours
Dépenses :
Paiement bus Paris-Prague : 131€
Retraits : 77€ + 77€ = 154€
Total de 285€ soit 142,5€ ⁄ jour
Budget de 80€⁄jours soit un excédent de 125€
Cumul : 285€ avec un budget à -125€
Notes :
Intérêt des monuments : 5⁄5
Vie culturelle : 5⁄5
Beautée des paysages : 5⁄5
Performance des transports : 5⁄5
Ambiance : 5⁄5
Activités ou sorties diverses : 4⁄5
Rapport qualité-prix : 3⁄5
Facilités touristiques : 5⁄5
Contacts avec la population : 3⁄5
Sentiment de sécurité : 5⁄5
Beautée des femmes (selon Josselin!) : 4⁄5
Beauté des hommes (selon Yulia!) : 3⁄5
Total de 52⁄60